[EN DIRECT] Lutte contre la dengue :

Le Port : les premiers moustiques mâles stérilisants sont lâchés


Publié / Actualisé
Un premier lâcher de moustiques mâles stérilisants a lieu ce vendredi 13 mai 2022 à la Rivière des Galets (le Port). Organisés par la commune portoise et ses partenaires de la santé publique, cette opération a lieu dans le cadre de la lutte contre la dengue. 3.000 moustiques ont été lâchés. Suivez notre direct (Photos mm/www.ipreunion.com)
Un premier lâcher de moustiques mâles stérilisants a lieu ce vendredi 13 mai 2022 à la Rivière des Galets (le Port). Organisés par la commune portoise et ses partenaires de la santé publique, cette opération a lieu dans le cadre de la lutte contre la dengue. 3.000 moustiques ont été lâchés. Suivez notre direct (Photos mm/www.ipreunion.com)

Notre journaliste est sur place, suivez son direct :

Ce vendredi, 3.000 moustiques stériles ont été lâchés dans le quartier de la Rivière des Galets au Port. Ce quartier n’a pas été choisi au hasard. "On voulait un milieu urbain déjà exposé à la dengue depuis plusieurs années", explique Julien Cattel, chercheur et responsable du projet à Symbiotic. L’objectif pour le scientifique, "protéger un quartier et limiter l’exposition à la dengue". La semaine prochaine, se seront entre 15.000 et 20.000 moustiques qui vont être relâchés pendant quatre mois.

"La ville du Port a traversé une mauvaise passe l'année dernière" rappelle Armand Mouniata, deuxième adjoint en charge de l'environnement, alors que la commune a en effet fait partie des plus touchées lors de la forte hausse de l'épidémie en 2021. Pour autaant l'épidémie a fortement baissé cette année, mais pour l'adjoint, "il vaut mieux prévenir que guérir, l'idée c'est de mettre en place les moustiques aujourd'hui, mais on ne lâche pas, on continue à travailler pour éradiquer la totalité de la maladie".

Nous avons nous-mêmes testé l'efficacité du dispositif en mettant notre main dans la "boîte à moustiques". Résultat : pas de piqûre, les moustiques mâles stériles viennent simplement se poser sur la main, sans conséquence. Regardez :

Le taux de perte est d'environ 5%, tous ne survivent pas au lâcher. Les insectes sont mis au point en laboratoire."On a utilisé une bactérie connue chez les moustiques stériles qu’on a intégré dans des oeufs de moustiques tigres", explique Julien Cattel. Des mâles et femelles sont produits. "Les mâles sont lâchés dans la nature et les femelles sont gardées en laboratoire pour renouveler les élevages et lâcher chaque semaine de nouveaux moustiques".

Pour savoir si cette technique est efficace, il faut attendre 4 à 6 semaines. "Après cela on va voir que le taux d'éclosion des oeufs va diminuer." Les scientifiques se rendent sur les spots surveillés pour mesurer l'impact du dispositif, en regardant les pontes des femelles. Si les oeufs sont vides, sans embryon à l'intérieur, la technique est efficace. C'est ce qu'on appelle une zone témoin.  Le laboratoire va lâcher 5 à 10 fois plus de mâles stériles qu’il y a de mâles sauvages dans la nature. "Quand on aura inondé le quartier, les femelles vont s’accoupler avec les mâles stériles et le taux de cas de dengue va chuter", précise Julien Cattel.

Si 3.000 moustiques sont relâchés aujourd'hui, l'objectif final est, d'ici 2024-2025, de "répondre aux demandes des communes et produire plusieurs millions de moustiques stériles", conclut le scientifique Julien Cattel.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Un peu tardif non ' Mais bon, mieux vaut tiare que béret comme dirait le pape (ou le basque...)