Agroalimentaire :

Le goût du sel


Publié / Actualisé
Vestige d'un passé dans lequel l'île Bourbon devait subvenir à ses besoins en sel, la saline de Saint-Leu, située à la Pointe au sel en direction du sud au bord de la route nationale, a été remise en service en novembre1996 après avoir été abandonnée dans les années 70
Vestige d'un passé dans lequel l'île Bourbon devait subvenir à ses besoins en sel, la saline de Saint-Leu, située à la Pointe au sel en direction du sud au bord de la route nationale, a été remise en service en novembre1996 après avoir été abandonnée dans les années 70
Mémoire de ce temps "lontan", Ti Jean, qui a travaillé presque toute sa vie sur la saline, a donné de précieuses indications pour remettre en état les bassins faits de pierres en basalte taillé. À l'initiative de ce renouveau économique, le conservatoire du Littoral et un paludier de Guérande, appuyés par le conseil général.
Les hommes ont vite retrouvé les gestes d'antan. Pieds nus dans une eau chargée à plus de 400 g de sel par litre, sous le soleil et parfois luttant contre les alizés, ils poussent le sel dans le cristallisoir, le dernier bassin, pour élever les mulons, cônes parfaits dont la blancheur se remarque de loin. Un sel dont on vante ici les propriétés de pureté. Ti Jean se rappelle ce temps où les nombreuses salines permettaient aux habitants et aux animaux de ne pas manquer d'une ressource précieuse. Plus personne ne se souvient où elles se trouvaient. Seul, un nom évocateur rappelle ce temps : la Saline, Etang-Salé.
Malgré des difficultés économiques, les paludiers de la petite entreprise poursuivent inlassablement, chaque jour, le matin, cette récolte.
   

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