[EN DIRECT] Invasion russe :

Ukraine : l'Occident renforce son soutien, évacuations de civils à Marioupol


Publié / Actualisé
67ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 2 mai 2022. L'Occident confirme encore son soutien à Kiev et sa volonté de voir la Russie perdre cette guerre. La présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi, a affiché la solidarité "sans équivoque" des Etats-Unis, tandis qu'Emmanuel Macron a annoncé dès ce samedi vouloir renforcer l'aide humanitaire et militaire apportée à Kiev. Ce dimanche, les premières évacuations du site industriel Azovstal ont enfin pu avoir lieu, à Marioupol, ville détruite par les Russes. Nous sommes en direct (Photos AFP)
67ème jour de guerre en Ukraine ce lundi 2 mai 2022. L'Occident confirme encore son soutien à Kiev et sa volonté de voir la Russie perdre cette guerre. La présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi, a affiché la solidarité "sans équivoque" des Etats-Unis, tandis qu'Emmanuel Macron a annoncé dès ce samedi vouloir renforcer l'aide humanitaire et militaire apportée à Kiev. Ce dimanche, les premières évacuations du site industriel Azovstal ont enfin pu avoir lieu, à Marioupol, ville détruite par les Russes. Nous sommes en direct (Photos AFP)
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    C'est la fin de ce live, merci de nous avoir suivi.

     

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    Un article du Monde : La guerre en Ukraine déchire la Bulgarie

    Le premier ministre centriste demandera, le 4 mai, au Parlement d’approuver l’envoi d’armes à Kiev. Mais dans ce pays traditionnellement proche de Moscou, la question divise jusqu’au sein de la majorité.

    Jeudi 28 avril, ils sont une petite centaine de militants du parti nationaliste bulgare Renaissance à s’être réunis dans la sombre salle de réception du principal hôtel de Gotsé Deltchev, modeste ville de 20 000 habitants perdue au sud de la Bulgarie, pour écouter leur leader s’épancher, notamment, sur la guerre en Ukraine.

     

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    Dans le sud de Ukraine, de la fabrication d'armures à celle de plaques pare-balles

    Dans un petit atelier sombre de Zaporijjia, un mannequin porte des épaulières en métal et des épées rudimentaires attendent une joute médiévale. Mais les artisans ont l'esprit ailleurs: concentrés, ils confectionnent des protections pare-balles pour l'armée ukrainienne. Sur les étagères, des plaques d'acier attendent d'être rivetées, agglomérées à différentes couches de mousse, puis recouvertes d'une épaisse bande de scotch gris. Au mur, une dinosaure bleu et quelques fleurs multicolores, dessinés de main d'enfant, semblent donner du courage aux ouvriers.

    Des patrons d'armures sont épinglés un peu plus bas. Le patron des lieux, Vadim Mirnichenko, crâne rasé et épaisse carrure, est un passionné de combat médiéval. Une discipline érigée au rang de sport en Ukraine, qui a accueilli en mai 2019 ses championnats du monde.

    Plus de 1.000 participants, venus notamment de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne ou d'Australie, avaient alors multiplié les joutes, à cheval ou à pied, à une centaine de kilomètres de Kiev.

    "C'est un sport brutal", affirme Vadim Mirnichenko, 39 ans, qui explique avoir collectionné les commotions cérébrales et autres côtes cassées en 20 années de tournois. Mais "comme chaque homme, je veux tenir une épée dans ma main, et me battre comme un chevalier".

    De sa passion est né un gagne-pain. Jusqu'à 16 personnes ont travaillé dans l'atelier, tourné vers l'international, avant que la pandémie de Covid-19 n'empêche la tenue de compétitions, l'obligeant à se séparer d'une dizaine de salariés.

    Lire la suite du reportage d'ici.

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    Un reportage du Monde :  Deux semaines de guerre sur le front du Donbass

    La photographe Laurence Geai, envoyée spéciale du « Monde » en Ukraine avec le reporter Emmanuel Grynszpan, raconte le quotidien de la guerre dans les régions de Donetsk et Louhansk, où les forces russes concentrent l’essentiel de leurs attaques.

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    Une enquête de France Info : Guerre en Ukraine : sur la route de l'exil, les réfugiés sous la menace du trafic d'êtres humains

    De la frontière polono-ukrainienne jusqu'au sud de la France, de Lublin en Pologne à Munich en Allemagne, franceinfo est allé à la rencontre de bénévoles et de déplacés ayant fui l'Ukraine, afin de mieux comprendre les risques d'exploitation qui pèsent sur eux en Europe.

