Tennis :

Monte-Carlo : des surprises et des chefs


Publié / Actualisé
Pour une surprise, c'est une surprise: Dimitrov affrontera Davidovich en demi-finales à Monte-Carlo dans une moitié de tableau où figuraient Djokovic et Alcaraz, alors que de manière plus attendue, Zverev s'est qualifié vendredi, bien que dans la difficulté, pour la demie du bas du tableau. Stefanos Tsitsipas, 5e mondial et tenant du titre, affrontait dans la soirée Diego Schwartzman (16e) pour le dernier billet pour le dernier carré.
Pour une surprise, c'est une surprise: Dimitrov affrontera Davidovich en demi-finales à Monte-Carlo dans une moitié de tableau où figuraient Djokovic et Alcaraz, alors que de manière plus attendue, Zverev s'est qualifié vendredi, bien que dans la difficulté, pour la demie du bas du tableau. Stefanos Tsitsipas, 5e mondial et tenant du titre, affrontait dans la soirée Diego Schwartzman (16e) pour le dernier billet pour le dernier carré.

-  Zverev dans la difficulté -

Alexander Zverev (3e) a dû jouer contre Jannik Sinner (12e)... et le public, toujours favorable aux joueurs italiens quand il y en a un sur le court. Dès son entrée, l'Allemand a été sifflé et le ton était donné.

Après 3h07 d'un match de "très haut niveau", selon ses termes et qu'il a remporté 5-7, 6-3, 7-6 (7/5), Zverev a quitté le court applaudi par le public. "Désolé d'avoir gagné", leur a-t-il lancé.

Le champion olympique de Tokyo s'est rapidement détaché 4-1, enchaînant une série de 13 points gagnés qui a endormi les spectateurs. Mais le réveil de Sinner s'est accompagné de celui du public qui a comme poussé son joueur dans sa remontée et jusqu'à sa toute dernière faute qui a qualifié Zverev au terme d'un tie break aussi haletant que toute la partie.

"J'ai perdu tellement de matchs comme celui-là cette année, à Indian Wells, en Australie... J'ai besoin de ce genre de matchs, de les gagner", a commenté l'Allemand. Il a remporté cinq Masters 1000, mais n'a jamais atteint la finale à Monte-Carlo où il avait joué les demies en 2018.

- Davidovich découvre, Dimitrov revient -

L'Espagnol Alejandro Davidovich, 46e mondial, avait déjà démontré au 2e tour face à Novak Djokovic sa capacité à s'accrocher sur chaque balle, sans hésiter à plonger jusqu'à s'en faire saigner.

Taylor Fritz (13e), vainqueur le mois dernier à Indian Wells, en a fait les frais à son tour vendredi. Il n'a su résister à la furie espagnole et s'est incliné 2-6, 6-4, 6-3 en 2h25.

Il faut dire que la victoire face au N.1 mondial avait donné un surplus non pas tant de combativité, mais de confiance à l'Espagnol. "On ne bat pas tous les jours le N.1 !", a souligné Davidovich qui a ensuite dû "gérer les émotions" pour rester dans le tournoi.

Il l'a si bien fait qu'il jouera samedi sa première demi-finale en Masters 1000, lui qui s'était arrêté en quarts sur la terre monégasque l'an dernier. "J'avais dû abandonner (sur blessure après le premier set contre Tsitsipas, NDLR), il n'y avait pas de public, rien, c'était vraiment triste", s'est-il souvenu.

Cette année, le public est bien présent et peut se régaler du jeu spectaculaire déployé par Davidovich. Lui aussi savoure chaque instant d'une épreuve qu'il regardait à la télévision quand il était petit en se disant "je veux y être un jour". Il y est et son prochain adversaire a, lui, l'expérience non seulement d'une demie en Masters 1000, puisqu'il a notamment remporté le tournoi de Cincinnati en 2017, mais particulièrement à Monte-Carlo où il avait atteint le dernier carré en 2018.

Grigor Dimitrov, ex-N.3 désormais 29e, s'est défait en quarts du Polonais Hubert Hurkacz (14e) 6-4, 3-6, 7-6 (7/2) en 2h27. A 30 ans, le Bulgare n'a jamais atteint la finale de ce tournoi qui ouvre traditionnellement la saison européenne sur terre battue. Il a semblé surpris d'en être arrivé là, lui qui avait prolongé son séjour à Miami avant de retrouver l'Europe et la saison sur terre.

"Tout ce que je voulais, c'était beaucoup m'entraîner pour préparer mon jeu (sur terre). J'ai donc beaucoup travaillé chaque jour, j'ai pris les matchs les uns après les autres (...) Et me voilà!", a-t-il commenté.

AFP

   

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