Pour assurer la continuité pédagogique :

Le Port : remise d'ordinateurs à 100 familles en situation de fracture numérique


Publié / Actualisé
La ville du Port fait partie des communes de La Réunion ayant décidé de ne pas rouvrir ses écoles lors de la rentrée du 18 mai. Dans le cadre de la continuité pédagogique et de l'apprentissage distanciel pendant la crise sanitaire, 100 familles en situation de déconnexion numérique se sont vues remettre un ordinateur. Une attribution possible grâce au partenariat entre la ville, l'association de réemploi informatique AGAME et un fournisseur d'accès à internet. Trois de ces 100 familles ont reçu leur ordinateur ce vendredi 15 mai 2020, à la friche du Port. (Photo aa/www.ipreunion.com)
La ville du Port fait partie des communes de La Réunion ayant décidé de ne pas rouvrir ses écoles lors de la rentrée du 18 mai. Dans le cadre de la continuité pédagogique et de l'apprentissage distanciel pendant la crise sanitaire, 100 familles en situation de déconnexion numérique se sont vues remettre un ordinateur. Une attribution possible grâce au partenariat entre la ville, l'association de réemploi informatique AGAME et un fournisseur d'accès à internet. Trois de ces 100 familles ont reçu leur ordinateur ce vendredi 15 mai 2020, à la friche du Port. (Photo aa/www.ipreunion.com)

Ce vendredi 15 mai 2020, la ville du Port représentée par son adjointe à la cultutre Annick Le Toullec, Buron Pichon, président et fondateur de l'association AGAME, et Frédéric Le Boterve, diecteur adjoint du fournisseur d'accès à internet, ont remis des ordianteurs à trois familles portoises en situation de déconnexion numérique. Le fruit du travail et partenariat des trois entités pour que se poursuivent au mieux la continuité pédagogique pendant la crise sanitaire, alors que les écoles du Port ne rouvriront pas pour la rentrée du lundi 18 mai. Au total, ce sont 100 familles identifiées qui bénéficieront de l'initiative. 

"Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, il apparaît que les inégalités sociales et scolaires se creusent davantage. La ville du Port souhaite agir contre les inégalités sociale et d'accès à l'éducation", explique Annick Le Toullec. Le confinement a mis à nu la difficulté pour certaines familles d'assurer seules le suivi pédagogique de leurs enfants, le manque d'équipement informatique ou de connexion à internet ou le besoin pour d'être accompagnées dans l'utilisation du numérique lorsqu'elles en disposent.

"La fracture sociale est une chose. Quand on y ajoute une crise sanitaire et une crise de connexion numérique, on va face à des drames qui sont évidents. Internet est devenu incontournable aujourd'hui. On le voit actuellement, sans internet les enfants ne peuvent plus suivre les cours correctement, les parents ne peuvent plus faire les démarches administratives dont ils ont besoin. Avec le confinement, on se rend compte encore plus de l'écart qu'il y a", constate Frédéric Le Boterve.

- "Continuer au-delà du confinement" -

Aujourd'hui on estime à 20% la proportion d'élèves du primaire et du collège de La Réunion en situation de fracture numérique, sans matériel ni connexion internet. Si l'opération en est à sa genèse, l'ambition est clairement de la poursuivre après que la crise sanitaire soit passée. 

"Est-ce normale qu'il n'y ait qu'un ordinateur portable pour une fratrie de 3 ou 4 enfants ? Est-ce normal que les parents et leurs enfants n'aient pas accès aux derniers devoirs ?", interroge Bruno Pichon, dont l'association reconditionne des ordinateurs et se veut fleuron de l'économie circulaire. "Nous avons déjà distribué 40 ordinateurs. Les livraisons seront effectuées dans la semaine aux domiciles des familles. L'objectif est de continuer à alimenter cette chaîne de solidarité au-delà du confinement."

Pour faire de ce souhait une réalité, les dons sont nécessaires. Bruno Pichon appelle donc tous professionnel ou particulier disposant d'un parc informatique inutilisé à en faire don à l'AGAME, qui se chargera ensuite de les rendre comme neufs pour des familles dans le besoin.

"Ce serait un très mauvais jeu de faire une opération comme celle-ci pendant le confinement et d'arrêter juste après. Les gens qui en ont besoin en ont toujours besoins après le confinement. C'est le devenir de chacun qui est en jeu", confirme Frédéric Le Boterve, soutenant que la crise a mis tous les acteurs de la chaîne sociale face à leurs responsailités. 

www.ipreunion.com / [email protected]

   

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