     

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    Marioupol: les autorités ukrainiennes espèrent la poursuite des évacuations

    La poursuite des évacuations d'habitants de Marioupol est prévue lundi matin, après une première opération qui a sorti une centaine de civils de l'usine Azovstal, assiégée par les forces russes dans ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine.

    "Le 2 mai, l'évacuation à Marioupol commence à 7h00 (04h00 GMT). Point de collecte - Centre commercial +Port City+", a annoncé sur Telegram Pavlo Kirilenko, gouverneur régional de Donetsk, dans la nuit de dimanche à lundi. Cette opération d'évacuation a commencé samedi et a été menée en coordination entre l'Ukraine, la Russie et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Elle a d'abord concerné des civils présents dans les sous-terrains de l'immense aciérie Azovstal.

    "Aujourd'hui, pour la première fois depuis le début de la guerre, ce couloir humanitaire vital a commencé à fonctionner. Pour la première fois, il y a eu deux jours de vrai cessez-le-feu sur ce territoire" du complexe sidérurgique, avait déclaré dimanche soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message diffusé par vidéo. "Enfin!" "Plus d'une centaine de civils ont déjà été évacués, tout d'abord des femmes et des enfants", a précisé le président, ajoutant que les premiers évacués arriveraient à Zaporijjia, ville située à l'ouest de Marioupol, lundi matin.

    M. Zelensky a ajouté "espérer que les conditions seront réunies pour poursuivre les évacuations depuis Marioupol". La vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a cependant rappelé que "des centaines de civils restent bloqués à Azovstal" aux côtés des militaires ukrainiens qui résistent encore sous les bombes russes. "La situation est devenue le signe d'une véritable catastrophe humanitaire, car les gens manquent d'eau, de nourriture et de médicaments", a-t-elle alerté.

    La suite du reportage ici.

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    "Tu ne tueras point": en Russie, les derniers prêtres rebelles

    Le père Guéorgui Edelchtein, 89 printemps, ne se lasse jamais d'un bon débat. Assis devant une collection d'icônes, il pointe un fauteuil vide. "J'aimerais avoir en face de moi un ou deux de mes adversaires."

    Pourquoi est-il l'un des rares prêtres orthodoxes de Russie à s'opposer à l'offensive en Ukraine? Le vieux pope, barbe blanche et soutane noire, répond d'une voix chevrotante, mais sans hésitation. "J'ai peur d'être un mauvais prêtre, car je n'ai pas toujours été contre toutes les guerres, mais j'ai toujours été contre les guerres agressives, de conquête."

    "L'Ukraine est indépendante, qu'ils fassent ce que bon leur semble", ajoute-t-il, interrogé par l’AFP dans sa maison du hameau de Novo-Bely Kamen, sur les bords de la Volga, à six heures de route de Moscou.

    Depuis l'attaque du 24 février, seule une poignée de prêtres de l'Eglise russe -- qui revendique 150 millions de fidèles à travers le monde -- se sont prononcés ouvertement contre la campagne militaire du Kremlin.

    A l'inverse, leur chef, le Patriarche Kirill, a multiplié les homélies belliqueuses, appelant à "faire corps" autour du pouvoir pour vaincre les "ennemis" de l'union historique entre la Russie et l'Ukraine.

    Depuis sa nomination en 2009, Kirill prône sans modération une alliance avec le régime de Vladimir Poutine, au nom de valeurs conservatrices opposées à un Occident jugé impie.

    L'actuelle Eglise orthodoxe russe, institution très hiérarchisée sous contrôle des services secrets pendant l'URSS, n'a jamais encouragé la critique. Mais des irréductibles demeurent.

    La suite du reportage est ici

     

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    Washington choisit d'ignorer les menaces de Poutine

    En mobilisant 40 pays et en prévoyant un budget de 33 milliards pour l'Ukraine, Washington choisit d'ignorer les menaces de Vladimir Poutine d'utiliser l'arme nucléaire et affronte Moscou de façon de moins en moins voilée, ne craignant apparemment pas de pousser le président russe dans ses retranchements.

