Economie - Pouvoir d'achat :

Les Français se serrent la ceinture, en métropole et à La Réunion


Publié / Actualisé
Selon un communiqué commun de 60 Millions de Consommateurs et de l'institut de sondage Mediaprism, qui viennent de rendre publics les résultats d'une enquête portant sur le pouvoir d'achat "77% des Français s'attendent à une nouvelle baisse de leur pouvoir d'achat en 2013, et 58 % se préparent à réduire leur consommation dans les mois à venir..." Un pessimisme à mettre en relation avec l'état d'esprit des Réunionnais qui ont vu les prix à la consommation augmenter plus vite qu'en métropole...
Selon un communiqué commun de 60 Millions de Consommateurs et de l'institut de sondage Mediaprism, qui viennent de rendre publics les résultats d'une enquête portant sur le pouvoir d'achat "77% des Français s'attendent à une nouvelle baisse de leur pouvoir d'achat en 2013, et 58 % se préparent à réduire leur consommation dans les mois à venir..." Un pessimisme à mettre en relation avec l'état d'esprit des Réunionnais qui ont vu les prix à la consommation augmenter plus vite qu'en métropole...

 

Selon un communiqué commun de 60 Millions de Consommateurs et de l'institut de sondage Mediaprism, qui viennent de rendre publics les résultats d'une enquête portant sur le pouvoir d'achat "77% des Français s’attendent à une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat en 2013, et 58 % se préparent à réduire leur consommation dans les mois à venir…" Conséquence de ce pessimisme, la population envisage de puiser dans son épargne pour maintenir son niveau de vie, mais aussi de se serrer la ceinture : "58 % des sondés se préparent aussi à réduire leur consommation dans les mois qui viennent. Les premières dépenses sacrifiées porteront sur les loisirs (66%) et les vacances (63%), ainsi que sur l’habillement (65%) et les soins de beauté (59%). Pour l’alimentation en revanche, un plancher semble avoir été atteint : 40% des sondés “seulement” pensent diminuer leurs dépenses en 2013, contre 50 % en 2012…"
Un autre paramètre intervient dans la politique d'austérité domestique que les foyers s'infligent : "le niveau de revenu apparaît comme un clivage majeur. Dans les ménages disposant de plus de 3000 euros de revenu mensuel, on peut encore faire la chasse à certaines dépenses inutiles. Mais les ménages vivant avec moins de 1500 euros par mois n’ont plus d’autre choix que de renoncer à certaines dépenses de base, y compris en matière de santé…"
Pour découvrir le détail de l'enquête, il est possible de se référer au mensuel 60 Millions de Consommateurs de mai de 60 Millions de consommateurs, version papier ou en ligne (www.60millions-mag.com).
A La Réunion, cette problématique du pouvoir d'achat est au cœur de l'actualité sociale depuis des lustres, et de loin en loin, suite à des flambées revendicatives, des dispositifs sont mis en place pour compenser ou limiter l'impact d'un surcoût de la vie que l'insularité, la distance et l'enclavement n'expliquent pas toujours. Ainsi, le parlement a-t-il prorogé le bonus Cospar jusqu’au 31 décembre 2013. Ce dispositif initié en 2009, suite à des mouvements de contestation qui avaient touché l'outre-mer, des Caraïbes à l'océan Indien, connaît donc une postérité qui transcende les régimes politiques, Jean-Marc Ayrault l'ayant repris à son compte, dans son  principe, en décembre 2012. Cette prime mensuelle exceptionnelle, qui est exonérée de cotisations sociales, porte sur des montants compris entre 50 et 1 500 euros par salarié.
Ajoutée aux mesures dites des produits solidaires voire du bouclier qualité-prix, destinées à la lutte contre "la vie chère", la prime Cospar participe d'une politique de stabilisation du supposé "pacte social" que la hausse constante des prix tend à mettre à mal. Selon le dernier communiqué de l'Insee, en mars 2013, l’indice des prix à la consommation des ménages a augmenté de 0,8%,ce qui porte à 2,2% sur les 12 derniers mois, contre 1% en France métropolitaine. En cause, les "hausses des prix de l’énergie, des services et de l’alimentation…" S'agissant des produits alimentaires, l'Insee cible une hausse à l'année de 5,2% qui relativise l'effet du "panier Lurel"… 
www/ipreunion.com
   

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