Il a tué deux personnes :

Appel à témoins pour débusquer le meurtrier des Cévennes


Publié / Actualisé
"Type européen, 1,70 m, treillis vert et veste de camouflage, considéré comme dangereux": 48 heures après le double meurtre dans une scierie du massif des Cévennes, un appel à témoins a été lancé jeudi pour débusquer le fugitif.
"Type européen, 1,70 m, treillis vert et veste de camouflage, considéré comme dangereux": 48 heures après le double meurtre dans une scierie du massif des Cévennes, un appel à témoins a été lancé jeudi pour débusquer le fugitif.

Alors que près de 300 gendarmes passent au peigne fin le secteur où le meurtrier présumé, Valentin Marcone, a pris la fuite, au coeur de la forêt cévenole, les enquêteurs ont dévoilé jeudi un portrait très précis du fuyard, "susceptible d'être porteur d'une arme de poing et d'une carabine de précision".

C'est avec cette même arme de poing que cet homme de 29 ans est soupçonné avoir abattu son patron et un de ses collègues, de plusieurs balles dans la tête, mardi matin, dans la scierie du petit village des Plantiers (Gard) où il était employé.

Lancé sur le compte Twitter de la gendarmerie de l'Hérault et le compte Facebook de la gendarmerie du Gard et rapidement relayé sur les réseaux sociaux, cet appel à témoins est accompagné d'une photo du suspect, un homme à l'apparence très jeune, cheveux châtain très courts et fines lunettes, à la corpulence moyenne, arborant un léger sourire.

Il est considéré comme dangereux", alerte la gendarmerie, en appelant les éventuels témoins qui pourraient le croiser à n'intervenir "en aucun cas" eux-mêmes mais à contacter les enquêteurs au 04.66.38.67.22.

"L'hypothèse désormais c'est qu'il aurait pu prendre la fuite plus loin, au-delà du périmètre de 15 km2 que nous fouillons depuis le départ", a expliqué à l'AFP la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie.

Sur le terrain, le dispositif déployé par les forces de l'ordre et dirigé depuis le village de Saumane, à environ cinq kilomètres des Plantiers, était toujours important jeudi matin. Au total, ce sont près de 300 gendarmes, du Gard, de l'Hérault, des Alpes-Maritimes et de Roanne (Loire) qui quadrillent le terrain, épaulés par les unités d'élite du GIGN et du peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) et soutenus par huit hélicoptères.

- "Pété les plombs" -

Et derrière leurs ordinateurs, deux cartographes de crise de la gendarmerie, alimentés par des images de drones, tentent de repérer les moindres évolutions sur le terrain qui permettraient de repérer le passage d'un homme.

Toujours à pied d'oeuvre également, des équipes cynophiles et notamment des chiens de race Saint-Hubert, aux capacités olfactives de pistage supérieures.
Le village des Plantiers était toujours bloqué jeudi matin, comme "reconfiné", ainsi que l'expliquait mercredi soir le maire, Bernard Mounier. Les habitants du secteur circulaient avec prudence, régulièrement contrôlés par les gendarmes postés aux différents points d'accès vers ce bourg de 260 habitants traversé par un cours d'eau et formé d'une dizaine de hameaux.

"Il faut montrer patte blanche", explique Christine, interrogée par l'AFP à son arrivée à Saumane après avoir traversé le petit pont gardé par deux véhicules des forces de l'ordre: "Tout est bloqué, tout est bouclé. Tout le monde est enfermé chez soi de peur de représailles, puisqu'on ne l'a pas encore trouvé".

Mais cette habitante, qui préfère taire son nom, n'est elle même pas particulièrement inquiète: "Non, je n'ai pas peur. Je suis sereine. Je ne crois pas qu'il en veut à la population. Il a dû péter les plombs, avec tous les soucis qu'il a eus", assure-t-elle, en évoquant à la fois le confinement face au Covid et "des différents avec l'ancienne mairie".

Selon les premiers éléments sur le drame lui même, mardi matin vers 08h00, le meurtrier présumé, amateur de chasse et de tir sportif et qui était en conflit avec son employeur, apparemment pour des problèmes d'horaires de travail, est arrivé à la scierie. Et c'est à la suite d'une simple remarque de son patron, à qui il n'aurait pas dit bonjour, qu'il aurait sorti un pistolet et tiré.

AFP

   

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