[LIVE] Le gouvernement fait le point ce jeudi soir :

Covid-19 : 58.046 cas positifs en 24h, un nouveau record


Publié / Actualisé
Attendre les premiers effets du confinement ou le durcir encore ? Le gouvernement, qui fait le point ce jeudi 5 novembre 2020 sur l'épidémie de Covid-19, doit déjà faire face aux questions sur l'efficacité des nouvelles mesures de restriction prises il y a une semaine. Des mesures qui ne concernent d'ailleurs pas La Réunion, qui n'est pour l'instant pas soumise au couvre-feu ou au confinement. Imaz Press est en live, suivez-nous.
Attendre les premiers effets du confinement ou le durcir encore ? Le gouvernement, qui fait le point ce jeudi 5 novembre 2020 sur l'épidémie de Covid-19, doit déjà faire face aux questions sur l'efficacité des nouvelles mesures de restriction prises il y a une semaine. Des mesures qui ne concernent d'ailleurs pas La Réunion, qui n'est pour l'instant pas soumise au couvre-feu ou au confinement. Imaz Press est en live, suivez-nous.

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    C'est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi !

     

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    "Les jours et les semaines qui viennent seront difficiles, mais nous devons tenir et nous allons tenir" affirme Olivier Véran

     

     

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    "Nous avons les moyens d'avoir des parcours de soin beaucoup plus sécurisés" affirme le docteur Edouard Devaud

    Il est le chef du pôle de soins instensifs de l'hôpital de Pontoise. "Entrer dans une réanimation peut être un événement extrêmement traumatisant" rappelle-t-il cependant.

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    Le ministre détaille la situation si la France n'avait pas été reconfinée

    "Si nous n'avions rien fait, nous aurions aujourd'hui :

    • 9.000 malades en réanimation

    • En Auvergne-Rhône-Alpes, la région la plus touchée, il y aurait deux fois plus de malades en réanimation"

    Avec le confinement, le gouvernement estime à 6.000 malades en réanimation à la mi-novembre.

    "Si les Français ne respectent pas le confinement, la pression sur la réanimation deviendra êtremement lourde" affirme le ministre

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    Près de 12.000 professionnels de santé qui se sont portés volontaires pour prêter main-forte

    Plus de 7.000 professionels de santé ont été formés pour la réa, 1.500 en formation actuellement

    Les étudiants en soin infirmier peuvent intervenir en tant qu'aide-soignant, soit 8.000 potentiels aides-soignants supplémentaires. Les étudiants en médecine sont également mobilisés.

    "La mobilisation n'est cependant pas infinie, cela ne suffit pas : nous avons donc le levier des évacuations sanitaires" explique Olivier Véran

    61 évacutations sanitaires ont été effectuées cette semaine, 200 sont programmées. "Une évacuation sanitaire ne peut cependant pas être effectuée avec n'importe quel malade" avertit le ministre.

     

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    "Nous sommes obligés de déprogrammer des soins pour épargner des lits, du personnel et du matériel" explique le ministre

    "La programmation des soins ne pourrait être totale : la prise en charge de certains patients devra être préservée" continue-t-il. "Les autres problèmes de santé ne s'arrête pas, il faut absolument maintenir les soins pour ceux qui en ont besoin, l'activité médicale continue dans notre pays"

    Il appelle à maintenir toutes les consultations pédiatriques

    Les dispositifs de télé-médecine sont réactivés pour désengorger les salles d'attente.

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    La deuxième vague n'est pas une abstraction. Elle est là, et elle est violente" affirme Olivier Véran

    Sur 100 personnes positives, 90 n'auront pas de symptomes ou auront des symptomes légers. 8% des patients vont développer des formes symptomatiques plus sévères avec un besoin d'hospitalisation. Il y a 2% de formes particulièrement graves qui nécessitent d'être hospitalisé en réanimation.

    "Ces dernières semaines, certains ont affirmé qu'il nous fallait seulement plus de lits de réanimation pour que la vie puisse continuer : la réanimation est tout sauf anaudine, quand on y entre on n'est pas sûr d'en ressortir" "On ne peut pas parler de la réanimation avec légèreté, c'est un lieu entre deux mondes" continue le ministre.

    Pus de 4.000 patients sont en réanimation actuellement. Plus de 85% des lits en réanimation sont occupés.

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    "La situation épidémiologique est grave" annonce Jerôme Salomon, directeur général de la santé

    La France est le 1er pays d'Europe qui compte le plus de cas depuis le début de l'épidémie : 1,6 millions de cas. "Toutes les régions de France sont touchées" souligne-t-il

    • 58.046 personnes ont été testées positives ces dernières 24 heures. "Ces personnes seront les hospitalisées de demain, surtout si elles sont fragiles ou âgées" alerte Jerôme Salomon.

