Vaccins :

Nouvelle pression du gouvernement sur la vaccination contre le Covid-19


Publié / Actualisé
Vacciner les "hésitants" et les personnes à risque: les autorités continuent la course de fond contre le Covid-19 et le très virulent variant Delta pour aller au-delà du cap des 50% des Français complètement vaccinés qui devrait être franchi sous peu."Ce matin, un demi-million de rendez-vous sont disponibles dans toute la France pour vous faire vacciner. N'hésitez pas, vaccinez-vous !", a martelé, à nouveau, le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet.
Vacciner les "hésitants" et les personnes à risque: les autorités continuent la course de fond contre le Covid-19 et le très virulent variant Delta pour aller au-delà du cap des 50% des Français complètement vaccinés qui devrait être franchi sous peu."Ce matin, un demi-million de rendez-vous sont disponibles dans toute la France pour vous faire vacciner. N'hésitez pas, vaccinez-vous !", a martelé, à nouveau, le ministre de la Santé Olivier Véran dans un tweet.

Flambée des contaminations qui dépassent régulièrement les 20.000 nouveaux cas quotidiens, dix fois plus que fin juin, remontée des hospitalisations qui ont repassé la barre des 7.000 lundi soir (7.079 patients), avec 135 personnes admises en réanimation en 24 heures, chiffre le plus élevé depuis le tout début juin: le gouvernement ne veut pas relâcher la pression.

La France devrait franchir dans les prochaines heures le cap des 50% de personnes dotées d'un schéma vaccinal complet (deux doses, ou une seule dose si la personne a déjà eu le Covid ou si elle est vaccinée avec un produit à dose unique). Même si ce niveau reste loin du seuil d'immunité collective estimé à environ 90% avec le nouveau variant Delta.

Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, rappelle que le contexte épidémique a été bouleversé par ce variant, apparu en avril en Inde et au moins deux fois plus contagieux que ses prédécesseurs.

- Flambée dans les zones touristiques -

Il "induit une augmentation très importante du taux d'incidence (nombre moyen de nouveaux cas quotidiens pour 100.000 habitants), qui double chaque semaine" et actuellement à 179 pour la moyenne nationale, soit plus du triple du seuil d'alerte (50). La flambée est particulièrement marquée dans les zones touristiques: le masque est de nouveau obligatoire en extérieur (hors plages ou parcs) sur tout le littoral atlantique, de la Vendée jusqu'à la frontière espagnole.

Des restrictions (bars fermés à minuit, masques dans "les espaces denses") ont également été imposées en Haute Corse et dans les Alpes Maritimes. La virulence du nouveau variant a conduit à "une augmentation du nombre d'hospitalisations de plus 60% en une semaine et de plus de 80% pour les passages en réanimation", a déclaré sur France Inter Alain Fischer, le "Monsieur Vaccin" qui conseille le gouvernement. Face à cette situation, "il est absolument urgent de se vacciner".

Il a justifié le projet de loi gouvernemental prévoyant l'obligation vaccinale pour les soignants et un pass sanitaire généralisé aux bars et restaurants (même en terrasse), lieux culturels et transports. Face à Delta, "nous n'avons pas le choix", il faut "des mesures incitatives plus fortes que celles qui étaient du domaine de l'explication". Avant "le coup d'accélération, le petit choc déclenché" par le pass sanitaire, "on voyait le nombre de personnes se vaccinant en première dose diminuer considérablement", a-t-il dit.

La plateforme Doctolib a chiffré lundi à 5,4 millions le nombre de Français qui ont pris un rendez-vous depuis l'annonce du projet de loi le 12 juillet par Emmanuel Macron.

- "Les hésitants" -

Le texte qui prévoit des mesures très contraignantes (par exemple la suspension du contrat de travail pour les salariés d'établissements recevant du public) a été adopté aux forceps au Parlement dimanche soir et attend désormais la décision du Conseil constitutionnel, prévue le 5 août. Selon un sondage Yougov paru mardi (auprès de 1.007 personnes), un peu plus de la moitié (51%) des Français sont favorables au pass sanitaire.

Alain Fischer insiste sur la nécessité de se concentrer sur les "hésitants" à la vaccination. Il cite parmi les non vaccinés "des gens en grande précarité ou des groupes culturels qui entendent moins bien les explications" officielles. "Il faut les rassurer et leur expliquer" que s'il reste beaucoup de non vaccinés, "il y aura plus de gens hospitalisés et ça va créer un désordre dans les hôpitaux" qui pourrait être similaire à ce que vit la Catalogne.

La semaine passée, l'assurance maladie indiquait que 5 millions les personnes à risque n'étaient pas vaccinées. Environ 20% des plus de 80 ans autonomes ne sont pas encore protégés.
 

 AFP

   

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