Elections législatives :

Ces 92 candidats qui lorgnent sur 7 postes à l'Assemblée nationale


Publié / Actualisé
Les 12 et 19 juin 2022, les Réunionnais se rendront aux urnes pour élire les 7 députés qui les représenteront à l'Assemblée Nationale. Ils sont 92 candidats à se présenter sur les 7 circonscriptions pour obtenir un siège très convoité compte tenu des enjeux nationaux. Pour la République En Marche, il s'agira d'essayer de gagner des sièges sur un territoire qui a clairement marqué sa défiance vis-à-vis d'Emmanuel Macron lors des élections présidentielles, il y a un mois et demi. A l'opposé, la NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale) ambitionne de rééditer les bons résultats du premier tour de la présidentielle malgré une forte division des forces de gauche localement. Le Rassemblement National tentera quant à lui d'exister même s'il apparait difficile pour le parti de Marine Le Pen peine traditionnellement lors des élections locales. Enfin, des surprises ne sont pas à exclure dans certaines circonscriptions où absolument rien n'est joué. Tout cela se déroulera dans un contexte de probable forte abstention témoignant du désintérêt croissant des Réunionnais vis-à-vis de la classe politiquer réunionnaise. Tour d'horizon des enjeux de ce scrutin (Photo AFP)
Les 12 et 19 juin 2022, les Réunionnais se rendront aux urnes pour élire les 7 députés qui les représenteront à l'Assemblée Nationale. Ils sont 92 candidats à se présenter sur les 7 circonscriptions pour obtenir un siège très convoité compte tenu des enjeux nationaux. Pour la République En Marche, il s'agira d'essayer de gagner des sièges sur un territoire qui a clairement marqué sa défiance vis-à-vis d'Emmanuel Macron lors des élections présidentielles, il y a un mois et demi. A l'opposé, la NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale) ambitionne de rééditer les bons résultats du premier tour de la présidentielle malgré une forte division des forces de gauche localement. Le Rassemblement National tentera quant à lui d'exister même s'il apparait difficile pour le parti de Marine Le Pen peine traditionnellement lors des élections locales. Enfin, des surprises ne sont pas à exclure dans certaines circonscriptions où absolument rien n'est joué. Tout cela se déroulera dans un contexte de probable forte abstention témoignant du désintérêt croissant des Réunionnais vis-à-vis de la classe politiquer réunionnaise. Tour d'horizon des enjeux de ce scrutin (Photo AFP)

• Première circonscription : la gauche unie face à une droite divisée

La premire circonscription est une des rares circonscriptions à voir la gauche unie derrière son candidat. En l’espèce, il s’agit de Philippe Naillet, député sortant qui avait succédé à Ericka Bareigts en cours de mandat suite à l’élection de cette dernière en qualité de maire de Saint-Denis (2020).

Philippe Naillet est donc le candidat officiel de la Nupes et les quelques candidats de tendance gauche à se présenter ne semblent pas en mesure de lui faire de l’ombre, que ce soit Corine Gasp (Lutte Ouvrière), Giovanni Payet (La Voix Citoyenne), Ludovic Sautron (Ecologiste), Georges Mithra (divers gauche) ou encore Yvette Duchemann (Ecologiste).

La position de Philippe Naillet semble d’autant plus confortable qu’il a face à lui une droite extrêmement divisée avec plusieurs poids lourds politique en lice lors de ce premier tour à commencer par Jean-Jacques Morel qui ne se présente pas sous l’étiquette des Républicains malgré son engagement historique dans ce parti. L’avocat semble payer sa trop grande proximité avec Didier Robert.

Il tâchera tout de même de convaincre les électeurs en tentant de s’appuyer sur son ancrage de longue date à Saint-Denis. Il devra faire face à la candidate officielle des Républicains, Murielle Sisteron qui pourra compter sur l’étiquette de son parti pour rallier les fidèles à la droite. A noter également la présence de Farid Mangrolia, ancien référent de La République en Marche à La Réunion, qui se présente sans étiquette, tout comme l’ancien président de la chambre de commerce, Eric Magamootoo qui s’est allié pour l’occasion à Thierry Robert.

Le Rassemblement National est présent sur cette circonscription en la personne de Gäelle Lebon mais cette dernière a peu de chance de pouvoir se hisser au second tour, tout comme les autres candidats présents sur la ligne de départ, Didier Vaïtilingom (Régionaliste), Eric Beehary (Divers), Jean-Alexandre Poleya (Divers centre), Hary Grondin (Divers centre), et Nelsy Guerin.

