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Mondiaux de cyclisme: au pays de Merckx, van Aert alimente tous les fantasmes


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Au pays d'Eddy Merckx, le "Cannibale" du cyclisme, le Belge Wout van Aert alimente tous les fantasmes et soulève les foules à quelques jours des Mondiaux dont il sera le favori.
Au pays d'Eddy Merckx, le "Cannibale" du cyclisme, le Belge Wout van Aert alimente tous les fantasmes et soulève les foules à quelques jours des Mondiaux dont il sera le favori.

Il ne faut souvent qu'une étincelle pour enflammer la Belgique, cette terre du vélo sans cesse en quête d'idoles et gâtée à ce niveau par les années Museeuw puis Boonen et Gilbert. Mais il en faut toujours plus pour satisfaire des supporteurs toujours aussi nombreux, comme l'ont montré les Mondiaux de contre-la-montre dimanche dernier entre Knokke et Louvain.

La digue de Knokke, en bord de Mer du Nord, n'avait jamais vu autant de monde, scandant "Wout ! Wout!" 43 kilomètres plus loin, les fans ont été déçus. Van Aert, 2e, a échoué cinq secondes derrière l'Italien Filippo Ganna. "Une médaille d'argent de plus. Une de trop. Je ne les compte plus. D'ailleurs, je n'ose plus les compter. Ca me déprime", affirmait le Flamand,... deuxième de la course en ligne des derniers JO.

Mais van Aert n'est pas un nouveau Poulidor que l'on pourrait résumer à ses deuxièmes places, notamment lorsqu'il doit s'incliner en cyclo-cross face à son grand rival, le Néerlandais Mathieu van der Poel.

Cette saison, le natif d'Herentals (terre du légendaire Rik Van Looy) a empilé les succès (13) parmi lesquels Gand-Wevelgem, l'Amstel Gold Race et trois étapes du Tour de France sur trois terrains différents (le Ventoux, les Champs Elysées, un contre-la-montre).

- Trop lourd pour le Tour ? -

Depuis une semaine, les quotidiens du nord de la Belgique ne parlent que de lui. Même son arrivée à l'hôtel de la délégation belge a été considérée comme un information à part entière.

Mercredi soir, lors d'une soirée de gala en marge des Mondiaux, le président de l'UCI David Lappartient, la légende Eddy Merckx et Philippe Ier, roi des Belges, ont longuement devisé sur le cas van Aert.

Ce dernier sera d'ailleurs reçu lundi au palais royal avec les autres médaillés belges de ces Mondiaux. C'est dire l'aura du garçon, pur Flamand mais adulé aussi au sud du pays car il fait souvent l'effort de parler français.

Coureur "tout terrain", van Aert a même fait naître l'idée qu'un Belge soit à nouveau vainqueur du Tour de France. Le dernier étant Lucien Van Impe en 1976.

Un fantasme tempéré par Merckx au lendemain du succès de son compatriote lors de l'étape du Ventoux en juillet dernier. "Pour gagner le Tour aujourd'hui, il faut une préparation spécifique. Même si Wout se débrouille très bien en montagne, son gabarit le pénalise par rapport aux purs grimpeurs. Est-il prêt à perdre quelques kilos ?", avait commenté le "Cannibale".

"Pas tout de suite", avait répondu van Aert qui pense d'abord à enrichir son palmarès en remportant les monuments dont il rêve, Paris-Roubaix et le Tour de Flandres en tête.

Dimanche entre Anvers et Louvain, van Aert sera le leader unique de la sélection belge. Même le jeune phénomène Remco Evenepoel a assuré qu'il se mettra à son service.

AFP

   

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