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Covid: les Français vont savoir quand seront levées les restrictions


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Bientôt la fin du tunnel ? A la faveur d'une situation épidémique montrant des signes encourageants, le gouvernement va présenter jeudi soir aux Français un calendrier détaillé pour une levée progressive des dernières restrictions.
Bientôt la fin du tunnel ? A la faveur d'une situation épidémique montrant des signes encourageants, le gouvernement va présenter jeudi soir aux Français un calendrier détaillé pour une levée progressive des dernières restrictions.

A 19H00, le Premier ministre Jean Castex tiendra une conférence de presse aux côtés du ministre de la Santé Olivier Véran pour présenter les "décisions" prises dans la matinée lors d'un Conseil de défense et de sécurité nationale, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Le Royaume-Uni, frappé par la vague Omicron quinze jours avant la France, vient tout juste d'annoncer la levée de l'essentiel de ses restrictions, promettant même la fin de l'isolement pour les contaminés. La France n'ira sans doute pas aussi loin.

Gabriel Attal a notamment évoqué les discothèques, pour l'heure toujours fermées, et des "perspectives pour les acteurs de la vie culturelle ou sportive" concernant les jauges toujours en vigueur (2.000 personnes maximum en intérieur, 5.000 en extérieur).

Les perspectives devraient aussi être précisées quant au télétravail. La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a d'ores et déjà annoncé mercredi aux partenaires sociaux que le gouvernement envisageait de prolonger "pour encore deux semaines" la règle prévoyant trois jours minimum de télétravail par semaine face au Covid-19.

- "Espoirs d'un pic" -

Une source proche de l'exécutif indiquait aussi à l'AFP mercredi que le gouvernement demanderait sans doute encore deux semaines d'effort aux Français avant une levée des restrictions si la situation s'améliore.

Sur le pass vaccinal, qui va prochainement entrer en vigueur, "là aussi les Français attendent une clarification sur le calendrier et sur les conditions dans lesquelles il pourrait être retiré dès lors que la situation sanitaire le permettra", a précisé M. Attal.

"Alors que beaucoup nous invitaient à refermer le pays à l'approche des fêtes, nous avons tenu bon et nous avons eu raison", s'est-il félicité, notant une diminution des admissions en réanimation même si "l'épidémie est encore en expansion".

"En France, on a connu deux vagues en même temps: la vague Delta qui a entamé une sérieuse décrue, ce qui explique que le nombre de personnes hospitalisées en réanimation diminue. Et la vague d'Omicron où il y a des espoirs d'un pic qui pourrait arriver prochainement", a-t-il souligné.

L'exécutif fait face à une situation paradoxale: si le nombre de cas positifs continue à augmenter - et à battre des records à plus de 300.000 contaminations quotidiennes sur la moyenne des sept derniers jours -, la pression sur les services de réanimation tend à décroître.

Les services de soins critiques, qui hébergent les cas les plus graves, accueillaient au total mercredi 3.852 personnes diagnostiquées au Covid. Ce chiffre décline depuis plusieurs jours même si, plus généralement, les hospitalisations continuent à augmenter.

- "Double message" -

Cette situation s'explique par les caractéristiques du variant Omicron, qui est certes beaucoup plus contagieux que ses prédécesseurs mais donne aussi moins de formes sévères de la maladie. Cela se traduit par des passages moins longs à l'hôpital et des admissions moins fréquentes en réanimation.

Le porte-parole du gouvernement a également loué "l'esprit de responsabilité des Français" et la "couverture vaccinale très large" en France qui a "parfaitement joué son rôle de bouclier".

La population continue également à se tester massivement, même si les chiffres diminuent un peu. Plus de 11 millions de tests de dépistage du Covid-19 ont été réalisés la semaine dernière, un peu moins que le record enregistré après la rentrée scolaire de janvier et en recul pour la première fois depuis la Toussaint.

"On va entrer dans une période contrastée", a résumé jeudi, dans un avis paru avant les annonces du gouvernement, le Conseil scientifique, qui conseille l'exécutif dans la gestion de la crise.

Se disant porteur d'un "double message d'espoir et de prudence", il estime que les hôpitaux devraient être en mesure de supporter la vague mais seulement à condition que les Français restent vigilants en matière de gestes barrières.

Le Conseil scientifique répète qu'il est favorable au pass vaccinal, le jugeant "justifié" pour pousser à la vaccination les Français à risque qui n'ont pas encore sauté le pas.

AFP

   

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