Législatives :

Mélenchon appelle ses partenaires de gauche à sortir de la "culture de la défaite"


Publié / Actualisé
Jean-Luc Mélenchon appelle samedi dans le JDD les partis de gauche avec lequel il a engagé des négociations pour un accord aux législatives à sortir de "la culture permanente de la défaite", regrettant qu'ils se "laissent absorber par leurs enjeux internes".
Jean-Luc Mélenchon appelle samedi dans le JDD les partis de gauche avec lequel il a engagé des négociations pour un accord aux législatives à sortir de "la culture permanente de la défaite", regrettant qu'ils se "laissent absorber par leurs enjeux internes".

Les tractations bilatérales menées par LFI - dominante à gauche avec les 22% de M. Mélenchon le 10 avril - avec EELV, le PS, le PCF et le NPA, tous en dessous de 5%, connaissent des accélérations et des blocages successifs depuis 10 jours.

La date butoir fixée par les protagonistes, dimanche, approche. "Nous leur proposons une bataille pour gagner. C’est fédérateur, non ? Il faut qu’ils sortent de la lose", et "assument la volonté de gagner", s'exclame Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du dimanche.

Il déplore: "Pour certains de nos partenaires, gagner, c’est une chimère. Ils ont la culture permanente de la défaite. Alors ils se laissent absorber par les enjeux internes".

Ainsi, "la proximité du congrès d’EELV et leur mode interne d’organisation compliquent la tâche. Nous participons à des réunions où ils débattent entre eux, plutôt que de se mettre d'accord avec nous", regrette le tribun.

Il fait aussi référence, en creux, à la suspension des négociations par le PS, où certains grands élus et un courant minoritaire vilipendent la recherche d'un accord avec LFI, antagoniste historique. "De la même façon, il y a un écart entre ce que nous dit la délégation communiste et ce que déclare Fabien Roussel", affirme Jean-Luc Mélenchon.

Il convient que "ce n’est pas un accord comme un autre: c’est un accord sur une stratégie, sur un programme et un mode de fonctionnement collectif. Pas une tambouille électorale". Il se dit "optimiste": "Je pense que nous allons trouver un accord. Nous aimerions que cela soit réglé demain (dimanche). Pour le moment, tout flotte, tout bouge. Je prends cela de manière décontractée".

Néanmoins, il "met en garde": "Les gens n’accepteront pas deux fois de se faire voler la victoire par ceux qui refuseront de construire cette nouvelle majorité. L’Union populaire a rassemblé deux fois plus d’électeurs que l’ensemble des autres composantes de la gauche, et cinq fois plus que chacune d’entre elles".

Il assure pourtant garantir "à chacun l’existence d’un groupe à l’Assemblée nationale". "Quoi de plus ? Les mauvais perdants seront jugés sévèrement", prévient-il. La convention de désignation des candidats de l'Union populaire aura lieu le 7 mai.

AFP

   

3 Commentaire(s)

Volcan974, Posté
De la définition du mot démocratie au 14 juillet 1789, le peuple n a plus rien à dire, nous vivons au moyen âge mais dans le monde moderne
Ramier, Posté
Hulk. Il s'agit ici d'avoir une majorité à l'Assemblée Nationale JLM. Est largement le Seul a Rassembler Arrêtons les égos écolo , gaucho égoïste
HULK, Posté
C'est lui qui a une culture permanente de la défaite. S'il avait un ego moins surdimensionnés il aurait été au second tour. Mais JLM,en bon dictateur qu'il est, impose ses vues et ses diktats. Donc les autres ne veulent pas se soumettre. Tous les mêmes : MACRON,LE PEN. Ah nous avons les politiques que nous méritons, d'où l'abstention que nous constatons et dont ils se moquent totalement puisque le système continue à fonctionner. Mais ce n'est plus la démocratie. Et arrêtons de faire des comparaisons avec d'autres pays. L'essence même de la démocratie et ses valeurs n'existent plus en FRANCE.