Météo :

Mai, juin, juillet 2013 : les mois les plus secs depuis 50 ans


Publié / Actualisé
Le comité "sécheresse" s'est réuni en préfecture le mercredi 14 août dernier afin de faire le bilan de la situation hydrologique et météorologique du premier semestre. Si la saison des pluies 2012-2013 a été légèrement excédentaire, sauf sur l'Ouest, ce bilan indique que les mois de mai, juin et juillet 2013 ont été les plus secs depuis 50 ans. Le comité prévoit ainsi "de possibles perturbations dans la distribution d'eau plus tôt que les années passées", mais ne préconise pas pour autant de mesures de restriction des usages de l'eau sur l'ensemble du territoire.
Le comité "sécheresse" s'est réuni en préfecture le mercredi 14 août dernier afin de faire le bilan de la situation hydrologique et météorologique du premier semestre. Si la saison des pluies 2012-2013 a été légèrement excédentaire, sauf sur l'Ouest, ce bilan indique que les mois de mai, juin et juillet 2013 ont été les plus secs depuis 50 ans. Le comité prévoit ainsi "de possibles perturbations dans la distribution d'eau plus tôt que les années passées", mais ne préconise pas pour autant de mesures de restriction des usages de l'eau sur l'ensemble du territoire.

"Depuis le début de l’année, s’agissant de la pluie, on observe un excédent dans les Hauts et le Sud Sauvage, un léger déficit sur les littoraux Nord-Ouest, Nord-Est, et Est et un fort déficit sur la frange littorale Ouest", indique le comité "sécheresse".

"Aussi, si la saison des pluies 2012-2013 a permis d’améliorer l’état des ressources en eau par rapport aux années précédentes, les précipitations n’ont pas été suffisantes et leur répartition n’a pas permis de compenser ples déficits accumulés depuis 2010. Après une légère amélioration en janvier puis en février 2013, l’état des ressources en eau est en baisse sur l’ensemble du département depuis le mois de mars, particulièrement sur les rivières de l’Est. Par ailleurs, certains aquifères des secteurs Nord et Sud-Ouest ont déjà atteint les seuils de crise, notamment celui de la plaine du Gol", ajoute-t-il.

Il poursuit : "Le constat de cette situation déficitaire précoce, dès le mois d'août, associé à l'accroissement prévisible des besoins en eau en fin de période sèche, notamment pour l'irrigation (période de repousse de la canne à sucre), permettent d’anticiper de possibles perturbations dans la distribution d'eau plus tôt que les années passées, en l'absence de nouvelles précipitations conséquentes ou en cas d'incidents sur les réseaux."

Toutefois, malgré certains signaux d’alerte, le comité a considéré qu'il n’y avait pas lieu de mettre en œuvre des mesures de restriction des usages de l’eau sur l’ensemble du territoire. Mais il rappelle, en cette période inter-cyclonique sèche, les mesures de précaution suivantes :

  • signaler en temps réel les perturbations d’alimentation et les fermetures de réseaux susceptibles d’être utilisés par les services de secours et de lutte contre l’incendie ;
  • favoriser les techniques d’irrigation économe en eau ;
  • maintenir une vigilance particulière sur les aquifères sensibles, et adapter leur exploitation en fonction de l’évolution de la salinité ;
  • renforcer la surveillance des bassins de baignade, dont les conditions sanitaires ont tendance à se dégrader avec les faibles débits, notamment avec l’augmentation du risque de contamination par la leptospirose.

Compte tenu de la situation particulièrement déficitaire des hauts de l’Ouest et des conséquences déjà observées pour les agriculteurs, une réunion de travail sera organisée dans les jours à venir par le commissaire à l’aménagement des hauts et la DAAF pour définir les mesures adaptées, permettant de pallier la diminution de la ressource et répondre aux besoins des éleveurs et de la défense contre l’incendie.

L’évolution de la situation sera suivie dans les prochaines semaines et le comité "sécheresse" sera réuni avant la fin du mois de septembre pour un nouveau point de la situation.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !