Grève dans l'Éducation nationale :

Rendez-vous en septembre


Publié / Actualisé
Les TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Éducation nationale devront attendre jusqu'en septembre prochain pour être fixés sur leur sort. Les syndicats ont annoncé ce mardi 17 juin 2003 qu'un groupe de travail va proposer au gouvernement de faire en sorte que La Réunion ne soit pas concernée par le transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale aux collectivités. Des TOS grévistes ont annoncé qu'ils n'attendront pas cette échéance
Les TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Éducation nationale devront attendre jusqu'en septembre prochain pour être fixés sur leur sort. Les syndicats ont annoncé ce mardi 17 juin 2003 qu'un groupe de travail va proposer au gouvernement de faire en sorte que La Réunion ne soit pas concernée par le transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale aux collectivités. Des TOS grévistes ont annoncé qu'ils n'attendront pas cette échéance
Plusieurs centaines de personnes TOS, conseillers d'orientation, personnel médical, assistants sociaux et enseignants, s'étaient réunis devant la préfecture dès le début de la matinée. L'intersyndicale devait être reçue par le préfet, Gonthier Friedrici, dans le cadre d'une réunion de concertation avec le recteur, Christian Duverger, le président du conseil régional, Paul Vergès et le président du conseil général, Jean-Luc Poudroux.
Un point principal était à l'ordre du jour : le refus des TOS d'être transférés aux dans les collectivités. La réunion a commencé à 11 heures. Elle s'est terminée plus de trois et demie plus tard. Le résultat des discussions n'a visiblement pas été à la hauteur des espérances des grévistes. Devant les grévistes réunis devant l'entrée de la préfecture, Gilbert Romain porte-parole de l'intersyndicale a donné lecture d'un bref communiqué. "Tenant compte du refus de la totalité des TOS d'être transférés dans les collectivités, les présidents de ces collectivités et l'intersyndicale ont convenu de demander au gouvernement de prendre en compte la spécificité de La Réunion. Un groupe de travail va être constitué pour faire une proposition concrète en ce sens à l'État" lisait-il.
Colère dans la foule. "On veut une réponse maintenant pas en septembre" lançaient des manifestants. Jean-Luc Poudroux se faisait huer pour avoir dit "vous êtes sans doute fatigués". Il se fera à peine entendre lorsqu'il ajoutera "nous allons travailler ensemble pour être entendus par le gouvernement".

"Ne pas se tromper d'adversaires"


Paul Vergès pour sa part était applaudi. Et pour cause, le président du conseil régional a toujours dit qu'il n'était ni demandeur ni preneur de personnels transférés. Il l'a répété en incitant les grévistes à faire en sorte que "tous les élus soutiennent la demande de dérogation">.
Les représentants syndicaux essayaient ensuite de prendre la parole. Ils étaient immédiatement hués et accusés de trahison.
Il a fallu de longues minutes avant que Jean-Marc Gamarus de la CGTR arrive à calmer les esprits en demandant aux grévistes de "ne pas se tromper d'adversaires. Nous sommes avec vous dans le combat contre la politique de Raffarin".
Le rassemblement se dispersait peu après dans la plus grande confusion. Certains appelaient à bloquer le centre d'examen du lycée de Saint-André ce mercredi matin. D'autres voulaient aller manifester au Port jeudi matin, jour du rassemblement prévu à Saint-Pierre par l'intersyndicale. Aucune décision n'a été arrêtée sur la suite du mouvement.
   

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