Avant la visite de François Hollande à La Réunion le 21 août :

Paul Vergès : "J'espère être surpris, mais je suis sceptique sur les miracles..."


Publié / Actualisé
En visite sur l'île, le 21 août prochain, la président de la République aura une journée pour faire part de ses annonces à la population sur les différentes problématiques qui touchent La Réunion. Paul Vergès en a profité ce mardi 12 août 2014 pour exprimer ses attentes. Un rendez-vous qu'il juge "décisif" et dont le contenu est "capital", a d'abord estimé le sénateur. En 14 heures de visite, entre ses diverses rencontres et prises de parole, François Hollande devra prendre des "décisions concrètes pour l'immédiat et l'avenir pour toute La Réunion", espère Paul Vergès.
En visite sur l'île, le 21 août prochain, la président de la République aura une journée pour faire part de ses annonces à la population sur les différentes problématiques qui touchent La Réunion. Paul Vergès en a profité ce mardi 12 août 2014 pour exprimer ses attentes. Un rendez-vous qu'il juge "décisif" et dont le contenu est "capital", a d'abord estimé le sénateur. En 14 heures de visite, entre ses diverses rencontres et prises de parole, François Hollande devra prendre des "décisions concrètes pour l'immédiat et l'avenir pour toute La Réunion", espère Paul Vergès.

Les éléments des revendications désormais entre les mains du président de la République, les réponses se font attendre de pied ferme. Pour Paul Vergès, ces problèmes traînent faute de les aborder directement. "Les élus sont soit sourds ou soit muets, ils ont été élus pour défendre les Réunionnais et ils ne font rien pour le changement", regrette-t-il.

Pour les planteurs de canne à sucre ce rendez-vous scellera le sort de la filière. Ils attendent de cette visite des solutions, non des expédients. La question se pose : quel avenir pour la canne après 2017 ? "Nous ne voulons pas que la canne connaisse le sort du géranium et du vétiver. Les dimensions sont infiniment plus grandes", explique Paul Vergès.  "Si François Hollande se tait c’est la catastrophe, la fin de la filière canne", insiste-t-il.

Autre point qu’il souhaiterait que le président aborde : celui de la sur-rémunération des fonctionnaires qui entraîne La Réunion vers un "cyclone économique", selon lui. "Une solution doit être trouvée de façon à préserver les situations personnelles et garantir l’avenir", précise-t-il.

La priorité de l’emploi local, la nouvelle route du littoral, l’octroi de mer, l’APE, autant de questions sur lesquelles le président de la République devrait apporter des réponses lors de sa visite. "Il va dire quoi ? J’espère être surpris mais je suis sceptique sur les miracles...", termine-t-il.

Perspectives d’avenir ou répétitions de déclarations gouvernementales ? Le verdict tombera dans 9 jours.

Coralie Georget pour www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Zoizofouké, Posté
Je ne suis pas fonctionnaire, loin de là,mais un "trés modeste" retraité Hollande", et je ne pense pas que en enlevant une partie de la surrémunération des fonctionnaires celà me donnerait plus de pouvoir d' achat! Le PCR compte également dans ses rangs, des fonctionnaires! Qu'en pensent -ils ? Motus !!
Frigidaire, Posté
Parler pour parler cela ne sert pas la cause Réunionnaise. Hollande ou tous les politiques qui viennent disent tous "je vous ai compris" dès le pied dans l'avion de retour, c'est un rire intense qui les prend et la phrase "ils sont sympas ces autochtones, nous sommes toujours dans une colonie".
R I P O S T E, Posté
Oh VERGES Paul , on se réveille ce ne sera pas la fin des haricots la fin de la filière canne bien au contraire il faudra qu'on mange des fruits , des légumes ici , il n'y a pas de miracle et mettons nous au travail au lieu d'importer à tout va une mal bouffe !