Guerre :

Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie


Publié / Actualisé
Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Kiev à nouveau bombardée -

Une frappe contre un immeuble résidentiel dans le quartier de Sviatochine, dans l'Ouest de Kiev, a causé mardi la mort d'au moins deux personnes, ont indiqué les secours, signalant des tirs dans plusieurs endroits de la capitale ukrainienne.

Des tirs ont aussi visé un autre immeuble du quartier, causant un faible incendie. Les services d'urgence ont aussi indiqué qu'une frappe avait atteint mardi matin un immeuble de neuf étages dans le Nord-Ouest de la capitale.

- Reprise des pourparlers -

Au vingtième jour de guerre, la quatrième session de négociations pour tenter de trouver une issue à cette crise devait reprendre mardi après une "pause technique" annoncée la veille par le chef des négociateurs ukrainiens.

Dans la nuit de lundi à mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dans une vidéo que les Russes avaient "déjà commencé à comprendre qu'ils ne parviendront à rien par la guerre". Lundi, le Kremlin avait affirmé que l'armée russe n'excluait pas "la possibilité de prendre le contrôle total des grandes villes qui sont déjà encerclées".

- Des dirigeants européens à Kiev -

Les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène doivent se rendre mardi à Kiev, en qualité de représentants du Conseil européen, pour affirmer "le soutien sans équivoque" de l'Union européenne à l'Ukraine, a annoncé le gouvernement polonais. MM. Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa ont prévu d'y rencontrer Volodymyr Zelensky et le Premier ministre Denys Chmygal.

- Sanctions: Pékin refuse d'être "affectée" -

La Chine refuse d'être affectée par les sanctions occidentales contre la Russie, a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, selon des propos rapportés mardi par l'agence Chine nouvelle.

Selon lui, le géant asiatique "s'oppose toujours au recours à des sanctions pour résoudre des problèmes, surtout des sanctions unilatérales sans fondement en droit international". Les Etats-Unis avaient qualifié lundi de "profondément préoccupante" la position "d'alignement de la Chine avec la Russie".

- "Addiction" aux hydrocarbures russes -

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a pressé mardi les pays occidentaux de mettre fin à leur "addiction" aux hydrocarbures russes, peu avant une visite en Arabie saoudite.
Dans une tribune dans la presse, M. Johnson a déclaré que les dirigeants occidentaux avaient commis une "terrible erreur" en laissant le président russe Vladimir Poutine "s'en tirer" après l'annexion de la Crimée en 2014 et en devenant "plus dépendants" du gaz et du pétrole russes.

- "Un ouragan de famines" -

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre les répercussions de la guerre livrée par la Russie en Ukraine qui risquent de se traduire par "un ouragan de famines" dans de nombreux pays. De son côté, le FMI a estimé que l'économie de l'Ukraine pourrait se contracter jusqu'à 35% si la guerre venait à s'enliser et que le conflit mettait en danger la sécurité alimentaire mondiale.

- Céréales: la Russie limite ses exportations -

La Russie a introduit dans la nuit de lundi à mardi des restrictions aux exportations vers quatre républiques ex-soviétiques sur les céréales, dont elle est une exportatrice majeure, afin d'éviter des pénuries et une explosion des prix. Les pays concernés sont le Kazakhstan, le Bélarus, l'Arménie et le Kirghizstan.

- Plus de 2,8 millions de réfugiés -

Plus de 2,8 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe, selon le décompte publié lundi par l'ONU qui recense aussi environ deux millions de déplacés à l'intérieur du pays.

Près de 150.000 personnes ont pu quitter des régions bombardées grâce à des couloirs humanitaires depuis le début de l'invasion, a affirmé lundi un haut responsable ukrainien.
Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a indiqué mardi qu'il allait délivrer quelque 4.000 visas spéciaux aux réfugiés fuyant l'invasion russe de l'Ukraine s'ils ont de la famille dans ce pays.


 AFP

   

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