Japon :

Hakuho, le plus grand champion de l'histoire du sumo, prend sa retraite


Publié / Actualisé
Le grand champion de sumo Hakuho, qui en vingt ans de carrière a battu presque tous les records de cette discipline japonaise, a décidé de prendre sa retraite sportive, ont confirmé lundi les instances du sumo. Le yokozuna -- rang le plus prestigieux du sumo -- d'origine mongole, âgé de 36 ans, régnait quasiment sans partage sur ce sport, ayant notamment remporté un nombre record de 45 tournois au cours de sa carrière.
Le grand champion de sumo Hakuho, qui en vingt ans de carrière a battu presque tous les records de cette discipline japonaise, a décidé de prendre sa retraite sportive, ont confirmé lundi les instances du sumo. Le yokozuna -- rang le plus prestigieux du sumo -- d'origine mongole, âgé de 36 ans, régnait quasiment sans partage sur ce sport, ayant notamment remporté un nombre record de 45 tournois au cours de sa carrière.

Mais, rattrapé par les blessures, ses participations aux compétitions se faisaient plus rares depuis quelques années. Il avait toutefois remporté le tournoi de juillet de cette année sans subir une seule défaite.

Mais en raison d'un cas de coronavirus dans la "heya" (confrérie) à laquelle il appartient, Hakuho avait été empêché de concourir au tournoi d'automne de Tokyo qui s'est terminé dimanche. "J'ai appris du président de l'Association japonaise de sumo (AJS) que Hakuho avait fait parvenir les documents mettant fin à sa carrière", a annoncé lundi lors d'une conférence de presse Hironori Yano, le président du Conseil de délibération des yokozuna, un organe proche de l'AJS. Il aurait décidé de jeter l'éponge à cause de douleurs persistantes au genou droit, selon les médias locaux.

- "Excellent travail" -

Près du Kokugikan, l'enceinte où ont lieu les tournois de sumo dans l'est de Tokyo, des habitants ont salué lundi sa carrière exceptionnelle. "Il a manqué beaucoup de combats à cause des blessures (...), il souffrait physiquement et il a déjà dépassé les 30 ans. Il a travaillé très dur", a déclaré à l'AFP Miyako Arai, 46 ans. "J'ai envie de lui dire: +bien joué, excellent travail+. Il est venu au Japon, est devenu un sumo et un yokozuna, ce n'est pas un maigre accomplissement", a réagi pour sa part Takashi Sakai, 76 ans. "Il a aussi été la cible de jalousies de la part de certains Japonais. Il était plus fort que les lutteurs japonais", a-t-il ajouté.

Hakuho était monté pour la première fois sur le "dohyo", la plate-forme d'argile où se déroulent les combats, en 2001, peu après son arrivée de Mongolie, accédant au rang suprême de yokozuna en 2007.

Sa rivalité acharnée avec son compatriote Asashoryu avait passionné les amateurs à la fin des années 2000. Mais par la suite la domination de Hakuho en l'absence de rivaux sérieux, le manque de champions japonais et une série de scandales dans le monde du sumo avaient sérieusement entamé l'intérêt pour le sport.

Seul yokozuna en activité après la retraite de Kakuryu en mars, Hakuho a été rejoint à ce rang en juillet par un autre Mongol, Terunofuji, devenu citoyen japonais le mois dernier. Hakuho a lui acquis la nationalité japonaise en 2019, une condition requise pour rester dans le monde du sumo et ouvrir sa propre heya, où il pourra se concentrer sur l'entraînement de jeunes talents qu'il a commencé à dénicher depuis plusieurs années.

AFP

   

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