• Deuxième circonscription : duel de femmes en vue

Dans la deuxième circonscription de La Réunion, 14 candidats se disputent le siège de député pour succéder à Karine Lebon qui avait elle-même repris le flambeau de Huguette Bello suite à son élection en qualité de maire de Saint-Paul en 2020. A l’époque, Karine Lebon avait largement dominé les débats, devançant ses adversaires dès le 1er tour avec 52% des voix et écrasant son opposante de l’époque, Audrey Fontaine, au second tour avec 72% des voix.

Deux ans après, les deux protagonistes sont à nouveau sur la ligne de départ pour ce scrutin. Karine Lebon fait logiquement figure de favorite, ayant le soutien de poids lourds tels que Huguette Bello, Emmanuel Seraphin, maire de Saint-Paul, et Olivier Hoarau, maire du Port. Elle a par ailleurs obtenu l’investiture de la Nupes, confortant son positionnement à gauche de l’échiquier politique que Vincent Defaud (Ecologistes), Sulliman Soilihi (Divers extrême gauche), Nicolas Legentil (Divers extrême gauche) ou encore Erick Fontaine (Régionaliste) devraient très difficilement contester.

Reste à voir si la popularité de Huguette Bello est restée intact dans cette circonscription dont elle a été députée de 1997 à 2020. Ce scrutin fera figure de test pour la présidente de Région, un an après son accession à ce poste.

Audrey Fontaine espère en tout cas que ce test lui sera favorable. La jeune fonctionnaire territoriale, opposante farouche au sein du conseil municipal saint-paulois, peut compter sur la droite unie à ses côtés. Mais pas seulement puisqu’elle a réussi l’exploit d’obtenir l’investiture des Républicains et le soutien de la République En Marche, deux camps qui semblent irréconciliables au niveau national. 

Audrey Fontaine fait donc valoir cette posture de trait d’union entre la droite et la majorité présidentielle pour tenter de convaincre les électeurs qu’elle pourrait être une bonne députée pour La Réunion.

Dans ce duel de femmes, les autres candidats semblent difficilement en mesure de rivaliser, que ce soit Michelle Graja (Rassemblement National), Virginie Péron (Régionaliste), Karine Infante (Régionaliste), Véronique Ferrier (Divers droite), Alix Mera (Divers souverainiste), Emmanuel Georgette (Divers), Stéphane Chen-Tzu-Kuong (Reconquête), ou encore Laurent-Philippe Hoarau (Divers).

• Troisième circonscription : le pari de TAK dans une circonscription très divisée

13 candidats sont en lice dans cette circonscription où la ville du Tampon pèse de tout de son poids compte tenu de sa démographie, comparée à Cilaos, l’Entre Deux et la Rivière Saint-Louis.

Fort de ce poids non négligeable, le maire du Tampon fait le pari de pousser son fils, Patrice Thien-Ah-Koon, à la députation, avec le soutien de la maire de Saint-Louis, Juliana M’Doihoma, et plus surprenant, celui de Jacques Técher, maire de Cilaos, qui siège pourtant dans la majorité régionale de Huguette Bello. Reste à voir si Patrice Thien-Ah-Koon parviendra à convaincre les électeurs et à faire oublier l’image du " fils de " qui exaspère de plus en plus les électeurs.


D’autant plus qu’il est dans une configuration où la droite est divisée avec deux autres adversaires de taille.

D’abord Nathalie Bassire (Divers droite), la députée sortante qui se présente cette fois sans étiquette. Si en 2017, elle avait réussi à éteindre le candidat de TAK, Jacquet Hoarau, avec 56,44% des voix au second tour, la partie s’annonce autrement plus ardue pour Nathalie Bassire lors de ce scrutin. En effet, cette dernière ne bénéficie plus de la dynamique d’union de la droite. Tout comme Jean-Jacques Morel, elle semble payer sa grande proximité avec Didier Robert et n’a pas obtenu l’investiture des Républicains.

Elle devra aussi en découdre avec Bachil Valy, maire de l’Entre-Deux investi par la République en Marche qui ambitionne de faire ses premiers pas au Palais Bourbon. La tâche s’annonce là encore difficile pour ce dernier qui ne s’attendait certainement pas à ce qu’André Thien-Ah-Koon tente de lui barrer le chemin. Cette élection pourrait laisser des traces, notamment au sein de la CASUD et en perspective de la création d’une communauté d’agglomération des hauts ambitionnée par le maire du Tampon.

