Covid-19 :

Moins de contaminations, plus de vaccins, facteurs clés pour bien déconfiner


Publié / Actualisé
Moins de cas positifs, moins d'entrées à l'hôpital, moins de morts et plus de vaccinés: les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 s'améliorent, mais les experts sanitaires restent prudents avant les prochaines étapes du déconfinement, jugées à risque.
Moins de cas positifs, moins d'entrées à l'hôpital, moins de morts et plus de vaccinés: les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 s'améliorent, mais les experts sanitaires restent prudents avant les prochaines étapes du déconfinement, jugées à risque.

La semaine dernière, marquée par la réouverture des écoles primaires, environ 150.000 cas positifs au coronavirus ont été rapportés, contre plus de 202.939 la précédente, selon le point hebdomadaire de Santé publique France.

Une diminution à relativiser à cause d'un jour férié de plus, le 1er mai, synonyme de baisse des tests. "L'épidémie reste à un niveau toujours élevé, supérieur à celui observé une semaine avant la levée du deuxième confinement" en décembre, souligne Santé publique France dans son bulletin, à 12 jours de la date fixée par l'exécutif pour la réouverture des terrasses, de certains commerces et des lieux culturels.

L'agence sanitaire souligne que le variant anglais, plus contagieux que les souches initiales du coronavirus, demeure très majoritaire (80% de suspicion parmi les tests positifs criblés), au-dessus des variants sud-africain et brésilien (5,5%), dont la hausse en Ile-de-France (11%) est surveillée de près.

Par ailleurs, 26 cas au total de variant circulant en Inde ont été détectés jusqu'à présent dans "11 épisodes" d'infection, selon Santé publique France, "mais les mesures précoces d'identification et d'isolement des cas et de leurs contacts ont permis de limiter le risque de diffusion".

- Prudence -

"Il va falloir être très très prudent lors du déconfinement et vraiment respecter les gestes barrières parce que sinon on va repartir sur exactement la même problématique dans quelques semaines", a mis en garde, sur RMC, le professeur Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Henri-Mondor de Créteil.

"Le maintien des mesures barrières et l'accélération de la vaccination est essentiel", notamment "pour permettre la levée de certaines mesures", insiste-t-on aussi à Santé publique France. "Le risque de rebond est bien là", avait prévenu jeudi le spécialiste des modélisations de l'Institut Pasteur, Simon Cauchemez, en appelant à "ajuster le calendrier" du déconfinement si nécessaire. Après le 19 mai, l'étape suivante du plan de réouverture des activités en France est fixée au 9 juin, avec les cafés et restaurants en intérieur (tables de 6 maximum), avant la fin du couvre-feu le 30 juin.

La baisse des contaminations a permis de diminuer les arrivées à l'hôpital : 8.990 entrées de patients atteints du Covid-19 étaient enregistrées jeudi sur les sept derniers jours, contre près de 14.000 à la mi-avril. Le nombre de malades du Covid-19 soignés dans les services de réanimation reste élevé, au-dessus des capacités initiales en lits de réa, mais il continue de diminuer, à 5.231 jeudi, contre plus de 6.000 il y a onze jours.

Cette semaine, le nombre de morts à l'hôpital a oscillé entre 200 et 300 par jours, un rythme en baisse également. Depuis le début de l'épidémie, le nombre total de décès s'élève à 105.879, en très grande majorité des personnes âgées, plus fragiles. Jeudi, pour la première fois depuis le début de la campagne de vaccination, fin décembre, le nombre d'injections sur une seule journée a dépassé les 600.000 (604.000), après deux journées déjà à plus de 500.000.

Avec 24,5 millions d'injections au total, près d'un tiers de la population majeure (32,6%) a reçu une première dose et 14,1% a été vaccinée avec deux doses.
La vaccination sera élargie à partir de lundi à tous les plus de 50 ans, sans condition de santé, et à tous les adultes sans condition d'âge à partir de mercredi en cas de rendez-vous disponibles la veille pour le lendemain.

A mesure que la campagne avance, les réticences à se faire vacciner diminuent chez les plus jeunes. Une majorité de 18-24 ans (55%) interrogés entre le 21 et le 23 avril le souhaite, selon une enquête de Santé publique France, contre 36% mi-mars. L'intention de se faire vacciner progresse également chez les 25-34 ans, à 43% contre 39%, mais reste stable sur l'ensemble de la population (56%).

AFP

   

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