Football féminin :

Mondial-2023 : les Bleues au-dessus de la mêlée, quasiment qualifiées


Publié / Actualisé
A Llanelli, terre de rugby, l'équipe de France féminine de football a fait un pas de géant vers l'Océanie et la Coupe du monde 2023, en dominant 2-1 vendredi son plus féroce rival en qualifications, le pays de Galles.
A Llanelli, terre de rugby, l'équipe de France féminine de football a fait un pas de géant vers l'Océanie et la Coupe du monde 2023, en dominant 2-1 vendredi son plus féroce rival en qualifications, le pays de Galles.

Au-dessus de la mêlée? Avec 21 points déjà récoltés, soit le maximum possible en 7 matches, l'équipe de France est quasiment certaine de conserver la première place qualificative du groupe I à l'issue des éliminatoires, début septembre.

Elle pourra même transformer l'essai contre sa nouvelle dauphine, la Slovénie (battue 3-2 à l'aller), dès mardi au Mans, où même un match nul la qualifierait officiellement pour la prochaine Coupe du monde en juillet et août 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Dans le chaleureux et venteux Parc y Scarlets, temple rouge et blanc de l'ovalie britannique, les Bleues ont prolongé leur série de victoires à 11 matches, en même temps que renforcé leur confiance à trois mois de l'Euro.

Secouées à l'aller, malgré un score flatteur (2-0), les Bleues ont de nouveau tremblé vendredi face à l'équipe de Jess Fishlock. La libération est venue de leur capitaine Wendie Renard (31e) et de leur artificière en cheffe, Marie-Antoinette Katoto (57e).

Renard s'est offert un 33e but au soir de sa 130e sélection, le quatrième en quatre matches, démontrant une fois de plus qu'elle était une arme fatale sur coups de pied arrêtés. La Lyonnaise, étrangement démarquée dans la surface, a profité d'un service sur mesure de Sandie Toletti sur corner.

- Katoto, transparente puis décisive -

La milieu de Levante, précieuse dans le travail défensif (12e, 29e) et les transitions offensives (16e, 24e), a encore prouvé qu'elle méritait sa place dans l'entrejeu tricolore, aux côtés de Grace Geyoro, une doublette destinée à disputer l'Euro comme titulaire.

Depuis son retour en février 2021, après trois ans et demi d'éloignement, l'ex-Montpelliéraine a transformé le provisoire en durable. Sa place dans le "onze" type semble au chaud, ce qui n'est pas le cas de Delphine Cascarino.

Préférée à Sandy Baltimore au coup d'envoi, la Lyonnaise n'a pas offert l'impact souhaité sur l'aile gauche de l'attaque, où la droitière avait été exilée par Corinne Diacre. La sélectionneuse l'a remplacée par la Parisienne après l'heure de jeu.

Buteuse indéboulonnable, Katoto a ajouté un pion à sa collection en contrant un dégagement de la gardienne Laura O'Sullivan (57e) sur un pressing étouffant qui a réhaussé sa prestation d'ensemble.

Très attendue après sa sortie au lance-flamme contre le Paris SG, avec qui elle s'est dit en "total désaccord" concernant son avenir, "MAK" s'est longtemps montrée transparente, ou maladroite, avant de mettre les siennes à l'abri. A Llanelli, l'attaquante de 23 ans a marqué un 14e but en 10 sélections cette saison.

Efficaces offensivement, les Bleues ont affiché à l'inverse une fébrilité défensive parfois inquiétante. Elles auraient pu être sanctionnées par un penalty (58e) sur une faute d'Eve Perisset que l'arbitre a vue en dehors de la surface, ce qui n'était pas évident, et elles ont échappé à l'égalisation sur un hors jeu signalé (73e).

Entre temps, la capitaine galloise Sophie Ingle (71e, 2-1) avait redonné espoir aux plus de 4.500 supporters locaux, profitant d'un marquage trop léger sur corner. Les Bleues ont ensuite subi, beaucoup, mais sans fléchir.

AFP

   

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