Une structure pour venir en aide aux homosexuels exclus :

Un Refuge contre l'homophobie


Publié / Actualisé
Les homosexuels exclus par leur famille auront désormais un refuge. La délégation de La Réunion de l'association le Refuge vient d'ouvrir ses locaux le 16 décembre 2013. Selon les dirigeants de la structure, il s'agit de la première et unique association qui lutte contre l'homophobie à La Réunion. L'objectif premier est de "venir en aide aux jeunes qui sont en rupture avec leur famille, au travail ou à l'école à cause de l'homophobie", explique Stéphane Ducamp, délégué régional du Refuge. " Nous proposons un hébergement d'urgence ainsi qu'un accompagnement psychologique et social à des adolescents et jeunes majeurs rejetés par leurs parents", indique-t-il avant de souligner :"il y a autant d'homophobes à La Réunion, qu'en métropole".
Les homosexuels exclus par leur famille auront désormais un refuge. La délégation de La Réunion de l'association le Refuge vient d'ouvrir ses locaux le 16 décembre 2013. Selon les dirigeants de la structure, il s'agit de la première et unique association qui lutte contre l'homophobie à La Réunion. L'objectif premier est de "venir en aide aux jeunes qui sont en rupture avec leur famille, au travail ou à l'école à cause de l'homophobie", explique Stéphane Ducamp, délégué régional du Refuge. " Nous proposons un hébergement d'urgence ainsi qu'un accompagnement psychologique et social à des adolescents et jeunes majeurs rejetés par leurs parents", indique-t-il avant de souligner :"il y a autant d'homophobes à La Réunion, qu'en métropole".

Actuellement, "la délégation, qui vient d’ouvrir ses portes, ne peut proposer d’hébergements directs. Elle fait cependant le relais avec le 115 (numéro de téléphone du service social d'urgence - ndlr), en collaboration avec le service intégré d’accueil et d’orientation (Siao – ndlr)", indique le délégué régional. Il souhaite que ces locaux servent " d’espace de vie et de liberté où personne ne serait jugée, que ce soit sur sa sexualité ou autre ". Stéphane Ducamp souligne que "les parents peuvent aussi appeler". "Ils doivent s’autoriser à exprimer leurs craintes afin de trouver des solutions", conseille-t-il.

Le Refuge a pour objectif "de faire de la prévention auprès des personnes, des parents mais aussi des institutions", indique Stéphane Ducamp. Aujourd’hui, plusieurs missions se fixent. D’abord, il souhaite "former et informer ceux qui travaillent dans les systèmes sociaux" notamment auprès du centre d’hébergement et d’accueil et d’urgence (Chau). Il a également la volonté de se mobiliser au sein de l’académie dans les collèges et lycée. " Il est important de pouvoir éduquer les gens à la différence et de les aider à mieux comprendre leur propre sexualité", indique Stéphane Ducamp. " Je me bats pour qu’on ne juge pas les gens sur leur orientation sexuelle ", ajoute-t-il. De plus, il annonce que des "ateliers de théâtre, de danse, des projections de films, ouvert à tous, vont être organisés".

Selon Stéphane Ducamp, les problèmes liés à l’homophobie sont bien présents à La Réunion. Il explique qu’il y a "peu d’homophobie publique mais ce n’est pas parce qu’on ne parle pas d’un problème, qu’il n’existe pas". " Il faut arrêter de penser que tout va bien ", déclare-t-il avant de citer de nombreux fait-divers liés à l’homophobie parus dans les journaux. "Des suicides, des jeunes qui se font virer de chez eux, des personnes qui subissent des harcèlements au travail… Il y a un véritable problème lié à la sexualité à La Réunion", ajoute le délégué.

Depuis deux ans et demi, Stéphane Ducamp s’investit dans cette association. Au départ, il s’agissait simplement d’une antenne à La Réunion. En juin 2013, elle est devenue une délégation qui compte environ 17 bénévoles et 80 adhérents. Le Refuge est une association reconnue d'utilité publique. A La Réunion, la structure est principalement financé par des fonds privés. "Les locaux sont généreusement prêtés par le maire de Saint-Denis, Gilbert Annette", souligne le délégué de l’association. L’inauguration des ces derniers aura lieu en février en présence du fondateur et président du Refuge, Nicolas Noguier et du directeur général, Frédéric Gal.

• Pour contacter le Refuge :

- ligne d’urgence : 0692600783

- mail : ré[email protected]

Raphaëlle Sochon pour www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Fabiola de Metropole, Posté
C'est bien de communiquer sur des sujets comme celui-là. J'espère que l'information aidera à changer certains regards. Il y a des progrès encore à accomplir dans la tolérance. Continuez...
Regard , depuis son mobile, Posté
Elles sont belles