Judo et gymnastique :

JO-2020 : Jour de gloire pour Agbégnénou et Biles, ou jour de tempête ?


Publié / Actualisé
Clarisse Agbégnénou, sur le tatami du Budokan, et Simone Biles, en gymnastique, sont les grandes stars attendues mardi aux Jeux olympiques de Tokyo, mais elles pourraient se faire voler la vedette par la tempête tropicale Nepartak, qui perturbe les sports extérieurs.
Clarisse Agbégnénou, sur le tatami du Budokan, et Simone Biles, en gymnastique, sont les grandes stars attendues mardi aux Jeux olympiques de Tokyo, mais elles pourraient se faire voler la vedette par la tempête tropicale Nepartak, qui perturbe les sports extérieurs.

Pour Agbégnénou, la journée sera intense. Profondément affectée par le report des JO l'an dernier, Clarisse Agbégnénou était "tombée très bas", mais a su se reconstruire et revenir au sommet: l'or olympique, chez les -63 kg, couronnerait son imposant palmarès.

"Ca a été très difficile, très, très dur. Je n'aurais jamais pensé être aussi bas, dans ma vie, dans ma carrière. Je voulais presque tout arrêter, j'en étais là", a confié la judoka le 10 juin dernier à Budapest, juste après avoir gagné son 5e titre mondial dans la catégorie.

Depuis les Jeux de Rio en 2016, où elle avait décroché l'argent, Agbégnénou, 28 ans, mûrit sa revanche, comme une forme d'obsession. Et c'est pourquoi l'année d'attente supplémentaire imposée par le Covid avant de pouvoir poser les pieds au Budokan, la mythique salle de judo du centre de Tokyo, lui a tant pesé.

Le poids des attentes, la gymnaste américaine Simone Biles ne le connaît que trop. "J'ai vraiment l'impression par moments d'avoir à supporter le poids du monde sur mes épaules", a écrit sur Instragram la gymnaste de 24 ans, quadruple championne olympique qui peut rejoindre et même dépasser à l'occasion des JO de Tokyo la Soviétique Larissa Latynina et ses 9 médailles d'or historiques. En lice dans les six finales à Tokyo, elle peut débuter sa récolte mardi avec le concours par équipe.

- Vagues à Chiba -

La tempête Nepartak, qui a touché Tokyo dans la nuit de lundi à mardi, est aussi au coeur des discussions mardi. Sur la plage de Chiba, à une centaine de kilomètres à l'est de Tokyo les surfeurs se sont eux réjouis de ces vents forts soulevant de belles vagues spectaculaires: le rêve des surfeurs, finalement, eux qui craignaient un spot trop calme pour les grands débuts olympiques de leur discipline !

Les organisateurs ont même anticipé la situation météorologique, en avançant à mardi toutes les finales de surf, initialement prévues mercredi.

Les concurrents ont donc pu enchaîner les "tubes", le graal du surfeur, dont ils ont été privés lors de deux premières journées en raison d'une petite houle.

Cette journée de surf, chargée, a débuté à 7h00 locales avec les quarts de finale, et proposera ensuite les demi-finales messieurs (11h48) et dames (13h00), les matches pour la médaille de bronze messieurs (14h16) et dames (15h01) et les finales messieurs (15h46) et dames (16h31).

Côté français, ce sera sans Michel Bourez, éliminé en quarts. "Ce sont des conditions qu’on a souvent (...) partout dans le monde", a indiqué le Français, même si "les pics (zones où la vague commence à déferler, NDLR) bougent beaucoup". "C’était quand même, on va dire, le bordel là-bas", a-t-il concédé.

- Lecomte et Ferrand-Prévot -

Parmi les autres sports affectés par la tempête figure l'aviron. Mais là encore, les organisateurs avaient pris les devants en modifiant le programme pour ne pas avoir à sortir mardi les embarcations, totalement instables dans la houle.

Le déroulement du tir à l'arc a été lui aussi modifié pour laisser les archers au repos dans la matinée. "A l'heure actuelle, il n'est pas prévu de modifier l'horaire des autres épreuves" mardi, avait indiqué l'organisation de Tokyo-2020 lundi soir.

Des ordres d'évacuation ont été émis dans la zone entourant la station balnéaire d'Atami qui a été frappée par un glissement de terrain et une gigantesque coulée de boue au début du mois (21 morts et six disparus).

Certains services ferroviaires, notamment des trains à grande vitesse, seront suspendus mardi après-midi. Malgré la pluie et un vent fort, le triathlon féminin, lui, s'est bien déroulé au tout début de journée mais là aussi les conditions ont rendu la course difficile et les chutes à vélo ont été nombreuses.

Flora Duffy en a profité pour remporter la première médaille d'or de l'histoire des Bermudes aux Jeux olympiques, la Française Léonie Periault prenant la 5e place.

Le basket 3x3, où les Françaises visent une place en quarts de finales, voire directement en demi-finales si les résultats combinés des autres matches leur sourient, le beach-volley et le tennis pourraient bien aussi souffrir de Nepartak.

Plus au sud de Tokyo, les filles du VTT sont moins sensibles à la météo et Loana Lecomte, N.1 mondiale cette saison, et Pauline Ferrand-Prévot partiront en favorites sur le superbe parcours technique et nature d'Izu.

AFP

   

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