Changement de stratégie :

L1: le PSG enterre le "bling-bling" et veut attirer Galtier


Publié / Actualisé
Fin de l'ère "bling-bling", retour à la "réalité": le Paris SG amorce un changement de stratégie onze ans après l'arrivée de QSI, assure mardi le président Nasser Al-Khelaïfi dans un entretien au Parisien, jetant son dévolu sur Christophe Galtier plutôt que Zinédine Zidane.
Fin de l'ère "bling-bling", retour à la "réalité": le Paris SG amorce un changement de stratégie onze ans après l'arrivée de QSI, assure mardi le président Nasser Al-Khelaïfi dans un entretien au Parisien, jetant son dévolu sur Christophe Galtier plutôt que Zinédine Zidane.

Le club de la capitale, encore déçu par sa campagne européenne ratée, a lancé les grandes manoeuvres depuis plusieurs semaines, avec la prolongation in extremis de Kylian Mbappé agissant comme fondation et détonateur.

Exit Leonardo, le directeur sportif, bienvenue à Luis Campos, conseiller en charge de la section masculine. Le prochain départ concerne le poste très exposé d'entraîneur, avec Mauricio Pochettino sur un siège éjectable.

Le nom de l'Argentin, sous contrat jusqu'en 2023, n'apparaît pas une seule fois dans l'entretien accordé par le boss du PSG qui, après avoir été longtemps silencieux, s'étend sur la nouvelle impulsion voulue au sommet du club.

- "La fin des paillettes" -

Le credo? "Le rêve est une chose, la réalité une autre. Peut-être devrait-on d'ailleurs changer notre slogan… Dream Bigger (rêver plus grand), c'est bien mais aujourd'hui, nous devons surtout être réalistes, on ne veut plus du flashy, du bling-bling, c'est la fin des paillettes".

Fort de cette logique, Al-Khelaïfi assure n'avoir "jamais" exploré l'hypothèse Zidane, un "joueur fantastique" et un "entraîneur exceptionnel", mais qui ne colle pas avec le projet voulu, selon lui.

"On a choisi une autre option. On a choisi un entraîneur qui sera le meilleur pour ce que nous voulons mettre en place", dit le dirigeant de 48 ans, confirmant les discussions menées pour attirer Galtier. "J'espère qu'on trouvera rapidement un accord mais je respecte Nice et le président (Jean-Pierre) Rivère, chacun défend ses intérêts".

Champion de France avec Lille en 2021, le technicien français est sous contrat jusqu'en 2024 avec l'OGC Nice, propriété du groupe britannique pétrolier Ineos. Racheter ses deux années de contrat pourrait faire grimper la facture jusqu'à 10 millions d'euros pour le PSG, selon la presse, une somme rondelette qui s'ajouterait aux éventuelles indemnités de départ à verser à Pochettino et son staff.

- Le collectif au coeur -

Le maître d'oeuvre Luis Campos, intronisé comme "conseiller football" le 10 juin, est chargé de bâtir des nouvelles fondations autour de Mbappé, qu'il a connu à Monaco, et de Galtier, avec qui il a collaboré au LOSC.

"Il inculque la culture du travail, donner le maximum chaque jour", analyse Al-Khelaïfi. "On veut des joueurs qui aiment le club, qui aiment se battre, qui aiment gagner" car "certains ont profité de la situation, maintenant c'est fini !", insiste-t-il.

En ce sens, le futur entraîneur devra "créer une vraie équipe, retrouver un véritable esprit collectif", lâche-t-il, donnant du grain à moudre à ceux qui ne voyaient dans l'équipe du PSG qu'un empilement de stars, notamment avec Neymar et Lionel Messi.

L'ex-directeur sportif Leonardo a eu beau faire un "travail incroyable", il semble payer ce revirement stratégique opéré par l'état major du PSG et ses propriétaires qatariens.

Al-Khelaïfi reconnait que le champ d'action du Brésilien, dont le départ n'a jamais été officialisé, était peut-être trop étendu. "Il n'y aura plus une personne qui chapeautera seule les pros, la formation et les filles. Luis Campos s'occupera des pros et seulement des pros. Il y aura un responsable pour la formation, il y a un directeur sportif pour les filles", dit-il.

En attendant, la section féminine se trouve dépeuplée au moment où sa vedette d'attaque, Marie-Antoinette Katoto, arrive en fin de contrat en juin. Les négociations, embourbées, devront se décanter dans les jours à venir si Paris veut conserver son joyau.

AFP

   

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