Tribune libre du PLR :

Jeux des Iles de l'océan Indien : le sport et rien que le sport


Publié / Actualisé
"Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons-nous de nos mutuelles différences" Paul Valéry. La 9ème édition des Jeux des Iles de l'océan Indien vient de s'achever. Parce que la raison d'être de ces Jeux est avant tout et surtout le sport, je veux saluer chaleureusement l'ensemble des athlètes pour leur enthousiasme, pour leur engagement, pour leur fair-play. Et aussi féliciter tout spécialement celles et ceux qui ont vu leurs efforts couronnés par une médaille.
"Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons-nous de nos mutuelles différences" Paul Valéry. La 9ème édition des Jeux des Iles de l'océan Indien vient de s'achever. Parce que la raison d'être de ces Jeux est avant tout et surtout le sport, je veux saluer chaleureusement l'ensemble des athlètes pour leur enthousiasme, pour leur engagement, pour leur fair-play. Et aussi féliciter tout spécialement celles et ceux qui ont vu leurs efforts couronnés par une médaille.

Tous ces sportifs ont eu à cœur de défendre leur discipline. Ensemble, et à travers les différentes compétitions, ils ont réussi à faire que ces Jeux demeurent cette grande fête de l’amitié et de la fraternité et qu’ils soient, une fois de plus, l’occasion des retrouvailles de la jeunesse de nos îles. En communion avec le public, ils ont ainsi honoré les valeurs de l’olympisme. Nous ne pouvons que les en remercier.

Si le bilan sportif est positif, il n’en va pas de même sur les plans politique et diplomatique. Depuis la déclaration du Premier ministre français à Mayotte, il y a quelques semaines, jusqu’au départ de la délégation comorienne lors de l’ouverture des Jeux, l’enchaînement des faits est dans tous les esprits.

Créés en 1979 à La Réunion, les Jeux des Iles de l’océan Indien ont, dès le départ, eu comme ambition de rapprocher, par l’intermédiaire du sport, des peuples et des îles que des évolutions politiques différentes avaient éloignés en dépit d’une évidente proximité géographique et d’une histoire, à bien des égards, commune.

Le sport est l’un des meilleurs vecteurs de la coopération régionale entre les îles du sud-ouest de l’océan Indien. Ni la Guerre froide et ses prolongements ni les diverses revendications territoriales n’ont gravement perturbé les différentes éditions. Avec patience, avec intelligence, avec rigueur aussi, les responsables successifs des Jeux ont su forger un code de bonne conduite et de respect mutuel. La Charte des Jeux a été adoptée à l’unanimité en 2009. Elle prévoit avec précision les dispositions relatives à Mayotte.

Il est saisissant de constater à quel point ce texte consensuel a pu être mis à mal en si peu de temps.

Il est incompréhensible que le Comité International des Jeux des Iles et le Comité d’organisation des 9èmes Jeux des Iles (le CIJ et le COJI) aient été ainsi transformés en instances diplomatiques chargées de régler le contentieux entre la France et les Comores à propos de Mayotte, et qui relève des seules relations bilatérales entre Paris et Moroni, comme le rappelait tout récemment encore le Secrétaire Général de la COI, M. Jean-Claude de l’Estrac. Les solutions pour prendre en compte à la fois le choix des Mahorais et la souveraineté des Comores ne sont pas du ressort des Jeux (fussent-ils de l’océan Indien) et ne relèvent nullement des instances sportives.

Cette confusion dans les responsabilités n’a pu donner lieu qu’à des décisions dictées par l’urgence et, par là même, contestables et contestées. S’il est encore trop tôt pour qu’on puisse mesurer l’ampleur des conséquences diplomatiques, il est urgent que le sport retrouve la place qui doit être la sienne et continue de rapprocher toute la jeunesse des îles de l’océan Indien dans cet esprit de concorde prôné par Pierre de Coubertin.

C’est pourquoi je propose la création d’un " Comité des Sages ", composé de représentants de chacune des îles, qui sera chargé d’une part, de dresser le bilan exhaustif de cette 9ème édition et, d’autre part, de proposer des solutions qui visent à exclure toutes les interférences politiques et diplomatiques de cette grande fête appréciée de tous, et dont on ne peut que souhaiter la pérennisation.

Le maintien des Jeux des Iles de l’océan Indien est à ce prix. L’avènement d’une véritable coopération régionale l’est aussi.

Huguette Bello, députée de La Réunion

   

8 Commentaire(s)

Alexandra, Posté
Je constate que le PLR reprend sur le fond les m^mes arguments que le PCR? faut il s'en réjouir?
en tout cas, merci à Imaz press de relayer la position du PLR et de madame Bello
Le comité des ages est bon moyen de reprendre l'initiative et couper l'herbe sous les pieds du PCR qui avait voulu d'^tre en pointe sur ce dossier
heureusement qu il y a imaz press pour donner au PLR l'écho qu'il mérite et de tourner la page du PCR





Gégé, Posté
Je suis entièrement d'accord. Madagascar
Eliard, Posté
Au fond, Mme Bello dit comme la majorité des politiques, Fontaine par ex, mais comme c'est elle, certains sortent leur révolver par instinct : de quoi avez vous peur ?
Patrick, Posté
Exactement Mme Bello! Un comité des sages! Et d'ailleurs vous devriez en faire partie. Vous seriez plus utile et plus à votre place qu'à la région je pense. Bravo continuez!
Lisa, Posté
Si l'auteur du post précédent avait pris la peine de lire ne serait ce que le titre de l'article , il aurait compris que c'est exactement ce que demande Mme Bello. Mais bon, il y a des réflexes conditionnés partout.
Pierre, Posté
Une parole digne d'une Présidente, on ne peut pas en dire autant de tous les politiques
Loane, Posté
un comité de sage dont vous ! MDR
STOP, Posté
Il a été demandé aux politiciens de la fermer ! Oté Madame la Député, ou lé plus gros tête que tout le moun ou !