[VIDEO] Présidentielle :

Les piques et attaques du débat Emmanuel Macron- Marine Le Pen


Publié / Actualisé
Un Emmanuel Macron souvent offensif accusant régulièrement sa rivale de " contrevérités ", une Marine Le Pen qui distille ses piques, le débat présidentiel mercredi soir n'a pas dérogé aux figures imposées d'un tel duel télévisé : attaques et bons mots qui font mouche.
Un Emmanuel Macron souvent offensif accusant régulièrement sa rivale de " contrevérités ", une Marine Le Pen qui distille ses piques, le débat présidentiel mercredi soir n'a pas dérogé aux figures imposées d'un tel duel télévisé : attaques et bons mots qui font mouche.

- Salaires -

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont accrochés sur leurs propositions respectives d'incitations à augmenter les salaires et primes, chacun accusant l'autre de faire croire que les hausses seront "automatiques".

"Vous n'allez pas faire les salaires, Mme Le Pen". "Tout comme vous n'allez pas faire les primes, M. Macron", se sont répondu les deux candidats, en évoquant la thématique du pouvoir d'achat.

La cheffe de file du RN a défendu sa proposition de geler "les cotisations patronales" en cas d'augmentation de "10 % des salaires jusqu'à 3 fois le Smic". M. Macron est revenu sur le dispositif de prime versée par les entreprises, qui sera défiscalisée jusqu'à 6.000 euros.

- Pouvoir d'achat -

Les deux candidats se sont aussi opposés sur leurs méthodes pour protéger le pouvoir d'achat, notamment sur l'énergie, le premier défendant le "bouclier" actuel et son projet de "chèque alimentaire", la seconde prônant une baisse de TVA.

Marine Le Pen a expliqué vouloir baisser la TVA sur l'énergie à 5,5% au lieu de 20% ainsi qu'une TVA à 0% sur un panier de produits de première nécessité, "tant que l'inflation est supérieure d'un point à la croissance", ce qui selon elle est le cas.

Emmanuel Macron lui a reproché de comparer, à tort, la croissance trimestrielle et l'inflation annuelle, alors qu'en termes trimestriels, la croissance est, a-t-il dit, supérieure à l'inflation. "Donc votre mesure ne pourrait pas s'appliquer aujourd'hui", a-t-il dit.

- Retraite -

Partir à 64 ou à 65 ans, comme envisagé par Emmanuel Macron, est "profondément injuste" et "absolument pas justifié sur le plan budgétaire", a martelé Mme Le Pen qui veut rester "entre 60 et 62 ans". "Je veux garder ce trésor qu'est notre système par répartition" a répliqué Emmanuel Macron.

- Impôts -

Marine Le Pen a attaqué le bilan économique "mauvais" et "injuste" d'Emmanuel Macron, qu'elle a taxé de "Mozart de la finance", et qui a lui assuré avoir "protégé" de la crise du Covid-19 grâce au "quoi qu'il en coûte".

"Vous parlez baisse d'impôt, vous parlez toujours des gros et pas des petits", a accusé la candidate RN, en citant la suppression de l'Impôt sur la fortune (ISF). "C'est la (suppression de) la taxe d'habitation de très très loin" qui a été la baisse d'impôt la plus grande, a rétorqué M. Macron.

- Sécurité -

Les deux candidats ont débattu des moyens de combattre l'insécurité, "une vraie barbarie", notamment en raison de "l'immigration anarchique et massive", selon Marine Le Pen. Tandis qu'Emmanuel Macron a défendu une sécurité "avec des moyens" et non "avec des postures".

- Voile -

Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont eu en fin de débat une rude passe d'armes autour du voile et de la laïcité, le chef de l'Etat accusant son adversaire de "trahir l'esprit français et de la République".

"Je suis pour l'interdiction du voile dans l'espace public" car "le voile est un uniforme imposé par les islamistes" et "une grande partie des jeunes femmes qui le mettent ne peuvent pas faire autrement", a estimé la candidate RN.

"Ce que vous proposez est une trahison de l'esprit français et de la République", a rétorqué M. Macron en accusant son adversaire de "créer la guerre civile" avec cette mesure.

- Europe -

"Ne tombez pas dans le complotisme", a lancé Marine Le Pen, alors qu’Emmanuel Macron l’accusait de vouloir " sortir de l’UE ", ce dont s’est défendue la candidate RN.

"Venant de vous je trouve ça séduisant", lui a rétorqué Emmanuel Macron, alors que les militants RN sont selon certaines enquêtes les plus sensibles aux théories du complot

- Écologie -

Emmanuel Macron a qualifié son adversaire d’être "climato-sceptique" en l’accusant de subventionner les énergies fossiles par son projet de baisse de la TVA.

Marine Le Pen lui a répondu qu’il était "un peu climato hypocrite" en l’accusant de soutenir " le pire de l’écologie punitive ".

- Vladimir Poutine -

Allusion au prêt d’un créancier russe au RN, M. Macron répond à Marine Le Pen qui lui reproche d’avoir reçu le président russe avec les honneurs: "J’ai reçu M. Poutine comme un chef d’État mais pas comme un banquier". "Vous parlez à votre banquier quand vous parlez à la Russie", a-t-il lancé.

En retour, pour justifier son prêt russe de 2015, Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron de l’avoir "empêchée" d’en contracter un en France. "Nous sommes un parti pauvre, c’est pas déshonorant", vante-t-elle encore.

- Gérard Majax -

La référence a fait sourire les réseaux sociaux. Alors que les deux candidats s’écharpent sur les chiffres du chômage, Emmanuel Macron souligne que le Bureau international du travail (BIT) ne compte pas les catégories B et C du chômage.

"Ils seront contents de l’apprendre", ironise Marine Le Pen. "Ce n’est pas Gérard Majax, ce soir. Arrêtez ça !", rétorque Emmanuel Macron en référence au prestidigitateur célèbre dans les années 1980 et 1990.

 

- Le Touquet et les éoliennes -

Quel avenir pour les éoliennes en France ? Les deux candidats ont deux visions radicalement différentes mais Marine Le Pen persifle : "vous voulez mettre des éoliennes partout sauf en face du Touquet", où le couple Macron possède une résidence secondaire. Le président-candidat l’accuse en retour de "complotisme".

 

- "On vieillit" -

Emmanuel Macron remarque que le débat est ""plus discipliné" qu’il y a cinq ans. "On vieillit", sourit Marine le Pen. "Vous, ça ne se voit pas. Moi, je crains que ça se voit beaucoup", badine Emmanuel Macron.

- McKinsey -

Marine Le Pen critique la proposition d’Emmanuel Macron de mieux rémunérer les enseignants au mérite. "Je ne sais pas si c’est McKinsey qui a proposé ça" , tacle la candidate en référence à la polémique sur le recours jugé excessif aux cabinets de conseil pendant ce quinquennat.

- Lecture de la Constitution française -

Débat entre les deux candidats sur le projet de loi contre l’islamisme proposé par Mme Le Pen. Celle-ci adresse ce reproche à son rival : "Vous n’avez pas lu ma loi". Emmanuel Macron, du tac au tac : "Mais j’ai lu la Constitution française".

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

2 Commentaire(s)

Pouet, Posté
Macron tjrs cette arrogance et ce ton méprisant
Jose, Posté
Débat 2017, gagnant Macron, qui a su garder son calme devant une Marine trop agressive et arrogante.Débat 2022 gagnant Macron, qui a su être très agressif et arrogant, devant une Marine trop calme.Francais, de qui se fout on '