Lutte contre la délinquance :

Saint-Denis : lancement de l'observatoire municipal de la tranquillité publique


Publié / Actualisé
Ce vendredi 1er juillet 2022, le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) de Saint-Denis a présenté son nouvel outil : l'observatoire municipal de la tranquillité publique. Cette instance se base sur quatre grands axes : "renforcer la prévention, lutter contre les facteurs de risque, maintenir la tranquillité publique et favoriser le vivre ensemble."
Ce vendredi 1er juillet 2022, le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) de Saint-Denis a présenté son nouvel outil : l'observatoire municipal de la tranquillité publique. Cette instance se base sur quatre grands axes : "renforcer la prévention, lutter contre les facteurs de risque, maintenir la tranquillité publique et favoriser le vivre ensemble."

L'observatoire municipal de la tranquillité publique "est le fruit d'une coopération entre la commune, la préfecture, la procureure et la police de la ville de Saint-Denis", selon le préfet de La Réunion Jacques Billant. L'objectif est de "lutter contre le sentiment d'insécurité ressentit par un grand nombre de Dyonisiens, en mettant en place plusieurs outils pour mieux recueillir les données relatives aux différents faits de délinquance rencontrés à Saint-Denis".

La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a expliqué que "cet observatoire sera expérimenté sans attendre sur plusieurs zones de la ville de Saint-Denis, dans lesquelles les nuisances sont particulièrement visibles".

La lutte contre les VHU et les dépôts sauvages, la consommation abusive d’alcool sur la voie publique, la prostitution, l’errance des personnes, l’usage et la vente de stupéfiants, les jeux d’argent, font partie des principales thématiques de lutte contre la délinquance

Le Centre-Ville, l’aire de loisirs du Brûlé, le Chaudron, le coeur vert familial ainsi que le parc Tamarin ont été retenus pour l'expérimentation de différents modes d’actions. "La coordination entre les effectifs de la police municipale et de la police nationale permettra, lorsque les effectifs des forces de l’ordre n’interviendront pas en simultané, de garantir une prise en compte plus effective de ces problématiques. Les services de la police municipale agiront de jour, et la police nationale de nuit" précise la mairie.

Le rôle de cet observatoire est donc "d'avoir une meilleure connaissance des causes des troubles de la tranquillité publique grâce au recueil de données, pour agir de façon mieux ciblée et mieux proportionnée" a commenté la maire. Écoutez



Cet observatoire s'inscrit dans la continuité de la convention signée en 2021 par le CLSPD, qui visait à renforcer le partenariat entre la police municipale et la police nationale pour mieux répondre aux actes de délinquance.

La volonté des différents acteurs de lutte contre la délinquance à Saint-Denis semble porter ses fruits. Selon la procureure Véronique Denizot "la délinquance a baissé de 9% entre le premier semestre de 2022 par rapport au premier semestre de 2021. 2.200 faits de délinquance ont été relevés, contre 2500 en 2021 sur cette même période.". Dans le même temps "elle n'a baissé que de 3% sur l'ensemble de La Réunion, et a augmenté de 13% sur cette même période sur le territoire national."

Des chiffres que Jacques Billant et Ericka Bareigts qualifient de "très bons, bien qu'insuffisants pour s'en contenter". La maire de Saint-Denis attribue ces résultats à "la politique publique de cohésion et de vivre ensemble réalisée par la municipalité, en particulier dans les quartiers difficiles". Selon elle, 27 millions d'euros sont investis chaque année dans la politique associative.

Cet observatoire de la tranquillité publique à vocation à "continuer à rendre plus agréable le cadre de vie des Dionysiens".

tr/www.ipreunion.com / [email protected]

 

   

2 Commentaire(s)

Poupette, Posté
on demande a voir, déjà au chaudron ils ne peuvent rien faire contre les rodéos, les policiers ne viennent même pas quand on les appelle; j'ai près de 50 ans et le vivre ensemble c'est que dans la bouche de nos politiciens car eux n'habitent pas dans les quartiers populaires ! ils ne sont pas embêtes pas des voisins bruyants et si c'est le CAS on viendrait à leur secours
Justine, Posté
Ericka Bareigts aime sa ville, elle se bouge. Qu'en pensent les Maires des autres villes de la Réunion ' Vont-ils suivre '