Intempéries en Métropole :

Inondations : premières opérations de nettoyage dans le Sud-Ouest, décrue en cours


Publié / Actualisé
Les premières opérations de nettoyage ont débuté samedi après-midi dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes touchées vendredi par de fortes inondations et dont les cours d'eau, gonflés par les pluies, ont amorcé leur décrue.
Les premières opérations de nettoyage ont débuté samedi après-midi dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes touchées vendredi par de fortes inondations et dont les cours d'eau, gonflés par les pluies, ont amorcé leur décrue.

Dans ces deux départements, les gaves - ces torrents des Pyrénées - et les rivières comme la Nive à Bayonne, sont sortis de leur lit, entraînant leur placement vendredi soir en vigilance rouge. Ils sont repassés à l'orange samedi matin.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, "on a une accalmie météorologique certaine", a indiqué à l'AFP Eddie Bouttera, secrétaire général de la préfecture. "On a passé le pire des crues. La Nive à Bayonne a perdu 1 mètre, c'est important", dit-il. "Nous n'avons pas eu d'interventions des services cette nuit, ni des pompiers, ni de la gendarmerie", a-t-il ajouté, avant d'appeler à poursuivre néanmoins la vigilance.

Le déploiement des terrasses et la circulation étaient toujours interdits samedi sur les bords de la Nive, qui s'élevait à 4,50 mètres à 17H00.

Les premières opérations de nettoyage ont débuté le long de la rivière : des commerçants repoussaient l'eau des trottoirs à l'aide de raclettes ou de nettoyeurs haute pression.

Un camion de chantier de la municipalité chargeait aussi de la boue pour la rejeter dans la rivière, dont le courant trouble était toujours fort et agité, a constaté une correspondante de l'AFP.

Dans les Landes, le phénomène mêlant pluies abondantes et fonte du manteau neigeux en altitude a entraîné des inondations et des sinistres sur les communes de Peyrehorade, Oeyregave, Hastingues, Orthevielle et Sorde-l’Abbaye, selon la préfecture.

- "15 cm en 12 heures" -

A Peyrehorade, où l'eau est montée jusqu'à 4,50 m à 23H00 vendredi et engloutissait les rez-de-chaussées de certaines maisons, la décrue est "très lente", selon le maire Didier Sakellarides.

"D'habitude, l'eau descend rapidement d'au moins un mètre, là on n'a perdu que 15 cm en 12 heures. Ce n'est pas beaucoup", selon le maire qui conseillait toujours à ses administrés de "ne pas regagner leurs habitations dans les heures qui viennent".

Au total, 211 foyers ont été concernés, soit environ 450 personnes. Une dizaine de personnes ont été hébergées la nuit dernière dans l'Ehpad de Peyrehorade, encadrées par la Croix Rouge. "Actuellement 8 pompes sont en fonctionnement", a précisé la préfecture en annonçant le début d'opérations de nettoyage.

Les inondations n'ont fait aucune victime, s'est réjoui le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a "remercié les services de secours et les agents de services publics qui ont évité les morts", lors d'une visite dans les deux départements touchés.

Le ministre a par ailleurs indiqué que l'état de catastrophe naturelle serait convoqué jeudi. "Nous pouvons utiliser les moyens de l'Etat pour contraindre les assureurs à mieux assurer et mieux rembourser les collectivités locales et surtout les commerçants. D'habitude, on met deux mois pour établir l'état de catastrophe naturelle. Là, ce sera quatre jours à partir de lundi", a assuré le ministre à Bayonne.

Il s'est rendu ensuite dans les Landes où 61 communes ont été touchées et "plus de 400 pompiers ont été mobilisés pour plus de 400 interventions".

Une vingtaine de routes étaient encore coupées en fin de journée dans les Pyrénées-Atlantiques, a détaillé le ministre. Dans les Hautes-Pyrénées voisines, la situation aussi "s'améliore" même si "la décrue est lente et l'Adour et l'Echez sont toujours surveillées", selon la préfecture.

A Cauterets, les trois coulées de boue qui avaient coupé la route d’accès au village ont été dégagées mais la circulation n’a pas encore été rétablie et devrait être possible demain à l'issue des opérations de nettoyage.

AFP

   

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