Mobilité :

L'État remet la main à la poche


Publié / Actualisé
Fin janvier 2008, l'État annonçait une baisse de 73 % de ses aides à la mobilité via l'ANT. Une diminution drastique que la Région et les parlementaires ont tenté de contrer en multipliant les interventions auprès du gouvernement. Les efforts engagés ont apparemment porté leurs fruits puisque ce mercredi 5 mars 2008 la préfecture a fait savoir que l'État était prêt à maintenir la dotation au niveau de 2007.
Fin janvier 2008, l'État annonçait une baisse de 73 % de ses aides à la mobilité via l'ANT. Une diminution drastique que la Région et les parlementaires ont tenté de contrer en multipliant les interventions auprès du gouvernement. Les efforts engagés ont apparemment porté leurs fruits puisque ce mercredi 5 mars 2008 la préfecture a fait savoir que l'État était prêt à maintenir la dotation au niveau de 2007.
Alors que les crédits pour 2007 s'élevaient à 11,7 millions d'euros, ceux programmés pour 2008 devaient atteindre seulement 3,06 millions d'euros. Cette mesure, annoncée le 15 janvier 2008, avait été confirmée le 25 janvier par la préfecture. Depuis, la Région, les parlementaires et les familles des candidats au départ n'ont cessé de se battre pour plaider leur cause auprès du gouvernement. Un collectif mobilité vient même d'être créé. En tout, 300 jeunes, parmi lesquels des étudiants et des élèves infirmiers doivent s'envoler prochainement pour le Québec ou la métropole. Les crédits accordés par la Région, qui n'a pas hésité à augmenter sa dotation de 30 % (la portant ainsi à 9 millions d'euros), restent insuffisants pour assurer la qualité de la mobilité offerte jusqu'ici.

Les élèves infirmiers partiront bien

Or, ce mercredi 5 mars 2008, la préfecture a fait savoir au conseil régional que l'enveloppe allouée à l'Agence nationale pour l'insertion et la promotion des travailleurs d'outre-mer (ANT) serait rétablie très prochainement au même niveau que 2007. " Nous avons eu une confirmation orale de la préfecture, explique Wilfrid Bertile, vice-président du conseil régional délégué à la mobilité, nous attendons désormais un acte officiel. Les jeunes en partance pour le Québec et les élèves infirmiers s'en iront, c'est désormais acquis ; pour les autres, nous attendons des informations complémentaires de l'Etat et appelons l'ensemble des Réunionnais à rester mobilisés. Nous espérons que les jeunes qui ont bénéficié de l'aide à la mobilité l'an dernier seront aussi nombreux en 2008 ". Si la mobilité apparaît bel et bien sauvée en 2008, au grand soulagement des étudiants, nul ne sait encore ce que sera la dotation pour les prochaines années.

En 2007, 6 500 jeunes sont partis

En 2007, selon les chiffres de la Région, 6 500 personnes ont bénéficié des aides à la mobilité Parmi elles, des élèves infirmiers, des jeunes partant au Québec et d'autres (environ 4500) s'en allant effectuer des formations professionnelles. Le Projet initiative jeune (PIJ) mobilité a concerné 1 443 candidats. La Formation individualisée en mobilité a touché 413 personnes. Pour le Québec, la Région finance habituellement 18 000 euros par étudiant (sur trois ans), le Québec 25 000 euros (frais de scolarité) et l'État 9 882 euros. Pour les étudiants infirmiers, les 38 mois d'études étaient pris en charge par la Région à hauteur de 18 880 euros et par l'État avec 7 320 euros.
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !