Santé - Assistance médicale à la procréation :

15% des couples ont des problèmes d'infertilité


Publié / Actualisé
Le centre hospitalier régional de La Réunion inaugure ce lundi 12 décembre les nouveaux locaux de son centre d'assistance médicale à la procréation sur le site de Saint-Pierre. L'occasion de faire un point sur les différentes techniques possibles pour les couples qui désirent un enfant, mais qui sont confrontés à des problèmes d'infertilité. Au Port, le centre privé Biovie a été créé en 1986. A l'origine de ce centre, on retrouve le Dr Jean-Marie Verrougstraete, médecin biologiste, spécialiste de la fécondation in vitro (FIV). En 25 ans d'existence, le centre a aidé à la naissance de 6000 bébés, soit 240 par an. Une belle réussite et beaucoup de bonheur pour ceux qui à un moment avaient perdu espoir, sachant que 15% des couples ont des problèmes d'infertilité
Le centre hospitalier régional de La Réunion inaugure ce lundi 12 décembre les nouveaux locaux de son centre d'assistance médicale à la procréation sur le site de Saint-Pierre. L'occasion de faire un point sur les différentes techniques possibles pour les couples qui désirent un enfant, mais qui sont confrontés à des problèmes d'infertilité. Au Port, le centre privé Biovie a été créé en 1986. A l'origine de ce centre, on retrouve le Dr Jean-Marie Verrougstraete, médecin biologiste, spécialiste de la fécondation in vitro (FIV). En 25 ans d'existence, le centre a aidé à la naissance de 6000 bébés, soit 240 par an. Une belle réussite et beaucoup de bonheur pour ceux qui à un moment avaient perdu espoir, sachant que 15% des couples ont des problèmes d'infertilité
En 1986, alors que l'infertilité était encore un tabou, le premier centre d'assistance médicale à la procréation voit le jour à La Réunion, et plus précisément au Port. A son origine, le Dr Verrougstraete, médecin biologiste qui souhaite aider les couples en mal d'enfant. "Avant, ils devaient absolument se rendre en métropole pour essayer de trouver une solution à leur problème, c'était une double peine", indique-t-il.

Depuis 25 ans, le centre accueille donc des couples qui rencontrent des problèmes d'infertilité. "15% des couples en âge de procréer, entre 19 et 40 ans, connaissent des troubles liés à l'infertilité", indique le Dr Jean-Marie Verrougstraete. "Pour 10%, il faudra faire appel à la FIV s'ils veulent avoir un bébé", ajoute-t-il.

La cause de ces troubles ? "Il est difficile de faire un état des lieux de la fertilité. On a avancé certaines choses chez les femmes : l'altération des trompes, l'endométriose, l'absence de trompes. Chez les hommes, on sait que le nombre de spermatozoïdes a largement diminué, il est passé en 50 ans de 80 millions à 20 millions", explique le médecin portois. "La perte de fertilité peut être due à des désordres hormonaux, mais aussi des problèmes sociaux et environnementaux", note Jean-Marie Verrougstraete.

Il souligne également un phénomène qui a pris de l'ampleur. "Aujourd'hui, tout se fait beaucoup plus tard. On fait de plus longues études, on commence donc à travailler un peu plus tard, et les couples ont un projet d'enfant quand ils sont bien installés, vers 33 ans, voire plus. L'âge est un indicateur important, plus on s'y prend tard, plus on s'expose à des difficultés", déclare le spécialiste de la FIV.

Pour aider les couples qui rencontrent des troubles, l'assistance médicale à la procréation dispose de plusieurs techniques. Les deux plus connus : l'insémination artificielle (les spermatozoïdes du conjoint ou d'un donneur sont injectés directement dans l'utérus de la femme, chez qui l'ovulation a été provoquée avec des traitements hormonaux) et la fécondation in vitro.

En 2010, Biovie a réalisé 800 ponctions, pour un taux de positivité de 36%. Le taux de grossesse atteint lui 32%. Le taux moyen de réussite du laboratoire est de 34%, soit 66% d'échec quand même. "Forcément, il y a des échecs. Mais même un couple jeune qui essaye d'avoir un enfant dans des conditions optimales, n'est pas assuré de réussir. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le taux de positivité lors d'une procréation naturelle est seulement de 23%", explique-t-il.

"Ce qu'il faut faire comprendre aux couples, c'est que l'échec est quelque chose de complètement naturel. Il ne faut surtout pas qu'ils culpabilisent, car ils se mettent une pression supplémentaire pour rien", ajoute le Dr Verrougstraete. "La procréation médicalement assistée peut prendre du temps. Les femmes ont quatre tentatives de fécondation in vitro, si leur âge le permet", rappelle-t-il. Il indique également que Caroline, le premier bébé éprouvette de La Réunion, était le fruit de 12 ans d'attente.

Le docteur conseille aux femmes en âge de procréer de procéder le plus tôt possible à un bilan de fécondité. "Plus tôt on détecte les éventuels troubles, plus il y a des chances de réparer", souligne-t-il.

Depuis le 1er novembre 2011, une consultation d'infertilité est ouverte sur le site du CHR Nord, dans le service de gynécologique-obstétrique, en relation avec le nouveau centre d'AMP de Saint-Pierre. Ce centre public régional basé dans le sud a ouvert ses portes en avril 2010 pour améliorer l'accès aux soins et proposer une activité en termes de dons d'ovocytes, d'accueil d'embryons, d'auto conservation des gamètes et de risque aval. Les nouveaux locaux du centre AMP sur le site du CHR seront inaugurés ce lundi 12 décembre. L'objectif : atteindre une activité de 500 à 600 ponctions par an, pour viser 40% de grossesse.

Samia Omarjee pour
   

2 Commentaire(s)

Pre monaupose, Posté
on m'a diagnostiquer une pre monaupose a 34 ans, je ne presente pas pour autant les effets de la ménaupose ? Et j'ai un désir d'enfant, que puis-je faire?
INGRID
Loulou, Posté
je pense tres bien comment pour connaitre le tarif et l'adresse merci
loulou