    • 2 millions de tests sont désormais réalisés chaque semaine

    • Plus de 20% des tests reviennent positifs. 22 millions de tests ont été réalisés au total

    • Le taux d'incidence est de 1,14 actuellement au niveau national

    • 3.000 nouveaux malades ont été hospitalisés aujourd'hui, 447 ont été admis en réanimation. "Un quart d'entre eux ne survivra pas dans les semaines à venir" affirme Jerôme Salomon

    • 8.000 personnes sont décédées depuis septembre

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    Bonsoir tout le monde !

    Nous sommes jeudi, c'est donc l'heure du point hebdomaire du gouvernement concernant la crise sanitaire. Suivez-nous, nous sommes en live

A propos

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, va s'exprimer à 18 heures, après plusieurs jours de communication chaotique du gouvernement sur les commerces ou rayons autorisés à ouvrir, puis sur l'annonce aussitôt démentie mardi d'un couvre-feu supplémentaire à Paris.

Il n'est pas certain que le ministre fasse de nouvelles annonces, d'autant que c'est la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo qui a pris les devants jeudi matin avec l'annonce de la fermeture dès 22H00 dans la capitale de "certains débits de boissons", épiceries et lieux de restauration à emporter, pour éviter des "attroupements" propices aux contaminations.

Moins d'une semaine après l'entrée en vigueur du confinement, plus allégé que celui décrété en mars, les effets sur la circulation du virus ne sont pas tangibles.

"On ne verra pas d'effets du confinement probablement avant dix jours", a pronostiqué sur CNews Philippe Juvin, le chef des urgences de l'hôpital Pompidou.

- 4.000 malades en réa -

Dans le même temps, la seconde vague de l'épidémie, à l'oeuvre depuis plusieurs semaines, met à rude épreuve les hôpitaux et les soignants, confrontés à un afflux de plus en plus massif de malades.

Avec 540 nouvelles admissions dans les services de réanimation, soins intensifs et continus et environ 400 décès quotidiens comptabilisés trois jours de suite (bilan total de 38.674), le rythme des hospitalisations et des morts rappellent désormais ceux du printemps.

"Le pire est devant nous", s'est alarmé le président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP, Rémi Salomon, dans l'émission Quotidien mercredi soir, en fixant "le pic" autour du 15 novembre et en évoquant l'hypothèse que les soignants ne puissent plus "accueillir tous les patients qui arrivent".

Au niveau national, plus de 4.000 malades du Covid-19 se trouvaient en réanimation mercredi, sur une capacité portée de 5.000 à 6.400 lits. Ce chiffre devrait bientôt dépasser 7.500, avec un palier suivant établi à 10.500, selon le gouvernement.

Mais, comme l'a expliqué mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, cela passe par des fermetures de blocs opératoires et des déprogrammations d'interventions chirurgicale.

- "vivre normalement" -

L'urgence est donc à la baisse de la circulation du virus, qui ne se voit pas encore dans les chiffres. Mercredi, le nombre de nouveaux cas positifs comptabilisés depuis 24h s'élevait encore à 40.558 cas.

Dans ce contexte, des voix s'élèvent déjà pour que le confinement prenne des allures plus strictes. "Les gens en ont un peu marre d'entendre parler du covid (...) les gens ont envie de vivre normalement", a concédé Rémi Salomon, mais "je crains que le virus ne circule encore trop quand je vois les gens autour de moi qui vivent presque comme avant".

"Le télétravail n'est pas assez généralisé?(...) Et puis il y a ces 12 millions d'élèves des écoles, collèges et lycées qui continuent à aller en classe et à se réunir sans mesures barrières à l?extérieur", a également déclaré dans la Croix le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon, à Paris.

Pour lui, "l'objectif de revenir à 5 000 n'est donc pas atteignable avec un confinement si léger". "On fait tout pour minimiser les risques sans paralyser le pays", a rappelé mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran.

Une recherche du compromis de plus en plus critiquée par l'opposition, qui attaque désormais avec virulence la "cacophonie" gouvernementale. "On risque de perdre des deux côtés: ne pas endiguer l'épidémie et mettre à plat notre économie", a fustigé le président des Républicains (LR) Christian Jacob.

AFP

   

2 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Trop de monde dehors ....
trop de contamination par la famille .... et les enfants à l école
7AC, Posté
Alors soit ce nouveau confinement est inefficace, soit il n'est pas respecté ! Je penche pour le deuxième cas !