Le mouvement se durcit :

CILAM : les salariés d'Australine rejoignent les grévistes


Publié / Actualisé
Les salariés de SEBV Australine sont eux aussi entrés en grève ce lundi 3 juin et ont rejoint les salariés en conflit avec leur direction depuis le mercredi 29 mai. Assignés en justice pour blocage du site de production, les grévistes de la CILAM ont été entendus par le tribunal de Saint-Pierre ce lundi, ce dernier devant rendre sa décision ce mardi à 9 heures.
Les salariés de SEBV Australine sont eux aussi entrés en grève ce lundi 3 juin et ont rejoint les salariés en conflit avec leur direction depuis le mercredi 29 mai. Assignés en justice pour blocage du site de production, les grévistes de la CILAM ont été entendus par le tribunal de Saint-Pierre ce lundi, ce dernier devant rendre sa décision ce mardi à 9 heures.

La grève se répand au sein des entreprises du groupe CILAM. Après les Fromageries de Bourbon et les Glaciers de Bourbon qui ont rejoint le mouvement depuis vendredi, ce sont donc les salariés de SEBV Australine qui ont à leur tour cessé le travail.

L’assignation en justice d’une douzaine de grévistes de la CILAM, ce lundi devant le tribunal de Saint-Pierre, n’a entamé en rien leur détermination. " Notre ressenti, c’est que la direction veut nous mettre la pression pour nous renvoyer travailler ", confie Florent Olivar, délégué syndical SAFPTR. " Nous sommes sereins et très confiants puisqu’ils disent qu’on occupe le site alors que nous sommes uniquement sur la voie publique ", poursuit-il.

Devant le tribunal, les salariés ont exprimé les mêmes revendications que depuis mercredi dernier et le début de la grève. " La CILAM a réalisé 5 millions d’euros de bénéfices en 2012 et en a consacré 2 millions pour les actionnaires et 3 millions pour les investissements de l’entreprise. Nous, on voudrait qu’un tiers soit investi pour les salariés ", explique Florent Olivar.

Pas question donc de céder. " Demain mardi, on sera toujours là ! ", lance le délégué syndical. " On ne lèvera pas le piquet de grève tant qu’on ne montera pas autour d’une table pour entamer des négociations. "

   

1 Commentaire(s)

Justine, Posté
Comme ces grévistes ont raison ! Il faut que les dirigeants des grands groupes qui font des bénéfices reconnaissent et admettent que les bénéfices du groupe doivent bénéficier également aux artisans de ce succès ... la revendication d"'un tiers investi pour les salariés" est raisonnable et juste ...