Rassemblement de l'intersyndicale devant la préfecture :

Les revendications plus fortes que la déception


Publié / Actualisé
Après l'annonce du report de la venue du président de la République, les organisations syndicales sont restées mobilisées pour défendre leurs revendications. Une centaine de manifestants a pris place devant la préfecture, ce vendredi 25 juillet 2014. Malgré une certaine déception, les revendications sont plus fortes. "On a fait le choix de maintenir la mobilisation prenant en compte l'effet démobilisateur. On est là, parce que la manifestation avait besoin de s'exprimer", explique Ivan Haoreau le secrétaire général de la CGTR. "On ne lâche rien du tout, en espérant qu'il reviendra bientôt. Il y a beaucoup de problèmes à voir ici", souligne Johny Michel, le délégué régional de Solidaires.
Après l'annonce du report de la venue du président de la République, les organisations syndicales sont restées mobilisées pour défendre leurs revendications. Une centaine de manifestants a pris place devant la préfecture, ce vendredi 25 juillet 2014. Malgré une certaine déception, les revendications sont plus fortes. "On a fait le choix de maintenir la mobilisation prenant en compte l'effet démobilisateur. On est là, parce que la manifestation avait besoin de s'exprimer", explique Ivan Haoreau le secrétaire général de la CGTR. "On ne lâche rien du tout, en espérant qu'il reviendra bientôt. Il y a beaucoup de problèmes à voir ici", souligne Johny Michel, le délégué régional de Solidaires.

Une délégation syndicale a été reçue par le secrétaire général de la préfecture, Xavier Brunetière en fin de matinée. Une lettre faisant état de la situation "catastrophique" de La Réunion, destinée au chef de l'Etat lui a été remise. "Nous lui avons décrit la situation socio économique dégradante de la Réunion. Nous avons mis en avant des points comme la politique d'austérité, le non-dialogue social. Chacun est intervenu sur ses revendications",  décrit Max Banon, le délégué syndical de la CGTR.

A l'issue de cette rencontre, le secrétaire général de la préfecture a assuré aux syndicalistes qu'il ne s'agissait que d'un "report". Les organisations syndicales ont également fait part de leur volonté d'obtenir une rencontre avec François Hollande lors de sa prochaine visite. "On lui demande un espace pour que chacun d'entre nous puisse faire des propositions sur la situation sociale et économique", termine Max Banon. 

Aucune date n'a encore était fixée. "On renouvellera notre action, dans les jours ou mois à venir", assure Stéphane Checkoury du Syndicat alternatif des instituteurs et professeurs des écoles de La Réunion (SAIPER).

Coralie Georget pour www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !