Environnement :

Je trie, tu tries, il ou elle trie...


Publié / Actualisé
Depuis les débuts du tri dans l'île en 2001, la quantité traitée n'a cessé d'augmenter. Ainsi, en 2001, 1 300 tonnes de déchets étaient triés contre 15 000 aujourd'hui. Une avancée encourageante mais minime par rapport aux 430 000 tonnes de déchets produites chaque année (source : Diren). Pourtant, il est possible de trier facilement le papier, le carton, l'aluminium, le verre, l'acier et le plastique grâce aux bornes d'apport volontaire, ou, plus simplement, grâce à la poubelle au couvercle jaune.
Depuis les débuts du tri dans l'île en 2001, la quantité traitée n'a cessé d'augmenter. Ainsi, en 2001, 1 300 tonnes de déchets étaient triés contre 15 000 aujourd'hui. Une avancée encourageante mais minime par rapport aux 430 000 tonnes de déchets produites chaque année (source : Diren). Pourtant, il est possible de trier facilement le papier, le carton, l'aluminium, le verre, l'acier et le plastique grâce aux bornes d'apport volontaire, ou, plus simplement, grâce à la poubelle au couvercle jaune.
Cycléa est une société anonyme d'économie mixte locale (SAEML) détenue à 74,4 % par le TCO. Son c?ur de métier est le tri, avec la collecte des bacs jaunes du TCO, le pré-tri des déchets industriels et la gestion de 8 déchetteries dans l'Ouest. L'entreprise travaille aussi dans le négoce des déchets recyclés, la régénération des matières issues du tri et possède un département d'études. Le taux de refus des déchets collectés en bacs jaunes est encore élevé : 25 % des déchets qui atterrissent chez Cycléa sont en effet refusés car ils ne correspondent pas aux matières attendues. La collecte sélective est encore jeune à La Réunion. Mais, avec l'influence croissante des enjeux inhérents au développement durable, le réflexe du tri est en train de passer peu à peu dans les mentalités. Pour le bien-être de la nature réunionnaise, de la population et de l'économie locale.

Que deviennent nos déchets ?

Selon la préfecture, actuellement, moins de 5% du total des déchets ménagers produits sont valorisés. Certes balbutiante, la filière possède cependant un beau potentiel de développement. Les cartons et les papiers peuvent être recyclés jusqu'à sept fois. Triées et séparées, les différentes qualités sont traitées, mises en balles et revendues à des papetiers d'Asie. Les cartons d'origine commerciale et industrielle sont également revendus par Cycléa. Les cartons provenant de la collecte sélective sont commercialisés par une autre société vers l'Inde, la Chine ou l'Indonésie. En 2007, Cycléa a trié 2 153 tonnes de papiers et 642 tonnes de cartons issus de la collecte des ménages auxquels il faut ajouter ceux des industriels. Quant au plastique (363 tonnes réceptionnées en 2007), c'est une matière synthétique qui peut être retravaillée à outrance et trouve d'étonnants nouveaux usages après retraitement : tuyaux en PVC, pulls, coques de sièges autos... Le PEHD (flacons opaques type flacons de Soupline,de Javel) et le PET (flacons transparents) sont triés puis revendus hors du département. Une partie du PEHD est traitée directement par Cycléa qui produit des petits granulés revendus en tant que matières premières secondaires à des industriels. Recyclable à l'infini, le verre est trié par les usagers qui le portent directement dans les points d'apport volontaire (il ne passe donc pas par le centre de tri Cycléa). Ensuite, le verre est acheminé vers une société qui se charge de le stocker. Il est ensuite expédié en Afrique du Sud ou en Tanzanie. Une partie du verre est directement récupérée par un industriel local pour fabriquer de nouvelles bouteilles. Quant aux emballages métalliques, triés chez Cycléa, notamment pour séparer l'acier de l'aluminium, ils sont ensuite commercialisés par une entreprise locale qui les expédie vers l'Inde ou le Vietnam.
   

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