Ministère de l'Ecologie :

Appel à projet face à l'érosion du littoral : La Réunion ne répond pas


Publié / Actualisé
Le ministère de l'Ecologie a lancé en 2012 un appel à projet, auprès des collectivités locales de métropole et d'outre-mer, sur la relocalisation des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux pour un montant de 600 000 euros sur deux ans. En décembre 2012, le ministère informait qu'il avait retenu cinq projets pour leur pertinence. Parmi eux, aucun ne concerne La Réunion. Et pour cause, aucun projet local n'a été soumis. Pourtant, les côtes réunionnaises sont bel et bien touchées par l'érosion, comme peut en témoigner le récent effondrement du mur de l'esplanade de Roches Noires...
Le ministère de l'Ecologie a lancé en 2012 un appel à projet, auprès des collectivités locales de métropole et d'outre-mer, sur la relocalisation des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux pour un montant de 600 000 euros sur deux ans. En décembre 2012, le ministère informait qu'il avait retenu cinq projets pour leur pertinence. Parmi eux, aucun ne concerne La Réunion. Et pour cause, aucun projet local n'a été soumis. Pourtant, les côtes réunionnaises sont bel et bien touchées par l'érosion, comme peut en témoigner le récent effondrement du mur de l'esplanade de Roches Noires...

Le littoral réunionnais s'étend sur plus de 200 km : 25 km de plages de sable blanc, corallien, 14 km de plages de sable noir, 93 km de falaises rocheuses, 59 km de côtes de galets, 13 km de côtes rocheuses plates, 8 km de cordons littoraux alluvionnaires et 3 étangs littoraux (Bois Rouge, Saint-Paul et le Gol).

Mais les côtes réunionnaises sont affectées par de profondes mutations. Attractivité résidentielle, économique et touristique, pression anthropique, artificialisation croissante, pollutions, réchauffement climatique : la vulnérabilité du littoral se fait de plus en plus apparente. Par ailleurs, soumises à l’agitation marine, les côtes réunionnaises s’abîment sous les actions combinées des vagues, du vent, des courants.

Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie avait lancé l’an dernier, auprès des collectivités locales intéressées, un appel à projet sur la relocalisation des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux.

Dans un communiqué transmis le 19 décembre 2012, le ministère de l’écologie annonçait que cinq projets avaient été retenus pour leur pertinence. Les cinq territoires retenus sont les suivants : le site de Vias ; le site d’Ault ; le site de la plaine du Ceinturon ; trois sites portés par le GIP Aquitaine avec les communes de Lacanau, la Teste-de-Buch et Labenne ; et les sites de Bovis et de Pointe-à-Bacchus. Les projets de relocalisation concernent des sites occupés par de l’habitat, des campings, des zones d’activité.

Bien que La Réunion soit concernée par le phénomène d’érosion du littoral, au niveau local, aucune collectivité n'a déposé une candidature pour l’appel à projet selon le ministère de l’écologie.

Etonnant quand on connaît la fragilité des côtes réunionnaises. Récemment, on en a encore eu la preuve avec l'effondrement de l'esplanade surplombant la plage des Roches Noires, et cela suite aux assautés répétés de la houle. On peut aussi citer l'exemple de Saint-Pierre, où les commerces et habitations de Terre Sainte sur le front de mer sont régulièrement menacés par la force des vagues à chaque épisode de forte houle.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Steve, Posté
Ces l'illustrations parfaites du mal qui ronge notre société réunionnaises. l'incompétence totale de nos élus mais surtout celle de la fonction publique....... ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Electeur , depuis son mobile, Posté
Honte a nos elus ! Comment nos maires ou deputes confrontes aux problemes presents et futurs n'ont ils pas saisis cette opportunite de financer et trouver de l'aide pour des projets tant utiles a notre ile ? Il suffit de regarder les Roches Noires pour voir une exemple recent. Cela prouve une fois de plus que nos elus n'ont pas une vraie vision a long terme et ne prennent que des decisions electoralistes. Dommage.