Les maires de La Réunion sont majoritairement contre :

Régionales et départementales : vers un maintien des scrutins en juin


Publié / Actualisé
Les Français.es auront l'occasion de glisser un bulletin de vote dans l'urne dans une poignée de semaines: après de valses hésitations, l'exécutif a décidé de plaider pour maintenir les élections régionales et départementales en juin en dépit de l'épidémie de Covid-19. Le gouvernement a pris cette décision après qu'une majorité de maires en Métropole se soit prononcée en faveur du maintien des scrutins. A La Réunion les maires ont une opinion différentes : ils ont voté majoritairement pour le report des deux élections (Photo rb/www.ipreunion.com)
Les Français.es auront l'occasion de glisser un bulletin de vote dans l'urne dans une poignée de semaines: après de valses hésitations, l'exécutif a décidé de plaider pour maintenir les élections régionales et départementales en juin en dépit de l'épidémie de Covid-19. Le gouvernement a pris cette décision après qu'une majorité de maires en Métropole se soit prononcée en faveur du maintien des scrutins. A La Réunion les maires ont une opinion différentes : ils ont voté majoritairement pour le report des deux élections (Photo rb/www.ipreunion.com)

À l'occasion d'un débat consultatif sur la question prévu ce mardi et ce mercredi au parlement, le Premier ministre Jean Castex défendra le choix de maintenir le double scrutin le dimanche 13 juin et le dimanche 20 juin 2021. Cette décision a donc été prise après la consultation controversée lancée ce week-end par l'exécutif auprès des maires. Les élus devaient indiquer par "oui" ou par "non"si les conditions préconisées par le Conseil scientifique leur semblaient réunies pour tenir les deux scrutins prévus en juin prochain.

Environ deux-tiers (69%) des maires toute la France ont répondu. Parmi eux, 56% sont favorables au maintien des deux scrutins, selon les résultats communiqués par le ministère de l'Intérieur. Ils confirment la position exprimée par les associations d'élus dans un courrier adressé à l'exécutif daté de jeudi dernier.

Mais contrairement à l'Hexagone, la majorité des maires de La Réunion a voté contre le maintient des scrutins en juin. 23 des 24 édiles réunionnais ont répondu à la consultation organisée en ligne par le gouvernement. 12 ont donc répondu "non" (52%), 8 ont répondu "oui" (35%) et 3 n13%)  n'ont pas donné de réponse.

Tous les résultats départements par départements sont ici

Ce résultat à La Réunion est conforme à la prise de position de l'association des maires. Dans un courrier adressé ce dimanche au Président de la République Serge Hoarau, président de l'association des mairesa vait estimé  "très compliqué, voire impossible, pour les maires d'organiser les bureaux et de garantir le bon déroulement des opérations de vote". S'inquiètant de la situation sanitaire dégradée dans l'île, il avait alerté "nous savons que la tenue des élections présente un risque accru de relance de l'épidémie".

Lire aussi : Elections : le président de l'association des maires interpelle Emmanuel Macron

- Au-dessus de toute considération politique" -

Dans un communiqué, l'Association des maires de France (AMF), dirigée par l'ex-ministre François Baroin, s'est félicitée que les élus "conformément à l’avis formulé par ses instances représentatives (...) aient manifesté leur volonté que le calendrier électoral soit respecté" et "su placer l’intérêt général au-dessus de toute considération politique".

En demandant directement aux maires de répondre via les préfets avant lundi midi par "oui" ou "non" à la question de savoir si les conditions préconisées par le Comité scientifique leur semblaient réunies pour tenir les élections, le gouvernement s'était attiré les foudres des associations d'élus et de l'opposition, qui le soupçonnait de vouloir reporter des élections qui s'annoncent défavorables pour la majorité.

Jean Castex avait toutefois indiqué la semaine dernière qu'il privilégiait "à ce stade" le maintien des deux scrutins aux dates prévues.

Dans un communiqué commun et virulent diffusé sous le nom de "Territoires unis", l'AMF, l'Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France ont accusé le gouvernement "d'avoir peur du verdict des urnes".

"Ce qui se joue, en réalité, sur le dos des maires et sous le prétexte de la situation sanitaire, c'est le report des élections locales après les présidentielles et législatives car elles seraient des +élections non essentielles+", avaient déploré les trois principales associations d'élus.

- "LREM est partagée" -

Selon une source parlementaire, "LREM est partagée" sur le sujet", entre le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, d'une part, et Stanislas Guerini, le délégué général du parti, et Christophe Castaner, chef de file des députés, qui sont "officiellement" pour le maintien. "Macron, en sous-main, est pour le report", selon cette source.

Ces atermoiements proviennent aussi de la clause de revoyure prévue dans la loi approuvée cet hiver, qui devait se baser sur un avis du Conseil scientifique. Celui-ci ne s'est finalement pas prononcé sur un éventuel report, laissant début avril la responsabilité à l'exécutif. Avec la tentation de reporter une nouvelle fois ces scrutins initialement programmés pour mars?

Certaines considéraient comme "un aveu" la lettre adressée la semaine dernière à Jean Castex par le président (LREM) de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, dans laquelle il craignait que "l'absence d'une campagne électorale (...) accroisse encore ce qu'il est convenu d'appeler la +prime au sortant+".

Du côté de l'opposition, les critiques ont fusé, principalement chez les Républicains qui président plusieurs régions et comptent se servir du scrutin comme tremplin pour l'Elysée. "C'est comme si on envoyait au maire une sorte de sondage pour leur demander si les Français devaient payer leurs impôts", a ironisé l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy sur Sud Radio.

"On ne va pas nous faire la différence entre les élections essentielles et celles qui ne le sont pas", a martelé sur BFM-TV et RMC, Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France et candidat pour 2022, qui a dit quitter la vie politique s'il était battu aux régionales.

Le débat annoncé au Parlement a également suscité des critiques: "C'est à 16H27 par SMS, puis 16H43 par un courrier du cabinet du Premier ministre que nous avons appris officiellement la tenue d'un débat 50-1 (...) Au bout du compte, le gouvernement est le seul décideur du maintien ou pas des éléctions, il ne doit pas se défausser", a réagi la sénatrice communiste Eliane Assassi.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

3 Commentaire(s)

Crocodile mada , Posté
Tout sauf robert; qu?il vienne à son procès, le peuple en a ras le bol de ses combines ça va exploser !!!!!
électeur , depuis son mobile , Posté
Ceux qui seront battus mettrons cela sur le dos du covid et non dire que le peuple en a marre de ces élus qui ne pensent qu aux indemnités.
En.juin le changement , Posté
Au.niveau.national, les élus sont pour le maintien.des élections en juin. Et les électeurs sont pour le.changement a la Reunion.