Cette situation peut-elle profiter à la gauche ? Pas sûr puisqu’elle est elle-même divisée. L’union des gauches a difficilement accouché d’une investiture en faveur d’Alexis Chaussalet, non sans dommages collatéraux puisque Rémy Bourgogne qui briguait aussi cette investiture a décidé de maintenir sa candidature. S’ajoute à ce ballet le PCR qui soutient Aurélie Vigne, et le Parti Socialiste qui soutient l’ancien député Jean-Jacques Vlody. Cette division pourrait coûter très chère à la gauche qui n’est même pas sûr d’avoir un candidat au second tour dans cette circonscription.

Par ailleurs, d’autres candidats tentent de succéder à Nathalie Bassire, à savoir Antoine Fontaine (Vivre la Réunion), Didier Técher (Divers centre), Raphaël Dijoux (Ecologiste), Yves Thebault (Lutte Ouvrière), Didier Hoareau (Rassemblement National), Sandrine Moukine (Debout la France).

• Quatrième circonscription : qui pour détrôner David Lorion ?

11 candidats sont en lice dans la 4ème circonscription qui comprend Saint-Pierre, Saint-Joseph et Petite-Ile. Une circonscription où, logiquement, Saint-Pierre pèse plus fortement et peut faire l’élection. Ce qui permet de penser que le député sortant, David Lorion, est favori pour sa réélection. Ce dernier, investi par les Républicains, peut compter sur le soutien de son maire, Michel Fontaine, tout comme celui du maire de Petite Ile, Serge Hoareau.

D’autant plus que La République en Marche semble avoir, de façon bienveillante, fait le choix de ne présenter aucun candidat face au député sortant. Et pour cause, David Lorion semble avoir adoucit son discours vis-à-vis de la majorité présidentielle. S’il a été plutôt dans la posture de l’opposant durant le mandat précédent, il semble cette fois ouvert pour travailler avec une majorité qui serait favorable au président de la République.

Le combat ne semble pour autant pas gagné d’avance puisque David Lorion doit faire face à 10 autres candidats dont celle de l’union de la gauche, Emeline K’Bidi (NUPES) qui a le soutien total du maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton dont elle est l’adjointe. Emeline K’Bidi espère ainsi surfer sur la vague qui a permis à Jean-Luc Mélenchon de terminer en tête à La Réunion au 1er tour des présidentielles. Elle va aussi s’efforcer d’attaquer David Lorion sur sa " Macron comptabilité " pour tenter de glaner des électeurs.

Par ailleurs, d’autres candidats sont sur la ligne de départ dans cette circonscription, à savoir Ruth Dijoux (Ecologiste), Isabelle Payet (Divers), Annie-Claude Boucher (Rassemblement National), Serge Latchoumanin (Divers extrême gauche), Sharif Bemat (Ensemble), Stéphane Albora (Ecologiste), Richard Riani (Divers), Patricia Hoareau (Divers souveraniste) et Rudy Thazard (Régionaliste).

• Cinquième circonscription : Jean-Hugues Ratenon et les autres

Dans la 5ème circonscription, ils sont 9 candidats à tenter de succéder à Jean-Hugues Ratenon (NUPES), lui-même candidat pour conserver son siège. Dans cette circonscription, Jean-Hugues Ratenon part avec l’avantage d’être le candidat de l’union de la gauche. Sa légitimité est certes contestée par David Gauvin (PCR) et par Jean-Yves Payet (Lutte Ouvrière) mais ces derniers ne semblent guère en mesure de faire de l’ombre à l’homme de la France Insoumise. Dans cette configuration, Jean-Hugues Ratenon semble en mesure de se hisser aisément au second tour où il devrait retrouver un candidat du centre, mais lequel ?

En effet, le centre est particulièrement divisé dans cette circonscription avec pas moins de 4 candidats de poids. D’abord Ridwane Issa pour le parti Banian de Patrice Selly qui prépare cette campagne depuis de très longs mois déjà. L’adjoint du maire de Saint-Benoît aura malgré tout fort à faire et pourrait pâtir de cette division qui pourrait hypothéquer le pari de Patrice Selly d’avoir un député au Palais Bourbon.

Autre candidature de poids, celle de Stéphane Fouassin (UDI), maire de Salazie, qui a le soutien des Républicains. Mais ce dernier semble avoir peu de chance de se hisser au second tour compte tenu du poids électoral modeste de Salazie, tout comme Lépoldine Settama-Vidon (Divers centre) qui, malgré une certaine popularité, aura sûrement du mal à percer.

