Après les démissions au sein de la commission exécutive confédérale :

Pascal Hoareau : "On ne retrouve plus les valeurs de la CGTR"


Publié / Actualisé
Le 23 août dernier, Pascal Hoareau, secrétaire général de l'Union régionale Sud de la CGTR, et Clara Derfla, sa secrétaire adjointe, claquaient la porte de la commission exécutive confédérale (CEC) du syndicat. Ce vendredi 30 août, ils sont revenus sur les raisons de ces démissions, indiquant qu'ils ne retrouvaient plus " les valeurs de la CGTR que sont la transparence, la solidarité et la diversité des opinions ". De son côté, Max Banon, membre de la direction du syndicat, répond que " la CEC condamne ces actions qui vont à l'encontre des intérêts de la confédération ".
Le 23 août dernier, Pascal Hoareau, secrétaire général de l'Union régionale Sud de la CGTR, et Clara Derfla, sa secrétaire adjointe, claquaient la porte de la commission exécutive confédérale (CEC) du syndicat. Ce vendredi 30 août, ils sont revenus sur les raisons de ces démissions, indiquant qu'ils ne retrouvaient plus " les valeurs de la CGTR que sont la transparence, la solidarité et la diversité des opinions ". De son côté, Max Banon, membre de la direction du syndicat, répond que " la CEC condamne ces actions qui vont à l'encontre des intérêts de la confédération ".

Le torchon n’en finit plus de brûler à la CGTR, où les mises en causes de l’actuelle direction menée par Ivan Hoareau se sont multipliées ces jours derniers, celle-ci se voyant accusée de prendre quelques largesses avec la trésorerie. Des affaires sorties dans la presse suite aux démissions de Pascal Hoareau et Clara Derfla de la commission exécutive confédérale (CEC).

" Nous souhaitons clarifier les choses ", indique ainsi le secrétaire général de l’Union régionale Sud, à l’origine de ce grand déballage. Il s’explique : " Nos démissions ne sont pas arrivées du jour au lendemain. Le 10 juin dernier, nous avons été accusés de tentative de déstabilisation de la direction et de comportement contraire aux principes de la CGTR. Des demandes ont été faites, des courriers ont été adressés mais nous n’avons jamais eu aucune réponse. Notre démission est intervenue plus de deux mois et demi plus tard, car on ne retrouve plus les valeurs de la CGTR que sont la transparence, la solidarité et la diversité des opinions. "

Une manière, à mots couverts, de dénoncer les dérives évoquées plus haut, bien que Pascal Hoarau se défende d’être à l’origine des fuites dans la presse. " On nous accuse de vouloir déstabiliser la direction, mais nous ne savons pas d’où ça vient. Nous avons eu effectivement les échos de rumeurs et de bruits de couloir, et c’est pour ça que nous avons demandé des explications. Mais les seuls courriers que nous avons adressés, c’est à la direction. Nous accuser de déstabilisation, ça ne tient pas la route, c’est un écran de fumée. "

Des affirmations que ne cautionne pas Max Banon, membre des instances dirigeantes du syndicat, pour lequel la démarche des deux démissionnaires est " contraire à l’éthique de la confédération ". " Quand ils évoquent des problèmes de transparence au niveau de la trésorerie, ce sont des questions qui ont été débattues en leur présence ", rappelle-t-il, soulignant que les comptes ont été validés par un expert-comptable et un commissaire aux comptes.

Pour Max Banon, il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais de les régler en interne. " Il y aura un congrès au début de l’année prochaine, ce sera le moment de corriger des choses s’il y a des choses à corriger. Ils avaient la possibilité de déposer une motion. Il y a d’autres moyens d’échanger que d’envoyer des lettres recommandées... ", esime-t-il, invitant Pascal Hoareau et Clara Derfla à aller jusqu’au bout de leur démarche : " Je pars du principe qu’on ne peut pas changer une organisation en étant à l’extérieur. Là ils démissionnent et continuent à s’adresser à la presse et à critiquer la direction. Soit ils sont en phase avec les statuts, soit ils quittent carrément la CGTR. "

Une possibilité que n’envisagent pas pour l’instant les deux anciens membres de la CEC. " C’est simplement un mandat qu’on n’exerce plus, mais nous conservons nos fonctions respectives et nous restons très attachés à la CGTR ", tient ainsi à préciser Pascal Hoareau.

www.ipreunion.com

   

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