Le président de la République arrive ce jeudi à La Réunion :

Petit papa Hollande...


Publié / Actualisé
C'est peu de dire qu'ils se bousculent au portillon. Élus, syndicats, associations, institutions, chefs d'entreprise ou simples citoyens : tous se démènent depuis quelques jours pour tenter d'obtenir audience auprès du prince, ce fameux jeudi 21 août 2014, jour historique de visite présidentielle. Chacun nourrit ses espoirs de doléances à lui soumettre, de revendications à lui exposer, voire de conseils à lui donner. Certains ont besoin d'être rassurés, d'autres simplement écoutés. Mais bien que couronné par les Réunionnais à plus de 70 % en mai 2012, François Hollande n'a rien d'un souverain thaumaturge capable de guérir tous les maux de l'île en 24 heures...
C'est peu de dire qu'ils se bousculent au portillon. Élus, syndicats, associations, institutions, chefs d'entreprise ou simples citoyens : tous se démènent depuis quelques jours pour tenter d'obtenir audience auprès du prince, ce fameux jeudi 21 août 2014, jour historique de visite présidentielle. Chacun nourrit ses espoirs de doléances à lui soumettre, de revendications à lui exposer, voire de conseils à lui donner. Certains ont besoin d'être rassurés, d'autres simplement écoutés. Mais bien que couronné par les Réunionnais à plus de 70 % en mai 2012, François Hollande n'a rien d'un souverain thaumaturge capable de guérir tous les maux de l'île en 24 heures...

Quand il descendra du ciel, il sera près de 7 heures, ce jeudi à l’aéroport de Pierrefonds. François Hollande posera alors le pied sur une terre réunionnaise qu’il n’a plus foulée depuis le printemps 2012, alors qu’il n’était encore qu’un candidat en pleine campagne, les poches pleines de promesses.

Vêtu cette fois de l’habit présidentiel, il est attendu comme le chef d’un État sommé de répondre au malaise économique et social de son département le plus touché par le chômage et la précarité. Mais il est aussi celui que l’on veut voir, approcher, pour tenter de lui glisser un mot à l’oreille, dans l’espoir un peu vain d’être entendu. Les demandes d’audience affluent de toutes parts. Les conseillers du président, qui devront se coltiner la plupart des entrevues, ne savent plus où donner de la tête, assaillis par cette population désireuse s’entretenir avec le "pouvoir".

L’Elysée devrait notamment beaucoup entendre parler d’une certaine nouvelle route du Littoral. Sur ce seul sujet, le groupe d’opposition régional Alliance, l’ATR-Fnaut ou encore l’Association des usagers de la route en corniche ont sollicité un rendez-vous présidentiel. Les uns pour le convaincre du danger de ce projet, les autres de son absolue nécessité. Sans compter que le président de la FNTR Jean-Bernard Caroupaye a lui aussi "exigé" des assurances du chef de l’Etat quant au chantier de la NRL et à ses carrières et obtenu une entrevue avec un conseiller.

Mais la nouvelle route du Littoral est loin d'être l'unique motif de doléances.

Il y aussi l’AJFER-Nou lé kapab, le collectif GPX 974 et le Crefom qui défendent la régionalisation de l’emploi et demandent, entre autres, au président des avancées sur la question des mutations des fonctionnaires ultra-marins.

Il y a l’intersyndicale (CGTR, FO, SAIPER, FSU, Solidaires, UNEF) qui appelle à la manifestation devant la préfecture pour intimer François Hollande de changer le cap de sa politique.

Il y a bien sûr les planteurs de canne à sucre qui réclament des garanties sur la convention canne pour l’avenir de leur filière.

Il y a Samuel Mouen et le collectif 974, qui ont fait le tour des mairies de l’île pour demander aux élus de plaider la cause de leurs administrés auprès du palais.

Il y a les associations et syndicats du milieu scolaire, comme le Collectif citoyen handicap qui souhaiterait s’entretenir avec le président ou son entourage, ou comme le SDUCLIAS FSU, qui juge que "le président se doit de rencontrer tous les acteurs sans exception : syndicats, salariés, chômeurs, retraités..."

Il y a Philippe Régnier, en grève de la faim devant la préfecture, qui espère un geste présidentiel pour les handicapés, les grands malades, les petits retraités.

Il y a aussi l’IRT, qui aimerait bien voir l’Elysée faire aboutir la question des visas indiens et chinois.

Il y a les indépendantistes du LPLP, qui réclament un référendum sur la réforme territoriale...

La liste est bien loin d'être exhaustive et chacune de ces revendications peut avoir sa légitimité. Mais au-delà de l’événement que représente une visite présidentielle pour un département éloigné et isolé comme La Réunion, beaucoup risquent de se retrouver le vendredi 22 août avec un sentiment amer. Car même si un quotidien local a sollicité ses lecteurs pour écrire une lettre à François Hollande, celui-ci n’a pas grand-chose à voir avec le père Noël.

Guilhem George pour www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Ginettelauret, Posté
Il pourrait aussi regarder le dossier des enfants franco-malgaches privés d'État civil français
Eveilcitoyen974, Posté
Notre démocratie ne pourra retrouver des couleurs qu'avec une autre conception de la politique, qui passe par le respect des engagements et la volonté de travailler réellement à l'intérêt général.C'est le premier moyen de contenir et de faire refluer le parti de la haine, du rejet de l'autre et du repli sur soi. Mais cela ne saurait se réaliser sans une citoyenneté active..

Nous serons présent le jeudi 21 septembre 2014, afin d'interpeler Signaler des "dysfonctionnements"des milliers de justiciables sans justice....

il est urgent que les pouvoirs publics ferme leur porte , que les citoyens sort du bois le changement c'est maintenant ou jamais avec 14 Associations présente
Je veux , depuis son mobile, Posté
Excellent article tres drole
Evnor, Posté
Circonstance exceptionnelle, me dira t-on, mais quand on sait ici meme la Réunion pour rencontrer un décideur la" route" est longue! mais il est toujours de bon augure de positiver.