La surprise pourrait venir de Laurent Virapoullé, fils de Jean-Paul Virapoullé qui, pour la première fois, va se frotter à un scrutin. Ce dernier peut se targuer d’avoir l’investiture de La République En Marche et donc essayer de surfer sur la dynamique des présidentielles au niveau national.

Le revers de la médaille, c’est évidemment les scores médiocres d’Emmanuel Macron à La Réunion, ce qui pourrait faire de cette investiture un boulet pour le chef d’entreprise. Par ailleurs, Laurent Virapoullé semble être au cœur d’une guerre fratricide puisqu’il ne serait pas soutenu par son frère, plus connu en politique, Jean-Marie Virapoullé qui semble plus proche de Stéphane Fouassin.Pour sa part, le père a tranché en apportant son soutien à Laurent Virapoullé, une annonce qui pourrait peser dans la balance, tant la voix de Jean-Paul Virapoullé porte encore sur le territoire.

A noter également que le Rassemblement National sera représenté dans cette circonscription par Marie-Luce Brasier-Clain et les Patriotes par Martine Dijoux.

• Sixième circonscription : issue incertaine sur fond de très grande division de la gauche 

13 candidats briguent la députation dans la 6ème circonscription. Le principal fait notable, c’est la multiplicité des candidatures à gauche, et non des moindres.

A commencer par celle de Monique Orphé, l’ancienne députée qui rêve de reprendre son siège à l’Assemblée Nationale. Cette dernière peut compter sur le soutien de parti socialiste et notamment de Gilbert Annette qui bat la campagne pour l’élue dionysienne.

Il faut aussi citer Frédéric Maillot, ancien de " Croire et Oser ", vice-président à la Région, qui a obtenu l’investiture de la Nupes. Il peut compter sur le soutien total de Huguette Bello qui s’investit en faveur de son poulain dans cette circonscription.

Frédéric Maillot croisera par ailleurs le fer avec son ancien allié, Alexandre Laï Kane Cheong qui, malgré son indépendance politique, fait aussi figure de poids lourd de la gauche dans cette circonscription. En effet, " Alek " a déjà démontré sa capacité à rallier l’électorat à ses causes lors des derniers scrutins, notamment lors des municipales 2020 où il a réussi à faire vaciller Maurice Gironcel pourtant bien ancré dans sa commune.

En parlant de Gironcel, c’est la fille du maire de Sainte-Suzanne, Nadine Gironcel Damour, qui vient compléter cette liste de candidats de gauche qui briguent le siège de député. Cette dernière est soutenue par le parti communiste et pourra compter sur les voix de Sainte-Suzanne.

Avec tous ces candidats de poids, difficile de savoir qui parviendra à se hisser au second tour tant les forces sont équilibrées et divisées. Il sera important d’observer l’attitude des candidats battus à l’issue du 1er tour, tout comme les traces que pourraient laisser ce scrutin à la Région.

Cette division ouvre-t-elle un boulevard pour la droite ou le centre ? Pas sûr. Si Nadia Ramassamy, députée sortante, ne peut que se réjouir de cette configuration, il n’est pas certain qu’elle réussisse à se hisser au second tour, malgré le soutien des Républicains. En effet, elle doit ferrailler avec Eric Leung, ancien patron du syndicat patronal CPME, qui est soutenu par la République en Marche et qui tentera de surfer sur la dynamique présidentielle pour se hisser au second tour.

S’ajoutent à ces candidatures celles de Valérie Legros (Rassemblement National), Philippe de Chazournes (Divers extrême gauche), Didier Lombard (Divers Extrême Gauche), Ophélie Clain (Divers souverainiste), Johny Adékalom (Divers centre) Jean-Noël Hoareau (Divers extrême gauche) et Loïs Fanfan (Divers centre). L’issue de ce scrutin est très incertaine dans cette circonscription où il est difficile d’anticiper le nom des deux qualifiés pour le second tour. 

• Septième circonscription : le Thierry Robert "nouveau" en opération reconquête

15 candidats se disputent la députation dans la 7ème circonscription de La Réunion. La grande attraction de ce scrutin est bien évidemment Thierry Robert, l’ancien député-maire de Saint-Leu qui avait été déchu de ses mandats en juillet 2018 pour manquement à ses obligations fiscales. L’homme fort de Saint-Leu, qui a retrouvé son éligibilité en juillet 2021, fait donc son grand retour dans l’arène politique pour ces élections législatives.

L’enfant terrible de la politique locale promet qu’il a changé et qu’il a su tirer les leçons du passé. Les genoux à terre devant le préfet, du passé, tout comme les punchlines du genre " mi vien pou ou ti cok ". Le Thierry Robert " nouveau " se veut être moins impulsif et plus posé, mais toujours avec le même dynamisme.

