Incendie Maïdo :

Les écologistes font le point


Publié / Actualisé
Europe écologie et la Koopérative Ekologie Réunion (KER) se sont réunis ce vendredi 22 octobre 2010 sur le site du Maïdo pour faire le point "sur les premières leçons à tirer de cet incendie". Et visiblement la première leçon de ces dix jours d'incendie, "c'est le constat d'un véritable problème de réactivité et d'un certain nombre de dysfonctionnements", soulignent les Verts. Ces derniers font références à l'arrivée tardive du bombardier d'eau, les moyens utilisés pour ce type d'incendie et l'accès à l'eau. "Les hésitations et la faible réactivité de certains acteurs montrent, si besoin était, qu'il faut passer à un nouveau type de gestion plus rigoureux des risques", ajoutent-ils.
Europe écologie et la Koopérative Ekologie Réunion (KER) se sont réunis ce vendredi 22 octobre 2010 sur le site du Maïdo pour faire le point "sur les premières leçons à tirer de cet incendie". Et visiblement la première leçon de ces dix jours d'incendie, "c'est le constat d'un véritable problème de réactivité et d'un certain nombre de dysfonctionnements", soulignent les Verts. Ces derniers font références à l'arrivée tardive du bombardier d'eau, les moyens utilisés pour ce type d'incendie et l'accès à l'eau. "Les hésitations et la faible réactivité de certains acteurs montrent, si besoin était, qu'il faut passer à un nouveau type de gestion plus rigoureux des risques", ajoutent-ils.

"La reconnaissance au patrimoine mondial de l'UNESCO nous donne de nouvelles obligations", titrent les Verts dans leur rapport. Mais pour eux ce n'est pas tout, car ils pensent déjà aux changements climatiques. "Nous sommes maintenant à l'orée d'une ère nouvelle, celle du changement climatique et des contraintes liées à la nouvelle politique de l'adaptation prescrite par le Grenelle de l'Environnement", indiquent-ils. Pour eux, même si l'incendie n'est pas imputable au changement climatique, il en va d'une situation qui pourrait se reproduire en cas de sécheresse résultant du réchauffement de la planète.

"D'une manière générale, que ce soit pour les risques d'incendie ou les risques d'inondation ou encore de submersion, il faut bâtir un véritable outil de gestion des risques", précisent les Verts dans leur rapport. Cet outil assumerait l'articulation et la coordination de tous les éléments de la chaine du risque que sont la connaissance, la prévention, la protection, la prévision, l'alerte, la gestion de crise, les assurances, l'implication des acteurs et des services de l'Etat. Ils préconisent également d'impliquer davantage les acteurs non institutionnels dans les prises de décisions, notamment les associations environnementales.

"Dans le cadre des politiques d'adaptation, il faut élaborer un plan d'action", préconisent également les écologistes. Plusieurs idées ont été lancées comme "améliorer la ressource en eau". Ils proposent de construire en plus grand nombre des retenues d'eau ou des réservoirs de récupération des eaux fluviales dans le secteur du Maïdo. Le tout accompagné de moyens humains pour les entretenir.

Ils suggèrent également de "renforcer la mémoire du risque". Il s'agirait de collecter tous les enseignements tirer des événements du passé pour en faire une sorte de guide. Ce dernier compilerait les événements ou calamités naturelles, leur ampleur, et les difficultés qu'ont rencontrés ceux qui les ont affronté. "Nous préconisons aussi de faire contribuer les personnes âgées dont l'expérience vécue des incendies ou des catastrophes du passé et de leurs conséquences, peut éclairer sur les choix et les risques actuels et futurs".

Ils soumettent aussi "d'éviter la sanctuarisation institutionnelle et de développer une culture participative de la prévention des risques". Les écologistes rappellent qu'à l'époque de l'incendie en 1988, Jacques Lougnon avait déjà préconisé dans un texte un ensemble de mesures. Il avait notamment proposé de multiplier les accès routiers pour faciliter le travail des pompiers, ou encore de créer un pare-feu de 100 mètres de large régulièrement entretenu par des habitants ou des cantonniers qui ont un intérêt à protéger leur environnement.

Dans le but d'une prise de conscience, les Verts demandent à ce que soit rendu public le coût final de la lutte contre cet incendie en y incluant la venue du bombardier depuis la Métropole. Ils demandent également de chiffrer les services rendus par la biodiversité car sa destruction a un coût.

Enfin, les Verts proposent de créer "une force permanente de protection civile de la zone Océan Indien". "Cette organisation aurait vocation à pouvoir intervenir dans les pays de la zone avec lesquels nous aurions bâti un partenariat", termine Europe Écologie. L'idée de cette force permanente de protection civile de la zone Océan Indien a été reprise par certains responsables européens qui avaient émis l'idée de cette organisation pour l'Europe après les grands incendies de 2007.

Julie Fioretti pour

   

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