Réserve marine :

Des sanctuaires pour le lagon


Publié / Actualisé
Saint-Leu, ce jeudi matin 23 août 2007. La Diren (Direction régionale de l'environnement) et le Parc marin s'apprêtent à poser les balises qui matérialiseront une des cinq zones sanctuaires de la Réserve naturelle marine
Saint-Leu, ce jeudi matin 23 août 2007. La Diren (Direction régionale de l'environnement) et le Parc marin s'apprêtent à poser les balises qui matérialiseront une des cinq zones sanctuaires de la Réserve naturelle marine
L'installation des balises, destinées à rendre tangible le périmètre où aucune activité humaine n'est autorisée, a déclenché la colère d'une poignée de pêcheurs à la gaulette. Une dizaine de personnes s'en est physiquement au directeur de la Diren, Roger Kerjouan. Les éco-gardes et leur directeur, Emmanuel Tessier, sont intervenus pour calmer le jeu et tenter vainement - malgré 45 minutes de pourparlers, les pêcheurs n'ont pas fait bouger d'un iota leur opinion - d'entamer la discussion. Pour apaiser les esprits, la pose des balises sur la côte saint-leusienne a temporairement été repoussée. Les plots ont été déposés dans le calme au large de l'Hermitage

Balisage terminé courant 2008

"Le quotidien des cinq éco-gardes consiste justement à rencontrer des usagers mécontents et à leur expliquer les tenants et les aboutissants", souligne Emmanuel Tessier. En effet, l'aire protégée concentre 80 % des activités maritimes réunionnaises... Mais, les pêcheurs traditionnels sont la première ligne des opposants. La pêche à la gaulette, jugée très destructrice pour cause de piétinement des coraux, est bannie sur toute la barrière de corail entre Saint-Gilles et La Saline. Elle est très réglementée sur le reste de la réserve. Un long travail de sensibilisation et d'information reste donc à mener auprès de tous les publics.
Pour ce faire, la Diren et le Parc marin ont notamment édité une plaquette explicative à 50 000 exemplaires. Plus d'une centaine de panneaux présentant les différentes zones et les usages sera installée aux entrées des lagons.
Mais, la matérialisation des différentes zones (trois au total) rendra enfin tangible les frontières à ne pas franchir. Le balisage installé hier sur quatre des cinq zones sanctuaires, disséminées à travers les 35 km2 de la réserve, est provisoire. Il sera remplacé par des balises flottantes de 4 m de haut et éclairées la nuit. Les différentes zones seront totalement délimitées "courant 2008 pour un montant d'un million d'euros", avance Roger Kerjouan.
   

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