Prime au mérite pour les principaux et les proviseurs :

Jusqu'à 6 000 euros pour bons résultats


Publié / Actualisé
Alors que des dizaines de milliers de jeunes réunionnais reprennent le chemin des cours ce mercredi 26 janvier 2011, un sujet brûlant risque d'animer les débats entre les différents personnels de l'éducation national dans les couloirs. En effet, les principaux de collèges et les proviseurs de lycées pourront bénéficier tous les 3 ans d'une prime de résultat pouvant aller jusqu'à 6 000 euros. C'est l'information révélée par RTL ce mardi 25 janvier et confirmée ensuite par le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, au micro de France Info. Un accord en ce sens a été signé entre le membre du gouvernement et trois syndicats qui représentent les principaux et les proviseurs des établissements français.
Alors que des dizaines de milliers de jeunes réunionnais reprennent le chemin des cours ce mercredi 26 janvier 2011, un sujet brûlant risque d'animer les débats entre les différents personnels de l'éducation national dans les couloirs. En effet, les principaux de collèges et les proviseurs de lycées pourront bénéficier tous les 3 ans d'une prime de résultat pouvant aller jusqu'à 6 000 euros. C'est l'information révélée par RTL ce mardi 25 janvier et confirmée ensuite par le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, au micro de France Info. Un accord en ce sens a été signé entre le membre du gouvernement et trois syndicats qui représentent les principaux et les proviseurs des établissements français.
Cette prime sera donc accordée aux principaux et aux proviseurs en fonction des résultats obtenus. Ces résultats concernent notamment le "projet pédagogique de l'établissement", les "résultats scolaire" ou encore "la capacité d'intégrer des élèves en grande difficulté". En résumé, "des contrats d'objectifs et de performances" seront mis en place et les chefs d'établissements seront évalués "à partir des résultats de ces contrats".

"C'est un système éducatif qui cherche à améliorer ses performances et donc qui est capable, pour une part faible, 6.000 euros tous les trois ans, de valoriser l'engagement personnel des acteurs de l'éducation nationale", a commenté Luc Chatel, cité par l'AFP.

Après la mise en place d'une prime de résultat pouvant aller jusqu'à 22 000 euros pour les recteurs d'académies, en novembre 2010, cette nouvelle annonce provoque la colère au sein des syndicats du monde de l'éducation.

Pour Christian Picard, secrétaire général à la FSU (Fédération syndicale unitaire), "c'est une sucette qu'on brandit aux chefs d'établissements pour qu'ils se taisent face aux suppressions de postes dans l'éducation nationale". "Ils sont conscients des problèmes liés à la réduction des effectifs. Mais leur devoir de réserve leur empêche de s'exprimer. Le ministre a senti la grogne monter, il va leur donner cette prime", analyse le syndicaliste. Il dénonce également une "prime au résultat qui peut entrainer des dérives". "Le principal ou le proviseur va davantage serrer les vis pour avoir un très bon résultat et ainsi obtenir la prime", prévient Christian Picard.

Jean Odel Oumana de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE-, parle quant à lui de "climat de plus en plus délétère" dans l'éducation nationale. "On donne des primes aux recteurs et aux chefs d'établissements et de l'autre côté on supprime des postes. On veut mettre le personnel de l'éducation dos à dos. Et ce sont les élèves qui risquent de trinquer", s'emporte t-il. Et à Christian Picard de conclure : "ces primes n'ont pas lieu d'être. On n'achète pas l'éducation".

Mounice Najafaly pour
   

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