Saint-Denis - Mouvement de prostestation au centre de tri du Chaudron (actualisé à 12h40) :

La Poste: une délégation de grévistes reçue à la préfecture


Publié / Actualisé
En grève depuis mercredi dernier, les employés du centre de tri postal du Chaudron ont mené ce mardi 16 juillet 2013 une opération escargot à Saint-Denis. Après avoir quitté le centre de tri vers 8 heures 45, le cortège de voitures s'est dirigé vers le siège de la Poste au centre-ville du chef-lieu. Le convoi est arrivé peu avant 10 heures. Des perturbations ont été enregistrées dans le secteur. Les grévistes protestent notamment contre le manque d'effectifs et les changements impliqués par le nouveau statut de "plateforme industrielle de courrier" (PIC). Ils ont demandé à être reçus par la direction. Ce que cette dernière a refusé. Les grévistes se sont ensuite rendus à la préfecture où une délégation a été reçue.
En grève depuis mercredi dernier, les employés du centre de tri postal du Chaudron ont mené ce mardi 16 juillet 2013 une opération escargot à Saint-Denis. Après avoir quitté le centre de tri vers 8 heures 45, le cortège de voitures s'est dirigé vers le siège de la Poste au centre-ville du chef-lieu. Le convoi est arrivé peu avant 10 heures. Des perturbations ont été enregistrées dans le secteur. Les grévistes protestent notamment contre le manque d'effectifs et les changements impliqués par le nouveau statut de "plateforme industrielle de courrier" (PIC). Ils ont demandé à être reçus par la direction. Ce que cette dernière a refusé. Les grévistes se sont ensuite rendus à la préfecture où une délégation a été reçue.

En provenance du centre de tri Chaudron, les grévistes sont arrivés peu avant 10 heures au siège de La Poste, situé rue Maréchal Leclerc, en centre-ville de Saint-Denis. "Cela fait maintenant 7 jours que nous sommes en grève. La direction laisse pourrir le conflit. Ce matin, elle voulait recevoir les trois organisations syndicales séparément. Or, nous voulons être reçus tous ensemble", indique Johny Michel, délégué syndical Sud PTT.

Non signataires du dernier accord concernant notamment la remise en question des horaires suite à la transformation du centre de tri en PIC (plateforme industrielle de courrier), les trois syndicats CGTR, Sud PTT et CFDT F3C ont posé leur veto et réclament davantage de mesures d'accompagnement social. "La Poste a mis en place un projet mais à aucun moment, elle n’a pris en compte les considérations des employés", souligne Johan Smith, secrétaire général de la CFDT F3C.

Le syndicaliste estime que, "pour apporter une qualité irréprochables aux clients", l’entreprise doit mettre en place plus de moyens. "Il y aura bientôt des départs à la retraite. Si on ne met pas de la main d’œuvre dès maintenant, on ne pourra pas justement donner cette qualité de services", précise-t-il.

Par ailleurs, alors que La Poste a affirmé, de son côté, que les syndicats non signataires n’ont fait part d’aucune opposition à l’accord lors de réunions de travail, Johan Smith note que "plusieurs propositions ont été faites". "Nous attendons justement qu’on nous reçoit pour pouvoir en discuter et sortir enfin de ce conflit. Actuellement, pas mal de colis et de courrier sont en souffrance", poursuit-il.

Les grévistes ont demandé à être reçus par la direction. "Mais nous avons trouvé portes closes", déplore Johny Michel. Les grévistes se sont ensuite rendus à la préfecture. Une délégation a été reçue. "Nous avons fait part de nos revendications et du manque de dialogue social", indique le syndicaliste.

À noter que s’il n’y a pas d’avancées ce mardi, les employés menacent de durcir le ton.

www.ipreunion.com

   

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