Un mois de guerre :

Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine


Publié / Actualisé
Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- L'Otan va équiper l'Ukraine contre la menace chimique et nucléaire -

L'Otan va fournir à l'Ukraine des équipements de protection contre les menaces chimiques, biologiques et nucléaires et va également protéger ses forces déployées sur le flanc oriental contre ces menaces, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Alliance à l'issue d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'Alliance.

Jens Stoltenberg avait annoncé un peu plus tôt que l'Otan allait déployer quatre nouveaux groupements tactiques en Roumanie, en Hongrie, en Bulgarie et en Slovaquie pour renforcer ses défenses sur son flanc oriental.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé l'Otan à fournir à son pays "une aide militaire sans restriction". Il a accusé la Russie d'utiliser des "bombes au phosphore", comme l'avaient fait avant lui des responsables de la région de Lougansk (Est). Pour M. Zelensky, "le risque d'une utilisation à grande échelle d'armes chimiques par la Russie sur le territoire de l'Ukraine est bien réel".

- L'ONU exige la fin "immédiate" de la guerre -

L'Assemblée générale de l'ONU regroupant 193 Etats a adopté jeudi à une écrasante majorité de 140 voix une nouvelle résolution qui "exige" de la Russie un arrêt "immédiat" de la guerre en Ukraine.

- Bombardements meurtriers -

Au moins quatre personnes sont mortes, dont deux enfants, et six autres ont été blessées dans des frappes russes sur la localité de Roubijné, près de Lougansk (Est), a indiqué jeudi le gouverneur de la région. Le bilan risque d'être "bien supérieur", a-t-il dit, accusant les Russes d'utiliser des bombes au phosphore.

A Kharkiv (Nord-est), au moins six civils ont été tués et 15 autres blessés dans un bombardement, selon le gouverneur régional. La frappe a touché un bureau de poste près duquel des habitants locaux recevaient de l'aide humanitaire, a-t-il précisé, dénonçant un nouveau "crime des occupants russes".

- Navire russe détruit selon Kiev -

La marine ukrainienne a affirmé jeudi avoir détruit un navire russe de transport de troupes ancré dans le port de Berdiansk, ville proche de Marioupol sur la mer d'Azov.

L'information était invérifiable dans l'immédiat. Le port de Berdiansk est situé à 80 km à l'ouest du port stratégique de Marioupol, ville assiégée par les Russes depuis la fin février et pilonnée sans répit.

- Nouvelles sanctions de Londres et Washington -

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi une nouvelle série de sanctions visant 59 personnalités et entreprises russes et six bélarusses. Washington a également annoncé de nouvelles sanctions financières contre la Russie, visant le monde politique, des oligarques et 48 "grandes entreprises publiques" du secteur de la défense. Ces mesures, qui impliquent en particulier un gel des avoirs aux États-Unis, concernent 328 députés de la Douma et l'institution elle-même.

Par ailleurs, les pays du G7 et de l'Union européenne sanctionneront toute transaction impliquant les réserves d'or de la Russie, pour éviter que Moscou ne contourne ainsi les mesures d'isolement financières prises par les Occidentaux, selon la Maison-Blanche.

- 4,3 millions d'enfants déplacés -

Plus de la moitié des enfants en Ukraine, soit 4,3 millions, ont dû quitter leur foyer pour fuir l'insécurité et les combats déclenchés par l'invasion de l'armée russe le 24 février, a indiqué l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Au total, près de 3,7 millions de personnes ont fui l'Ukraine, selon l'ONU.

- Echange de prisonniers -

Russes et Ukrainiens ont procédé jeudi à des échanges de prisonniers, a annoncé Kiev. "En échange de dix occupants capturés, nous avons récupéré dix de nos militaires", a écrit sur Facebook la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk, affirmant qu'il s'agissait du "premier véritable échange de prisonniers de guerre" avec la Russie depuis le début de son offensive.

 AFP

   

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