    Au lendemain d'une réunion organisée par Washington à Ramstein, en Allemagne, pour organiser le soutien d'une quarantaine de pays à l'Ukraine, M. Poutine a promis mercredi une réponse "rapide et foudroyante" en cas d'intervention extérieure dans le conflit.

    Le président russe a mentionné "ces outils dont personne d'autre ne peut se vanter actuellement", une allusion à peine voilée à l'arme nucléaire tactique, dont la doctrine militaire russe prévoit l'utilisation pour forcer un adversaire à reculer.

    Loin de reculer, Joe Biden a répliqué le lendemain en demandant au Congrès une colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars, dont 20 milliards doivent aller à la fourniture d'armements, soit près de sept fois plus que les quantités pourtant impressionnantes d'armes et munitions déjà fournies à l'Ukraine depuis l'invasion russe, déclenchée le 24 février.

    L'administration américaine livre désormais de l'armement lourd à Kiev, comme de l'artillerie, des hélicoptères et des drones, après avoir longuement hésité à le faire de peur d'étendre le conflit à d'autres pays de l'Otan.

    Cette inquiétude paraît avoir disparu à Washington, où le ministre de la Défense Lloyd Austin s'est donné lundi pour objectif de "voir la Russie affaiblie à un degré tel qu'elle ne puisse pas faire le même genre de choses que l'invasion de l'Ukraine", au retour d'une visite à Kiev.

    Au sein du gouvernement américain, la menace nucléaire de la Russie est désormais balayée d'un revers de la main. Joe Biden a ainsi fustigé jeudi les menaces "irresponsables" de Vladimir Poutine et jugé qu'elles montraient "le sentiment de désespoir ressenti par la Russie, confrontée à son misérable échec au regard de ses objectifs initiaux".

    Et vendredi, un haut responsable du Pentagone a affirmé que Washington "ne pense pas qu'il y ait un risque d'usage d'armes nucléaires ou que le territoire de l'Otan soit menacé".

    La suite du reportage est ici

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    Des trolls pro-russes mènent une guerre de l’information

    Des trolls pro-russes mènent une guerre de l’information depuis une ancienne usine de Saint-Pétersbourg, d’où ils ciblent des dirigeants occidentaux et relaient la propagande du Kremlin concernant l’Ukraine, a rapporté dimanche le gouvernement britannique qui a commandé une étude sur le sujet, indique l'AFP

    Le rapport, dont les auteurs n’ont pas été identifiés pour des raisons de sécurité, “montre comment le Kremlin utilise une usine de trolls pour relayer des mensonges sur les réseaux sociaux et dans les commentaires de sites à large audience”, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

    Selon ce communiqué, la campagne russe de désinformation “est pensée pour manipuler l’opinion publique internationale concernant la guerre russe en Ukraine”. Selon les recherches, des agents pro-russes recrutent des trolls sur Telegram qui sont payés pour cibler sur les réseaux sociaux les comptes de médias et de dirigeants occidentaux et relayer la propagande pro-Kremlin.

    Parmi les dirigeants visés, Boris Johnson, mais aussi le chancelier allemand Olaf Scholz ou le chef de la diplomatie européenne Josep Borell.

    Daft Punk, David Guetta ou encore le groupe de métal allemand Rammstein ont aussi été ciblés dans le cadre de cette campagne de désinformation, très active sur Instagram, YouTube et Tiktok.
     

    Une autre technique utilisée par ces trolls consiste à amplifier et donner plus de visibilité à des publications d’utilisateurs lambdas et qui vont dans le sens du Kremlin, rapporte l’étude. Un moyen d’échapper aux mesures mises en place par les réseaux sociaux pour combattre la désinformation sur leurs plateformes.

    Un groupe connu sur Telegram sous “Cyber Front Z” serait au cœur de ces manœuvres et louerait ses locaux dans une ancienne usine d’armement située à Saint-Pétersbourg.

    Le groupe est soupçonné d’être lié à Evgueni Prigojine, un magnat proche du Kremlin notamment accusé d’avoir joué un rôle dans l’ingérence russe durant l’élection présidentielle américaine de 2016, a indiqué le ministère britannique. M. Prigojine fait partie des personnes sanctionnées par Londres en raison de ses liens avec le président russe Vladimir Poutine.

     

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    Bruxelles prévoit en nouvelles sanctions contre la Russie

    A Bruxelles, des sources européennes ont indiqué que l'UE finalise un arrêt progressif de ses achats de pétrole et de produits pétroliers à la Russie pour sanctionner la guerre en Ukraine et va annoncer cette semaine un calendrier et de nouvelles mesures.

