Football :

L1: le PSG sacré sans effusions, débordements à Lyon et Saint-Etienne


Publié / Actualisé
Paris sacré en catimini: avec un éclair de Lionel Messi contre Lens (1-1), le PSG a décroché sans briller son 10e titre de champion de France, record égalé, dans l'étrange ambiance d'un Parc des Princes désabusé.
Paris sacré en catimini: avec un éclair de Lionel Messi contre Lens (1-1), le PSG a décroché sans briller son 10e titre de champion de France, record égalé, dans l'étrange ambiance d'un Parc des Princes désabusé.

Puisque les supporters ont souvent fait parler d'eux pour de mauvaises raisons ces derniers mois en Ligue 1, l'atmosphère inhabituelle du titre parisien résume bien une saison très agitée en tribunes.

De même que les nouveaux débordements observés samedi à Lyon, où l'OL a battu 5-2 Montpellier sous les sifflets de ses ultras, ou à Saint-Etienne, dont le match contre Monaco (défaite 4-1) a été interrompu une demi-heure pour des jets de fumigènes...

Au moins la L1 2021-2022 touche-t-elle à son terme, avec comme vainqueur le PSG de Kylian Mbappé, Neymar et Messi, dont la première saison parisienne aura été assez discrète, mis à part sa frappe limpide en lucarne samedi (68e).

Lens, réduit à dix après l'exclusion de Kevin Danso (57e), a trouvé les ressources pour égaliser en infériorité numérique grâce à Corentin Jean (88e), arrachant un précieux point dans la course à l'Europe.

Voilà le PSG sacré pour la 10e fois, égalant le record de Saint-Etienne, mais le club a vécu une saison paradoxale, avec une nouvelle désillusion européenne contre le Real Madrid en huitième de finale de Ligue des champions qui a accentué le désamour entre Paris et son public.

"C'est dommage pour l'ambiance, mais le foot c'est notre passion. On essaie de prendre un maximum de plaisir, c'est dommage que ce ne soit pas avec les supporters", a commenté le capitaine Marquinhos au micro de Canal+ Décalé.

- Monaco inarrêtable dans un match interrompu -

De son côté, Monaco s'est hissé provisoirement sur le podium de Ligue 1 et a replongé Saint-Etienne dans la crise en signant à Geoffroy-Guichard sa sixième victoire d'affilée en L1 (4-1), lors d'un match perturbé par des débordements.

Wissam Ben Yedder a marqué son 20e but de la saison à la 23e minute, imité deux minutes plus tard par Kevin Volland. Wahbi Khazri a fait renaître l'espoir sur penalty avant la pause (2-1). Mais un nouveau but contre son camp de Timothée Kolodziejczak, déjà fautif contre Marseille début avril, a donné plus de marge à l'ASM (3-1, 61e).

Dans la foulée, de nombreux fumigènes et feux d'artifices ont été allumés dans les tribunes, lors de ce match qui marquait le 30e anniversaire du groupe ultra des Green Angels.

Certaines fusées sont tombées sur la pelouse, entraînant l'interruption du match par l'arbitre, qui a renvoyé les deux équipes au vestiaire pendant plus d'une demi-heure, avant une reprise où Myron Boadu a mis fin à la soirée cauchemardesque de l'ASSE avec un quatrième but (4-1, 77e).

Cette défaite sans appel laisse les Verts à leur place de barragistes et sous la menace de sanctions après ces nouveaux incidents, énième épisode de ce type cette saison en Ligue 1.

- Buts et tensions à Lyon -

A une soixantaine de kilomètres de Geoffroy-Guichard, le rival lyonnais vit lui aussi une saison très compliquée, mais l'OL s'accroche à ses rêves de qualification européenne grâce à son large succès 5-2 face à Montpellier.

Comme souvent, l'équipe de Peter Bosz a offert deux visages, gaspillant un avantage de deux buts avant de se montrer bien plus séduisante offensivement en deuxième période. Huitièmes avec 52 points, les Lyonnais reviennent momentanément à quatre points de la cinquième place.

Malgré ce précieux succès, le climat ne s'est pas réchauffé entre l'équipe et certains de ses supporters, qui ont conspué Toko Ekambi: l'attaquant camerounais, passeur et buteur, avait demandé aux ultras de se taire.

Après la rencontre, Moussa Dembélé a fustigé le comportement d'une "minorité" du public et son président Jean-Michel Aulas s'est dit "très triste de l'attitude des supporters". "Si cela devait perdurer je préfèrerais m'en aller. Le football, ce n'est pas cela", a lancé l'inamovible patron de l'OL.

 AFP

   

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