Saint-Denis - Arts urbains :

Les graff's investissent le collège de Montgaillard


Publié / Actualisé
Bancs, poubelles, murs... Depuis le début du mois de mai 2011, les graff's ont envahi l'enceinte du collège Montgaillard à Saint-Denis à l'occasion d'un atelier "street art" (art urbain). L'objectif est de favoriser l'accès des collégiens à la création artistique.
Bancs, poubelles, murs... Depuis le début du mois de mai 2011, les graff's ont envahi l'enceinte du collège Montgaillard à Saint-Denis à l'occasion d'un atelier "street art" (art urbain). L'objectif est de favoriser l'accès des collégiens à la création artistique.
À l'initiative de cet atelier "street art" se trouve Joseph Strub, un jeune travaillant à la cafétéria de l'établissement. "Laisser exprimer les collégiens à travers l'art", tel est le but du projet. "Au collège, les élèves ont la possibilité de s'exprimer par le biais des activités sportives. Malheureusement, tous n'y ont pas accès ou ne sont pas intéressés", explique-t-il.

Avec le soutien de l'équipe pédagogique, Joseph Strub monte alors l'opération "des artistes dans un collège" dans le cadre de son service civique. L'idée lui est venue en surfant sur le net. "Un établissement scolaire de France permettait à des artistes de faire des résidences. J'ai trouvé l'idée intéressante", souligne le jeune homme.

Ainsi, sous la houlette de Jaune et Mégot, artistes référencés dans le milieu, une quinzaine de collégiens ont pu s'initier aux graff's les mercredis après-midi depuis presque un mois.

Formes géométriques et abstraites pour Mégot et des portraits pour Jaune. Armés de leurs bombes, pochoirs et bacs de peintures, les deux artistes ont eu carte blanche afin de redonner une seconde jeunesse et des couleurs au collège de Montgaillard.

L'initiative est plutôt bien accueillie par les élèves. "Au départ, on avait peur qu'ils ne viennent pas et au fur et à mesure, de plus en plus d'élèves se sont déplacés", affirme Joseph Strub. "Il n'y a pas eu de contraintes. Ce n'est pas un club privé mais un lieu où ils peuvent s'exprimer librement", ajoute-il.

Cette opération permet également de rappeler le cadre légal de cet art parfois controversé. "Grâce à Jace, La Réunion a pu connaître ce qu'est le "street art"", rappelle le jeune homme.

L'atelier se terminera ce mercredi 25 mai 2011 par un vernissage en présence des parents, des élèves et des artistes.

Emilie Sorres pour
   

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