Crash au large des Comores :

La survivante évacuée sur Paris


Publié / Actualisé
Bahia Bakari, la seule survivante du crash des Comores, a été évacuée sous bonne escorte peu avant 20 heures locales ce jeudi 1er juillet 2009 de l'hôpital El-Maarouf de Moroni (Grande Comore). La jeune fille de 14 ans originaire de Nioumadzaha doit regagner Paris où l'attend son père, son frère et ses deux soeurs. L'état de santé de la miraculée permet son évacuation sanitaire a affirmé l'équipe médicale sur place. Bahia Bakari voyage en compagnie d'Alain Joyandet au bord du Falcon qui a transporté le Secrétaire d'Etat à la coopération et à la Francophonie pour sa visite éclair en Grande Comore.

à bord du Falcon
Bahia Bakari, la seule survivante du crash des Comores, a été évacuée sous bonne escorte peu avant 20 heures locales ce jeudi 1er juillet 2009 de l'hôpital El-Maarouf de Moroni (Grande Comore). La jeune fille de 14 ans originaire de Nioumadzaha doit regagner Paris où l'attend son père, son frère et ses deux soeurs. L'état de santé de la miraculée permet son évacuation sanitaire a affirmé l'équipe médicale sur place. Bahia Bakari voyage en compagnie d'Alain Joyandet au bord du Falcon qui a transporté le Secrétaire d'Etat à la coopération et à la Francophonie pour sa visite éclair en Grande Comore.

à bord du Falcon
La jeune fille se serait fracturée la clavicule d'après les médecins. Elle aurait également un traumatisme bénin et un hématome à l'?il, des égratignures et des engelures aux pieds. "L'équipe médicale souhaite procéder à des examens plus poussés dès son arrivée à Paris", a affirmé Jean Youssouf administrateur principal de l'hôpital.

Dans la soirée, la même équipe médicale avait organisé une diversion pour l'évacuation de Bahia Bakari pour éviter les mouvements de foule. Alors qu'un véhicule était posté devant la chambre de l'adolescente, un deuxième véhicule a permis son évacuation depuis la cour de l'hôpital. Dissimulée sous un drap, elle a regagné l'aéroport, sous bonne escorte et à l'abri des regards.

Dès 18 heures 30 locales, plusieurs habitants de Moroni s'étaient rassemblés téléphone portable à la main devant la chambre de l'hôpital pour tenter d'apercevoir et de photographier la survivante. La jeune adolescente avait été retrouvée vivante au large de Moroni plus d'une dizaine d'heures après l'annonce du crash. " Elle se souvient de tout, affirmait le docteur Mistoihi, le médecin psychiatre en fin d'après midi. Le problème c'est qu'au départ on lui a menti en lui faisant croire que sa mère était dans une chambre juste à côté. Maintenant, elle sait que sa mère fait partie des victimes". La jeune victime regagne Paris pour des analyses complémentaires

Toute la journée la famille et les proches ont défilé à l'hôpital. Son oncle Joseph Youssouf a organisé les visites officielles et familiales, tout au long de la journée. Dans l'après-midi, Bahia Bakari a reçu la visite du président de l'île autonome de Ngazidja (Grande Comore) Mohamed Abdou Oihab. "Ma présence est un témoignage de sympathie. Je me suis abstenue de lui poser trop de questions. Nous avons fait une petite prière ensemble", a indiqué le président de l'île autonome.

Sur place les secours s'organisent. Le Centre d'opérations de secours, le Cosep qui centralise les informations n'a "pas d'éléments nouveaux" après plusieurs survols de la zone en hélicoptère et en transall. En mer, les recherches sont rendues difficiles à cause du vent et de la houle. "Ce qui est sûr c'est qu'aucun corps n'a été retrouvé", affirmait tard dans la soirée le colonel Shaaran.
Le Croissant rouge s'est déployé sur quatre sites stratégiques: la plage, l'hôpital, le Cosep et le Port de Moroni. "Nous sommes plus d'une centaine de personnes sur les 4 sites. Nous attendons d'éventuels blessés et l'on essaie de soutenir moralement les familles des victimes", expliquait dans la soirée Ramoulati Ben Ali, coordinatrice au Croissant rouge.

La population solidaire tente de participer aux recherches qui reprendront dès jeudi à la première heure.

Envoyée spéciale de à Moroni
   

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