    "Il y a une volonté politique de cesser les achats de pétrole à la Russie et nous aurons la semaine prochaine des mesures et une décision sur un retrait progressif", a affirmé un responsable européen impliqué dans les discussions.

    La suite du reportage est ici

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    Frappes ukrianiennes en Russie

    Les Ukrainiens ont frappé en territoire russe. Après une série d'explosions touchant des infrastructures en Russie, attribuées à des incursions des militaires ukrainiens au-delà de la frontière, le gouverneur de la région russe de Belgorod a fait état d'un incendie samedi dans des installations militaires.

    Dans la journée, le gouverneur d'une autre région frontalière, celle de Koursk, avait attribué à un "sabotage" l'effondrement d'un pont de chemin de fer.

    Côté armement, au milieu des grandes plaines vallonnées et des cités industrielles, le face à face se fait essentiellement à l'artillerie. Le rapport de force y est extrêmement favorable aux Russes, jusqu'à "cinq fois supérieur en termes d'équipement" selon Iryna Terehovytch, sergent de la 123e brigade ukrainienne.

     

     

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A propos

- Nancy Pelosi affiche la solidarité "sans équivoque" des Etats-Unis -

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affiché la solidarité "sans équivoque" des Etats-Unis à l'Ukraine, au cours d'une visite surprise dimanche à Kiev où elle s'est entretenue avec le président Volodymyr Zelensky.

A Marioupol, des civils ont enfin pu être évacués de la zone de l'immense complexe industriel Azovstal, dans cette ville portuaire du sud-est, presque entièrement détruite après des semaines de siège et passée sous le contrôle quasi-intégral des forces russes.

"Les Etats-Unis sont un chef de file dans le soutien solide de l'Ukraine dans la lutte contre l'agression russe", a twitté M. Zelensky, qui a posté une vidéo où on le voit, flanqué de gardes armés, accueillir Mme Pelosi et une délégation du Congrès devant la présidence à Kiev et ensuite en réunion avec la délégation américaine.

"Notre délégation s'est rendue à Kiev pour envoyer un message sans équivoque et retentissant au monde entier: les Etats-Unis sont aux côtés de l'Ukraine", selon un communiqué de la délégation américaine publié à l'issue de la visite de leur délégation, qui doit se rendre ensuite en Pologne.

"Un soutien américain supplémentaire est en route", soulignent les parlementaires américains qui assurent qu'ils vont "transformer la forte demande de financement du président Biden en un paquet législatif".

Le président Zelensky s'est de son côté félicité des "signaux très importants" donnés par les Etats-Unis et le président Joe Biden dont le programme Lend-Lease (Prêt-Bail) pour l'Ukraine, comme celui mis en place par les Etats-Unis pendant la Deuxième guerre mondiale, afin de fournir aux pays amis du matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit.

Cette visite intervient une semaine après le déplacement à Kiev du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et du ministre américain de la Défense Lloyd Austin.

Au cours de leur déplacement, les deux responsables ont annoncé le retour progressif d'une présence diplomatique américaine en Ukraine et une aide supplémentaire, directe et indirecte, de plus de 700 millions de dollars.

- Premiers civils extraits d'Azovstal-

Dans la ville portuaire de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, presque entièrement détruite après des semaines de siège, un premier groupe de civils a été extrait dans la nuit de samedi à dimanche de l'aciérie Azovstal, dernière poche de la résistance ukrainienne dans cette cité, à l'issue d'intenses négociations.

Toutes les précédentes tentatives d'évacuation de cette zone où sont terrés selon Kiev des centaines de militaires et de civils ukrainiens dans des galeries souterraines datant de l'époque soviétique avaient échoué.

Le bataillon ukrainien Azov, qui défend cette zone industrielle, a évoqué "vingt civils, des femmes et des enfants". "Ils ont été transférés vers un endroit convenu et nous espérons qu'ils seront évacués vers Zaporijjia, sur le territoire contrôlé par l'Ukraine", a déclaré Sviatoslav Palamar, commandant adjoint de l'unité, dans une vidéo sur Telegram.

Le ministère russe de la Défense a affirmé que deux groupes de civils, de 25 et 21 personnes, avaient pu sortir samedi d'Azovstal, après l'instauration d'un cessez-le-feu et l'ouverture d'un couloir humanitaire.

