Gigantesque incendie dans le massif du Maïdo :

1 500 hectares en feu


Publié / Actualisé
La préfecture indique, ce vendredi 28 octobre 2011, dans un communiqué, que 1 500 hectares ont été parcourus par le feu. Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 octobre 2011, la situation s'est dégradée. Le feu, attisé par un vent violent, a progressé en direction du sud vers la forêt des Makes et vers l'est atteignant le sommet des remparts de Cilaos. Météo France prévoit un renforcement des vents ce vendredi. Ce qui risque de compliquer la tâche des pompiers. La priorité est donnée à la lutte contre la propagation du feu sur le front sud pour tenter de préserver la forêt domaniale des Makes.
La préfecture indique, ce vendredi 28 octobre 2011, dans un communiqué, que 1 500 hectares ont été parcourus par le feu. Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 octobre 2011, la situation s'est dégradée. Le feu, attisé par un vent violent, a progressé en direction du sud vers la forêt des Makes et vers l'est atteignant le sommet des remparts de Cilaos. Météo France prévoit un renforcement des vents ce vendredi. Ce qui risque de compliquer la tâche des pompiers. La priorité est donnée à la lutte contre la propagation du feu sur le front sud pour tenter de préserver la forêt domaniale des Makes.

Ce vendredi au matin, une mission d'appui de la sécurité civile est arrivée. Il s'agit d'un renfort de commandement de 3 personnes, spécialistes de la lutte contre le feu de forêt. "200 autres militaires et sapeurs-pompiers métropolitains sont en cours de mobilisation pour venir épauler et relayer les équipes réunionnaises", précise la préfecture. Au total, plus de 400 personnels luttent toujours contre le sinistre et 8 hélicoptères sont engagés sur zone, dont 4 hélicoptères bombardiers d'eau. Les agents de l'ONF, renforcés par les FAZSOI, les agents communaux de Saint-Louis, Saint-Leu, s'emploient à ouvrir des pistes et construire des pare-feux.

La préfecture souligne que "l'engagement d'un Dash 8 (avion bombardier d'eau - ndlr) à La Réunion a été expertisé par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises". Utilisé dans la lutte contre les feux de forêt pour l'attaque indirecte des feux, le Dash est un avion bombardier d'eau lourd. Son action consiste à larguer des barrières de 10 tonnes de produit retardant, qui permet de multiplier par 10 le pouvoir d'extinction de l'eau et d'éviter la reprise du feu. Mais, selon la préfecture, La Réunion, ne disposant pas d'infrastructures adaptées, les pélicandrômes avec retardant, le Dash 8 ne pourrait que ravitailler et larguer de l'eau. "Son utilité serait limitée. C'est d'ailleurs le bilan dressé après son emploi au Maïdo en 2010. Appareil peu maniable compte tenu de son gabarit, le Dash 8 ne peut pas procéder à des largages de précision dans des zones accidentées, contrairement aux hélicoptères", explique la préfecture.

Compte tenu des conditions météo, cette journée risque de ne pas être favorable à une baisse d'intensité du feu. Météo France prévoit de fortes rafales de vent soufflant cette fois au nord. Ce qui aurait pour conséquence de pousser les flammes vers le secteur qui a déjà brûlé en 2010 et donc d'agrandir encore la zone de ce gigantesque incendie. "Nous sommes en phase critique" ne cachait pas ce vendredi matin, le colonel Boucheron, officier commandant le détachement des sapeurs pompiers présents sur place. 



Jeudi soir déjà il soulignait la complexité du travail des soldats du feu qui doivent s'adapter en permanence à "la configuration changeante du sinistre". Il ajoutait "nous n'avons aucune certitude. Nous sommes obligés de recalibrer nos interventions en permanence. La situation est très complexe et il est maintenant évident que nous engageons un combat de longue haleine".

Présent sur les lieux ce jeudi matin, le préfet de La Réunion, a convié le président du conseil régional et la présidente du conseil général ainsi que les maires des communes concernées par l'incendie "afin, d'une part, de les informer de la situation, et d'autre part, d'envisager dès maintenant les suites qu'exige cet incendie exceptionnel".

Rappelons par ailleurs que selon l'enquête menée par les gendarmes, l'origine criminelle du sinistre ne fait aucun doute. Ce sont des personnes "connaissant bien la région et très au fait des techniques de lutte contre l'incendie" qui ont déclenché, ce mardi après-midi, les six départs quasi simultanés de feu (dont trois dans le massif du Maïdo), indiquent les enquêteurs. Les auteurs de ces faits sont activement recherchés. Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison.

   

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