Ce scrutin sera un véritable test de popularité pour le député qui avait laissé son siège à Jean-Luc Poudroux, qui ne se représentera pas à sa propre succession. Pour Thierry Robert, l’ambition est claire. D’abord retrouver un mandat où il serait visible avant de venir affronter Bruno Domen à Saint-Leu pour reconquérir son fauteuil de maire.
Mais avant cela, il devra faire face à une kyrielle de candidats qui rêvent eux aussi de succéder à Jean-Luc Poudroux. A commencer par Perceval Gaillard, de candidat de l’union de la gauche, qui essaiera de s’appuyer sur son ancrage électoral pour tenter de se hisser au second tour. Au centre, Hélène Coddeville, investie par la République en Marche, et Johan Guillou, soutenu par Juliana M’Doihoma, maire de Saint-Louis et Mathieu Hoarau, maire de l’Etang-Salé, vont tenter de tirer leur épingle du jeu.

Parmi les autres candidats en lice, on peut citer Jérôme Bachou (Ensemble), Karim Juhoor (Divers gauche), Jean-Luc Payet (Lutte Ouvrière), Eric Marcely (Divers souverainiste), Jean-François Nativel (Divers droite), Jonathan Rivière (Rassemblement National), Richelain Catherine (Divers), François Valéama (PCR), Gaël Velleyen (Régionaliste), et Isaline Tronc (Divers droite).

Tous espèrent, dans l’éventualité d’un duel au second tour face à Thierry Robert, rassembler tous les déçus de l’ancien député-maire pour tenter de remporter ce scrutin où rien n’est joué.

• Abstention record en vue

Une fois de plus, le grand gagnant de ces élections législatives pourrait être l’abstention. Selon les derniers sondages, il fait peu de doute que l’abstention au niveau national pourrait atteindre de nouveaux records, après ceux de 2017, avec un taux moyen de 54% (contre 51,33% en 2017). A La Réunion ce taux pourrait s’envoler encore plus haut, confirmant une fois de plus la crise démocratique en cours sur notre île.

Cela est bien sûr la conséquence de la rupture de confiance entre les élus locaux et les Réunionnais, qui s’exprime régulièrement, notamment lors de la crise des gilets jaunes en 2018. Par ailleurs, le sentiment selon lequel Emmanuel Macron pourrait remporter une majorité à l’Assemblée Nationale pourrait démobiliser les électeurs sur un territoire qui voté ouvertement contre le président de la République.

Enfin, les divisions tant à gauche qu’à droite, le peu de visibilité des candidats, et le sentiment que le débat d’idées d’existe plus pourraient parfaire d’achever ce sentiment de rupture qui favorise l’abstention croissante des Réunionnais.

Dans cette perspective, il y a peu de chance qu’on assiste à des triangulaire ou à une élection dès le premier tour dans une des sept circonscriptions. En effet, pour être élu au premier tour, il faut non seulement obtenir la majorité absolue mais aussi un nombre au moins égal à 25% des inscrits, ce qui semble difficilement atteignable. Par ailleurs pour être qualifié au second tour, le candidat doit comptabiliser 12,5% des inscrits. Une faible participation devrait favoriser le duel entre les deux premiers qui sont automatiquement qualifiés pour le second tour.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

5 Commentaire(s)

Phil, Posté
Pour la 3ème , un seul candidat pourra défendre lo peup rényoné contre Macron , c'est Alexis Chaussalet . Si ou vote un autre candidat , c'est comme voter contre ou !
Didier Lombard, Posté
Je ne suis pas un candidat "divers extrême gauche", mais candidat de Lutte ouvrière, trotzkiste, c'est-à-dire communiste révolutionnaire !
Sa ose tout ..., Posté
En mal de reconnaissance et de compétence, y en.a, sa ose tout. Se comparer à Laurent verges alors qu'on.a le profil de mister bean ou de bob l'éponge. Fallait le faire. OMG.
Fouassin erreur de casting , Posté
Fouassin maire de Salazie y veut être député. Un proche de Didier robert qui a cumulé plusieurs poste d élu. Il faut arrêter avec ces cumulards. Okipe déjà de salazie jolie village mais mal géré. Y aime bat carré en plus comme l autre son dalon.
Tout sauf Larem Virapoulle , Posté
50 ans en politique et c'est le vide. St André ville en retard. Quota de pêche, après legines langoustes. Il faut un port. Faut arrêter avec cette dynasties qui ne fait pas avancer la Reunion.