Océan indien :

Petites boutiques rodriguaises


Publié / Actualisé
Rodrigues, son air pur, ses collines, son lagon et sa qualité de vie. Sur ce petit bout de terre appartenant à l'archipel des Mascareignes (Océan Indien), la course à la consommation n'a pas encore fait des ravages. Ici, les légumes s'achètent au marché et les autres courses se font dans les boutiques
Rodrigues, son air pur, ses collines, son lagon et sa qualité de vie. Sur ce petit bout de terre appartenant à l'archipel des Mascareignes (Océan Indien), la course à la consommation n'a pas encore fait des ravages. Ici, les légumes s'achètent au marché et les autres courses se font dans les boutiques
À moins de 3 heures de vol de Maurice et de La Réunion, de leurs chaînes de supermarchés véritables temples dédiés à l'adoration du dieu consommation, Rodrigues vit encore au rythme des boutiques et des bazars. Les leaders de la grande distribution n'ont pas encore accosté sur ce territoire autonome dépendant administrativement de la République mauricienne.
Sur les comptoirs des boutiques, les bocaux de bonbons et de petits gâteaux côtoient les sachets de sels et les coupons de tissus. Sur des étagères en équilibre précaires, les produits ménagers cohabitent avec les livres et les jouets.
"Les gens connaissent bien la boutique, ils trouvent tout de suite ce qu'ils cherchent sinon c'est moi qui leur donne" commente Madame Ah Chin Leung qui tient une épicerie bazar dans Jenner Street à Port Mathurin (capitale de Rodrigues).
Deux rues plus loin se trouvent le magasin de Roopeea Preuuth. Mauricien d'origine indienne, il est installé à Rodrigues depuis 37 ans. Avec son épouse, il s'est spécialisé dans le commerce du textile. Étroite et toute en longueur, sa boutique recèle des montagnes de coupons chatoyants en coton, en soie ou en synthétique. Pour trouver son bonheur, il faut fouiller au sens littéral du terme. Il faut aussi discuter avec le couple ce qui est peut-être l'un des meilleurs moments de l'achat.
Il y a aussi Monsieur Yakta et son salon de coiffure pour hommes dans Record Street. On vient chez lui pour se faire couper les cheveux ou tailler la barbe sur l'un des deux fauteuils du salon. Mais on vient surtout pour parler, pour prendre des nouvelles des uns et des autres, pour s'informer des dernières nouvelles, pour prendre l'air du temps ou tout simplement pour prendre son temps.
Ce que l'on sait encore faire à Rodrigues.
   

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