Saint-Denis - Personnes souffrant de déficience visuelle :

En marche pour l'accessibilité


Publié / Actualisé
Une marche pour les personnes souffrant de déficience visuelle était organisée, ce mercredi 28 septembre 2011, au centre-ville de Saint-Denis. Accompagnée par les professionnels du SAMSAHDV (service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés déficients visuels) et du Centre de la ressource ainsi que des bénévoles du comité AVH Réunion, une trentaine de personnes aveugles et malvoyantes a arpenté, en début de matinée, les rues du chef-lieu. L'objectif: sensibiliser et informer le public sur leur quotidien.
Une marche pour les personnes souffrant de déficience visuelle était organisée, ce mercredi 28 septembre 2011, au centre-ville de Saint-Denis. Accompagnée par les professionnels du SAMSAHDV (service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés déficients visuels) et du Centre de la ressource ainsi que des bénévoles du comité AVH Réunion, une trentaine de personnes aveugles et malvoyantes a arpenté, en début de matinée, les rues du chef-lieu. L'objectif: sensibiliser et informer le public sur leur quotidien.
Poubelles laissées sur le trottoir, voitures ou motos mal garées...Bien souvent, les personnes souffrant de déficience visuelle font face à des obstacles lorsqu'elles se déplacent, notamment à cause de l'incivisme de certains. Le temps d'une journée, ce mercredi, les personnes aveugles et malvoyantes sont alors sorties de leur isolement afin de rendre compte de la réalité de leur quotidien.

De la rue Pasteur, en passant par la rue Jean Châtel, puis la rue Maréchal Leclerc... Les déficients visuels, accompagnés par les professionnels du SAMSAHDV, du centre de La Ressource et des bénévoles du comité AVH, ont arpenté les rues dionysiennes. Une marche de "l'accessibilité" qui s'inscrit dans le cadre de la semaine de la déficience visuelle. "Notre but est de montrer que nous aussi, déficients visuels, avons besoin de nous déplacer en bus ou à pied", indique Richard Müller, vice-président du comité AVH 974 et lui-même, usager de la SAMSAHDV. Il rappelle qu'un déficient visuel doit savoir "se repérer, s'orienter pour pouvoir se déplacer en toute autonomie". "Il y a tout un travail de repérage en amont, réalisé avec des instructeurs de locomotion. Par exemple, je ne serai pas venu ici si je n'avais pas eu d'indications sur le parcours", explique-t-il.

Cette marche avait également pour objectif d'évoquer les difficultés rencontrées lors des déplacements dans les espaces urbains. Des déplacements souvent difficiles, selon Richard Müller, "à réaliser en toute sécurité", en raison de "trottoirs étroits et de lampadaires trop larges" et de "l'incivisme de certains". Au bord d'une rue, les participants à la marche devront notamment contourner un véhicule utilitaire, garé sur une place destinée aux deux roues, et empiétant sur le trottoir. "Parfois, il nous arrive de marcher au bord de la route", commente le vice-président du comité AVH 974.

Pour s'apercevoir de ces difficultés, Monique Orphée, adjointe à la mairie de Saint-Denis était présente aux côtés des déficients visuels. L'élue rappelle que "plusieurs aménagements ont été effectués pour les personnes à mobilité réduite à Saint-Denis". 19 carrefours du centre-ville ont ainsi été aménagés pour améliorer l'accessibilité. "Un bip sonore avertit, par exemple, aux feux tricolores, les personnes malvoyantes pour qu'elles puissent traverser en toute sécurité sur les passages piétons", explique-t-elle. Elle ajoute : "Il est important pour nous de prendre en considération ce public trop souvent oublié".

Les participants à la marche se sont ensuite dirigés à la rue de Paris, afin de prendre les transports en commun, autre point noir en matière de déplacement. "Nous n'avons aucun moyen, par exemple, de vérifier si nous prenons le bon bus. Nous n'avons pas non plus d'informations sonores, en ce qui concerne les arrêts", déplore Richard Müller.

Enfin, tout au long de l'après-midi, les personnes souffrant de déficience visuelle iront à la rencontre du public. Au programme : initiation au guidage, jeux de rôle et sensibilisation. L'objectif : mieux se connaître et apprendre à vivre ensemble.

Emilie Sorres pour
   

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