Santé :

Alerte virtuelle à la fièvre aphteuse


Publié / Actualisé
Ce mardi 5 juin 2007, les services de l'état ont organisé un exercice de lutte contre les épizooties, maladies animales très contagieuses. L'alerte a donc été donnée dans la matinée dans un élevage de la Plaine des Cafres par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Toutes les phases du plan de lutte ont pu être testées.
Ce mardi 5 juin 2007, les services de l'état ont organisé un exercice de lutte contre les épizooties, maladies animales très contagieuses. L'alerte a donc été donnée dans la matinée dans un élevage de la Plaine des Cafres par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Toutes les phases du plan de lutte ont pu être testées.
Alerte à la fièvre aphteuse ce mardi 7 juin au matin dans un élevage de bovins et caprins de la Plaine des Câfres. Le scénario mis en place pour tester la capacité de réaction des services de l'Etat en cas d'epizootie a été dévoilé, en temps réel, à tous les protagonistes de la lutte. L'alerte a donc été donnée dans l'exploitation de Monsieur Sanassama, au 15 chemin de Notre Dame de la Paix à la Plaine des Câfres, par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Il a prévenu la direction des services vétérinaires (DSV) d'une suspicion de fièvre aphteuse, maladie réglementée et contagieuse pour les bovins, ovins, caprins et porcins et relevant de la compétence de l'Etat.
Dès cette annonce, la DSV a mis en place la phase dite de "suspicion " du plan de lutte contre les épizooties. Elle permet de tester l'isolement de l'élevage visant à éviter toute diffusion de la maladie potentielle, faire les prélèvements nécessaires à l'identification de la maladie animale en cause et lancer l'enquête épidémiologique permettant de connaître l'origine et l'extension possible de la maladie autour de l'élevage suspect. Ces prélèvements on été transmis au laboratoire de référence de l'AFSSA en métropole (agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Abattage virtuel

Dans l'après-midi, la phase de confirmation de la maladie a été activée. Elle prévoit la mise en place de moyens d'abattage des animaux atteints, l'enlèvement des cadavres et leur incinération. Cette étape était, bien sûr, virtuelle. Par la suite, conformément à la réglementation, la désinfection de l'élevage et des véhicules a été testée, ainsi que le contrôle d'un élevage voisin pour s'assurer de l'absence de diffusion de la maladie. Cette seconde phase permet de tester notamment la coopération des services concernés (DSV, DDE, SDIS, Gendarmerie, GRDSBR, vétérinaires sanitaires et filières d'élevage), de voir comment peuvent être traités les animaux infectés, d'élaborer un plan de désinfection de l'élevage et de contrôle les véhicules et les élevages dans un rayon de 3 kilomètres. Un debriefing sera fait dans la matinée de mercredi 6 juin pour vérifier que l'Etat, collectivités territoriales et la profession agricole ont été opérationnels. L'idée est aussi de déceler les points techniques à valider ou à améliorer.
   

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