Hauts de Saint-Paul :

Le Maïdo est toujours la proie des flammes


Publié / Actualisé
Les pompiers ont passé la nuit de mardi à mercredi 13 octobre 2010 à lutter contre l'incendie qui s'est déclaré lundi au Maïdo dans les hauts de Saint-Paul. Mardi, en fin de journée les flammes continuaient à se propager et depuis lundi, environ 70 pompiers combattent le sinistre. Ce dernier semblait être maîtrisé mardi matin. Mais le vent qui a soufflé toute la journée a attisé certains foyers. Le bilan provisoire est accablant. Environ 250 hectares de végétation sont partis en fumée. L'ONF (office national des forêts) est sur place pour ouvrir l'accès aux pompiers qui évoluent sur un terrain difficile.
Les pompiers ont passé la nuit de mardi à mercredi 13 octobre 2010 à lutter contre l'incendie qui s'est déclaré lundi au Maïdo dans les hauts de Saint-Paul. Mardi, en fin de journée les flammes continuaient à se propager et depuis lundi, environ 70 pompiers combattent le sinistre. Ce dernier semblait être maîtrisé mardi matin. Mais le vent qui a soufflé toute la journée a attisé certains foyers. Le bilan provisoire est accablant. Environ 250 hectares de végétation sont partis en fumée. L'ONF (office national des forêts) est sur place pour ouvrir l'accès aux pompiers qui évoluent sur un terrain difficile.

Cet incendie va avoir des conséquences graves pour le Piton Maïdo, site inscrit au patrimoine mondial et situé au c?ur du Parc national. Une flore souvent rare et endémique et une faune composée majoritairement d'insectes sont la proie des flammes. Au total 90 espèces végétales et plus d'une centaine d'espèces animales sont menacées par le feu.

Pour le Parc national, une fois l'incendie maîtrisé "il conviendra de faire un état des lieux, afin de mesurer très précisément les atteintes aux milieux naturels et assurer un suivi de la recolonisation des sols brulés". Les dommages à la biodiversité vont être certainement très graves. "Notre mission sera de faire en sorte qu'il y ait le moins d'impacts possibles et d'éviter la recolonisation des terres par des espèces invasives, et notamment l'ajonc d'Europe, au détriment de la végétation indigène", explique le Parc national.

Pour l'instant, l'ONF et le Parc national ne sont pas en mesure de savoir quelles sont les espèces qui ont été touchées. Avec l'aide du conservatoire botanique, ils ne pourront le déterminer qu'une fois l'incendie maîtrisé.

Julie Fioretti pour

   

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