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Objectif 1000 veut savoir ce qui se passe sous l'océan


Publié / Actualisé
Que se passe-t-il à 1 000 mètres de fond au large de La Réunion ? Quelle vie à cette profondeur ? Connaissons-nous les espèces présentes ? Beaucoup de choses restent à découvrir sur ces grandes profondeurs difficilement accessibles. Elles offrent un champ d'exploration énorme. Nous publions ci-dessous le communiqué de presse d'Objectif 1000. (Photo : Objectif 1000)
Que se passe-t-il à 1 000 mètres de fond au large de La Réunion ? Quelle vie à cette profondeur ? Connaissons-nous les espèces présentes ? Beaucoup de choses restent à découvrir sur ces grandes profondeurs difficilement accessibles. Elles offrent un champ d'exploration énorme. Nous publions ci-dessous le communiqué de presse d'Objectif 1000. (Photo : Objectif 1000)

"A l’heure où la biodiversité fait partie des préoccupations majeures, à l’heure où de nombreuses espèces disparaissent avant même d’être répertoriées, La Réunion se doit de profiter de l’accessibilité de ces milieux pour lancer des campagnes de prospection." nous dit Patrick Durville, Directeur scientifique de la mission océanographique qui se déroulera à La Réunion du 11 avril au 30 mai 2022. Les 3 porteurs de projets, le Muséum d'Histoire naturelle de La Réunion - Conseil Départemental de La Réunion, l’association Sciences Réunion et le cabinet d'études Galaxea, mutualisent leurs compétences afin d'effectuer des prélèvements à 1000 mètres de profondeur, au large de La Réunion, pendant 20 journées de travail.

Les premiers résultats au 20 mai 2022 :

9 stations ont été réalisées sur une vingtaine de prévues. De nombreuses opérations ont été effectuées malgré une météo difficile :

- 8 casiers ont été posés
-11 palangres ont été déployées
- 8 dragages ont été effectués
- 5 prélèvements pour l’ADNe
- 6 prélèvements pour les micro-mollusques
- 4 prélèvements pour les micro-plastiques

Le substrat

Les mini-dragues qui permettent de collecter le substrat ont montré sur pratiquement chaque station une vase très fine et fluide (comparable à du yaourt). Elle semble contenir très peu d’organismes hormis quelques micro-mollusques.

On y trouve de nombreux squelettes d’organismes planctoniques, des spicules, des coquilles et curieusement de nombreux otolithes, ces petites pièces osseuses de l’oreille interne des poissons.

Quelques roches ont été ramenées par les mini-dragues. Il s’agit en fait de conglomérats d’organismes qui se sont accumulés et se sont soudés pour former un substrat dur. C’est peut-être la première description de ce genre de formation à La Réunion.

Nous avons également collecté des scories et des pierres volcaniques non érodées, montrant qu’elles ne sont pas issues d’un transport par une rivière. Peut-être s’agit-il de très anciens restes d’éruption du Piton des neiges. Ce sont les géologues qui nous fourniront les réponses.

Les poissons

Les poissons sont capturés essentiellement par les palangres, puis par les casiers. Un premier inventaire fait état d’une richesse intéressante avec la présence de quelques espèces particulières. Un total de 22 spécimens a déjà pu être comptabilisé. 7 espèces différentes ont pu être différenciées. La plus abondante est représentée par un poisson de la famille des Synaphobranchidae appelé encore " anguilles égorgées ".

   

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