Selon de nouvelles images satellite de Maxar Technologies prises le 29 avril, presque tous les bâtiments d'Azovstal ont été détruits. La conquête totale de Marioupol permettrait à Moscou de faire la jonction entre les territoires conquis dans le sud, notamment la péninsule de Crimée annexée en 2014, jusqu'aux républiques séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk, à l'est.

C'est justement dans ce flanc oriental que l'armée russe, numériquement supérieure à son adversaire ukrainien et mieux dotée en artillerie, grignote du terrain, en cherchant à le prendre en étau depuis le nord et le sud afin de compléter son emprise sur le Donbass.

- "Augmenter la pression" -

Il s'agit de la "deuxième phase" de "l'opération militaire spéciale" lancée le 24 février par la président russe Vladimir Poutine, après le retrait des forces russes du nord de l'Ukraine et de la région de Kiev, mises en échec.

"Ce n'est pas comme en 2014, il n'y a pas un front défini le long d'un axe", explique Iryna Rybakova, officier de presse de la 93e brigade des forces ukrainiennes, en référence à la guerre qui a opposé Kiev à des séparatistes prorusses dans cette région il y a huit ans et n'a jamais totalement cessé. "C'est un village à eux, un village à nous: il faut plutôt visualiser un échiquier", poursuit la militaire. Et après deux semaines d'assaut russe, "nous ne sommes pour le moment pas en capacité de faire reculer l'ennemi".

Le président Zelensky a alerté samedi sur le fait que les Russes "ont constitué des renforts dans la région de Kharkiv, essayant d'augmenter la pression dans le Donbass".

Parallèlement, un haut responsable militaire ukrainien a indiqué samedi soir avoir informé le chef d'état-major de l'armée américaine Mark A. Milley de "la situation difficile dans l'est de notre pays, notamment dans les régions d'Izioum et de Sieverodonetsk, où l'ennemi a concentré l'essentiel de ses efforts et ses troupes les plus préparées au combat", deux villes situées à peu près dans l'axe Kharkiv-Lougansk.

Les quartiers nord-est de Kharkiv, deuxième ville du pays avec près de 1,5 million d'habitants avant la guerre, sont quotidiennement frappés par des roquettes russes, causant la mort de civils.

Mais la situation est parfois mouvante: Rouska Lozova, un village de quelques milliers d'habitants, situé à une vingtaine de kilomètres de cette métropole, a été repris vendredi par les forces ukrainiennes après deux mois sous occupation russe. "Nous sommes restés dans les sous-sols sans nourriture pendant deux mois, nous mangions ce que nous avions", a dit à l'AFP un habitant de 40 ans, les yeux rougis de fatigue.

- Johnson veut "renforcer l'Ukraine" -

Dans le sud de l'Ukraine, l'aéroport d'Odessa a été frappé samedi par un missile russe qui a détruit la piste, sans faire de victimes, a annoncé le gouverneur de la région Maxim Martchenko. Pour sa part, le ministère de la Défense russe a assuré avoir détruit "un hangar avec des armes et des munitions reçues des Etats-Unis et de pays européens", ainsi que la piste.

Côté armement, au milieu des grandes plaines vallonnées et des cités industrielles, le face à face se fait essentiellement à l'artillerie. Le rapport de force y est extrêmement favorable aux Russes, jusqu'à "cinq fois supérieur en termes d'équipement" selon Iryna Terehovytch, sergent de la 123e brigade ukrainienne.

Le soutien occidental représente dès lors un enjeu considérable, avec les Etats-Unis en pointe: leur président Joe Biden a demandé cette semaine au Congrès une colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars pour principalement livrer davantage d'aide militaire à Kiev.

Londres aussi affiche son aide: "le Royaume-Uni continuera à fournir une aide militaire et humanitaire pour donner aux Ukrainiens l'équipement dont ils ont besoin pour se défendre. Je suis plus déterminé que jamais à renforcer l'Ukraine et à faire en sorte que Poutine échoue", a twitté le Premier ministre britannique Boris Johnson samedi soir.

Un peu plus tôt, Emmanuel Macron avait dit au téléphone à son homologue ukrainien que la France allait "renforcer" ses envois de matériel militaire à l'Ukraine - notamment des canons longue portée - pour en "rétablir la souveraineté et l'intégrité territoriale".

AFP

 

   

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